Archives de Catégorie: Indonésie

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Les sweedys à Lombok

 

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Gunung Rinjani.

     Après dix jours à Bali, il est tant pour nous de rejoindre Lombok, son île voisine, qui est moins touristique et beaucoup plus sauvage, avec le deuxième plus haut volcan du pays, le sacré Gunung Rinjani pour dominer tout ça !

 

2018 - 03 - Lombok - Tour depuis Senggigi (5)

La récolte en forêt de Rambutan

     Pour y aller, nous sommes obligés de prendre le ferry à Padangbai, à moins de vouloir payer un speedboat hors de prix depuis Benoa (proche de Kuta et donc de Canggu). Comme nous étions à Kuta, nous optons donc pour un billet tout compris de la compagnie Perama, à seulement 175 000 Rp/pers, avec bus/ferry/taxi, de Kuta à Sengiggi. Et c’est parti pour une looooooongue journée de transport !

      Nous comptons profiter de la petite taille de Lombok pour faire prolonger notre visa à Mataram. En effet, cela peut prendre jusqu’à 5 jours, avec 3 allers-retours au bureau de l’immigration : il faut donc rester aux alentours. Nous ne passerons que peu de temps sur Lombok et tout sera globalement organisé autour des rendez-vous de l’immigration.

 

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Longue journée.

     Pour les voyageurs : vous pouvez étendre votre visa à un mois supplémentaire, à la condition d’avoir pris le visa de 30 jours payant à l’arrivée (le gratuit n’est pas extensible). Il vous faudra votre passeport, une photocopie de sa page principale, une photocopie de la page de votre visa, avec le reçu du paiement et 355 000 Rp. Il y a des bureaux d’immigration dans toutes les grandes villes. Vous y aller une première fois pour remplir un dossier et donner votre passeport, une seconde fois pour qu’ils fassent une photo et prennent vos empreintes digitales (tous les doigts s’il vous plait !) et enfin une troisième fois pour payer et récupérer l’ensemble. Très important, il faut être habillé « correctement » pour rentrer à l’immigration, c’est-à-dire pas de décolleté, de débardeurs ou même de shorts, mais les sarongs sont autorisés. Nous n’y avions pas du tout pensé et sommes arrivés tous les deux en shorts (en même temps quelle chaleur !) avec un seul sarong : nous avons donc dû faire un aller retour express dans le mall le plus proche pour trouver un pantalon à Aurore !

 

2018 - 03 - Lombok - La ville (7)

La pluie s’invite toujours l’après midi.

     Pour en revenir au voyage, nous avions choisi la ville de Sengiggi comme point de chute, en suivant les impressions données dans le Lonely Planet. ERREUR ! Ce que nous prenons généralement bien en compte et qui ne nous laisse pas trop de surprise, c’est que notre guide à déjà 10 ans. Du coup certaines choses ont bien changé, et notamment Sengiggi, qui était à son apogée touristique il y a une décennie. On sent bien aujourd’hui que c’est une ancienne station balnéaire en perdition, un peu vide, avec des infrastructures qui ne sont pas trop entretenues. Après une rapide visite des alentours et du petit village de Seasot, nous ne sentons pas du tout la bonne vibe, même de la part des locaux qui paraissent plus méfiants et partons assez rapidement pour aller à Kuta (Lombok) dans le sud. Tout le monde n’en dit que du bien mais ce n’était pas encore vraiment mis en valeur dans notre Lonely P.

 

2018 - 03 - Lombok - Kuta Cours de surf (7)

La plage de Selong Lanak.

     Kuta est un village de pêcheurs aux plages paradisiaques, mais aussi un repère de surfers depuis quelques années. Aujourd’hui les restaurants et hôtels se multiplient et une énorme route (avec des dos d’âne tous les 5m…) vient d’être construite le long de la plage. On a la sensation que tout est fait pour se préparer à un boom touristique.

    Dès notre arrivée, nous allons à l’eau ! Nous enchaînons sur la plage Selong Blanak où Maxime se laisse enfin tenter par une leçon de surf. Il avait déjà essayé lors de nos 6 mois en Australie mais nous n’étions pas du tout à un endroit pour débuter et il s’était fait des p’tites frayeurs. Il n’avait pas les bases. Au contraire, Selong Blanak est réputé pour les novices et les profs enchaînent les leçons. Comptez 250 000 Rp pour 1h30 de cours et le prêt de la planche pour le reste de l’aprem. Maxime a eu bien du fun, même si les vagues ne sont effectivement pas bien hautes. Cela donne confiance pour continuer 😉

 

2018 - 03 - Lombok - Kuta Cours de surf (15)

Ca y est, Max de Nice !

     Le lendemain de notre arrivée, nous partons en scooter « en weekend » à Tetebatu dans le nord, avec le 2ème rdv pour le visa sur le trajet aller et le 3ème sur le retour le jour suivant. La route pour y parvenir est un peu chaotique et il est facile de se perdre. Sans grande surprise nous nous sommes perdus et avons pris le chemin le plus compliqué, entre gros cailloux, rivière et gadoue. Nous y avons même coincé le scooter dans une montée toute boueuse, sous les rires des locales qui ont dû appeler les jeunes du village à l’aide pour nous donner un coup de main !

 

2018 - 03 - Lombok - Tetebatu Moto (8)

Push Push !!

     Pas de chance, nous n’avions qu’une journée à passer dans la région et il a plu le plupart du temps, nous empêchant de faire le programme prévu… Heureusement nous étions dans une guesthouse très sympathique (Green Haven Homestay) tenue par une famille des plus gentilles, où nous dormions dans une petite cabane en bambou.

 

2018 - 03 - Lombok - Tetebatu Coconut Oil (9)

Rapper la noix de coco entre amis 😉

     Nous passons par eux pour faire une excursion et voir comment on fabrique l’huile de noix de coco. Nous y voyons tout le processus, depuis l’ouverture de la noix de coco bien mature, à l’obtention du lait à partir de sa chair et d’eau, puis de l’huile après passage au feu de bois. C’était très intéressant, nous avons pu goûter tous les stades et participer quand c’était possible.

 

2018 - 03 - Lombok - Tetebatu Coconut Oil (12)

Le lait de coco … MMMH !

     Nous partons ensuite pour la Monkey Forest, une des attractions principales de Tetebatu. Mais un instituteur vient nous aborder sur la route, nous demandant de venir visiter son école qui n’est pas loin. Nous avions eu une bonne expérience la dernière fois à Ruteng et acceptons sans trop de question. En fait son école n’était pas si près et la situation une fois dans l’école était un peu bizarre. Les élèves avaient terminé les cours et attendaient de partir mais le prof donna un cahier à Maxime avec les noms de tous les élèves, et lui dit « tiens, fais l’appel et fais comme si tu étais prof » ! Facile à dire ! Surtout que les jeunes ne parlaient pas vraiment anglais :s Aurore était complètement impressionnée par toutes ces têtes qui nous regardaient et qui n’en avaient rien à faire de nous écouter et a un peu laissée Maxime dans sa m**** lol. Il s’est retrouvé à dessiner l’Europe et l’Indonésie pour leur expliquer d’où on venait et ce qu’on avait fait et il s’en est merveilleusement bien sorti. Mais la situation était assez étrange et nous sommes partis dès que l’occasion s’est présentée ! Une fois finie, les averses ont recommencé, du coup pas de Monkey Forest, on trace !

 

2018 - 03 - Lombok - Tetebatu class (1)

Reconversion.

     Nous sommes rentrés à Kuta après une session shopping et une nouvelle garde robe pour Maxime à Mataram. Même si nous avons beaucoup aimé Tetebatu et y serions bien restés plus longtemps, notre sentiment général de Lombok est assez mitigé. Nous ne trouvons pas la population aussi accueillante qu’à Flores ou Bali, et le fait de devoir faire le visa limite nos déplacements aux alentours de Mataram. Malheureusement quand la bonne vibe n’est pas là… Nous culpabilisons un peu car nous ne lui avons pas laissé toutes ses chances de nous charmer mais décidons de partir deux jours plus tôt afin de profiter plus de notre prochaine destination : Sulawesi.

 

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Des Poutoux.

Les sweedys à Lombok

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Les sweedys (re) à Bali – 2ème partie

 

2018-03 - Bali S2 - Tanah Lot (8)

Coucher de soleil sur le Tanah Lot

      Après quelques jours à Ubud, nous prenons un peu de hauteur en allant à Munduk, un petit village de montagne au nord de l’île. Situé à plus de 1000m d’altitude, il y fait plus frais ce qui n’est pas déplaisant. Cela permet les cultures de café, de cacao ou encore de clou de girofle dans les alentours, mais ce n’est malheureusement pas la saison et tout est donc encore tout vert.

 

2018-03 - Bali S2 - Munduk Café (5)

Les grains, le tégument et la drupe.

      Cela ne nous empêche pas d’aller dans un café au milieu d’une plantation (Eco café Golden Valley), pour aller voir les caféiers de plus près et discuter avec le fermier. Nous en avons profité pour goûté le « café Luwak », un des cafés les plus chers au monde dû à son mode de production. En effet, le café est d’abord avalé par une civette, puis on va aller chercher les grains digérés dans ses excréments avant de poursuivre les autres étapes tel que le nettoyage, la torréfaction… A la base, c’était en fait les esclaves travaillant dans les plantations qui les récoltaient pour se faire du café clandestinement car ils n’avaient pas le droit de consommer le café des plantations destinés aux colons néerlandais. Nous trouvons que c’est aujourd’hui beaucoup de bruit pour rien et nous n’avons pas du tout été convaincu gustativement! Mais bon, nous aurons gouté 🙂

 

2018-03 - Bali S2 - Munduk Café (5)

Robusta

      Même s’il commence à y avoir pas mal d’infrastructures, Munduk est encore peu touristique, et très apaisant pour quelques jours. Nous y avons dormi à Adithya Homestay, un hôtel avec un standing un peu plus élevé que ce à quoi on a l’habitude mais toujours dans nos prix avec une chambre à 200 000 Rp/nuit (12€), de l’eau chaude (enfiiiiiiiiiin ! Quel Bonheur !) du wifi, une vue magnifique sur les rizières environnantes et un petit déjeuner à tomber par terre (et à la carte s’il vous plait).

 

2018-03 - Bali S1 - Temple de l'eau (1)

#Backpain

      Une des principales activités du coin est une ballade de 3 h au milieu de la forêt et des différentes plantations, passant par plusieurs cascades, dont deux de plus 50m de haut (et payantes). Les guesthouses vous donnent généralement une petite carte faite à la main, plus ou moins aidante, pour vous y retrouver. Et nous avons effectivement réussi à nous perdre, malgré le sens de l’orientation imbattable de Maxime ! Nous avons donc loupé la première cascade, et nous sommes presque fait attaqué (tout de suite on dramatise lol) par des chiens ! La ballade reste néanmoins très agréable.

 

2018-03 - Bali S2 - Munduk Waterfall (7) 2018-03 - Bali S2 - Munduk Waterfall (11)

 

      Nous profitons d’être dans le Nord de l’île pour faire une boucle d’une journée jusqu’à Lovina, supposée être le spot de snorkeling le plus proche de Munduk. Ce sera malheureusement un énorme échec ! Du coup, forcément il y a des ptits pétages de cable…

 

2018-03 - Bali S2 - Nous Animaux (5) 2018-03 - Bali S2 - Nous Animaux (1)

      Lovina ressemble à une ville fantôme, qui parait seulement très touristique en saison haute : des boutiques et des restaurants à perte de vue, mais vides ! De plus, impossible d’avoir accès à la plage, les hôtels s’enchaînent sur la route avec des plages privées. Nous allons voir quelques menus pour voir si on a les moyens d’y déjeuner et de profiter de leur plage mais c’est hors de prix ! Nous finissons par trouver l’hôtel Billibo, fermé car en pleine rénovation et son proprio trop sympa qui nous laisse garer notre scooter et laisser notre sac pour aller snorkeler gratuitement. Il nous explique même où il faut aller !

 

2018-03 - Bali S2 - Trip Lovina Loose (3)

Café post piqure de méduse + pluie

 

 

      Mais après à peine 20m de nage, nous sortons tous les deux nos têtes pour dire à l’autre que c’est blindé de méduses et qu’on s’est fait piquer… Allez, demi tour ! Et bien sûr il se met à pleuvoir… Décidément Lovina ne veut pas de nous. Heureusement qu’il y a notre papi ! Il nous donne du vinaigre pour nos brûlures de méduses, nous offre un café et nous propose même du savon et des serviettes pour se doucher ! Il nous explique qu’il y a 20 ans, un européen l’a pris son aile, l’a fait rentrer à l’université, et lui a donné des terres. Depuis il essaye toujours d’avoir ce genre de petite attention pour rendre les gens heureux. Une belle claque !

 

2018-03 - Bali S2 - Trip Lovina Loose (9)

Belle peau ?

      Pour finir notre boucle, après avoir mangé dans le warung (resto) le plus dégueu d’Indonésie (et pourtant nous ne sommes plus trop peureux), entre odeur de vieille huile de friture et bave de chien, nous continuons direction Banjar et ses sources chaudes. Cela fait quelques jours que nous avons la peau pleine de petits boutons (oui on les enchaîne un peu lol) et nous n’en avons pas encore trouvé la raison, du coup on se dit que ça ne peut que faire du bien ! L’endroit est vraiment très beau, avec ses bassins verdâtres et l’eau qui sort de la bouche de statues en pierre. Nous y passons un agréable moment, jusqu’à ce qu’on se rende compte que le souffre a complètement taché de orange nos maillots de bain… Pour la petite histoire, notre peau s’est bien améliorée après cette journée !

 

2018-03 - Bali S2 - Canggu (12)

Canggu, le paradis des surfeurs.

      En manque de plage et de mer, nous partons le lendemain pour Canggu, sur les conseils de notre ami surfer de Wellington, Cidou ! Cela nous permet également de se rapprocher de Kuta, où nous devons rendre notre scooter.

 

2018-03 - Bali S2 - Rizières J (3)

Waaaaaaouuuu !!

      En chemin, nous nous arrêtons aux rizières de Jatiluwih (signifiant « vraiment merveilleuses ») inscrites depuis peu au patrimoine mondial l’Unesco. On a beau voir beaucoup de rizières quand on voyage en Indonésie, ce sont de loin les plus belles qu’on ai vu ! Les panoramas depuis la périphérie des rizières sont sublimes, mais se balader au milieu des terrasses, verdoyantes et parfaitement parallèles est encore plus impressionnant. Tout y est si beau ! Une fois que vous avez payé les 40 000 Rp/pers, il y a plusieurs possibilités de marche au milieu des rizières. Nous optons pour la plus courte d’1h, qui nous laisse le temps de profiter et de voir les indonésiens travailler à la culture du riz et à garder cet espace le plus parfait possible. Et c’est réussi !

 

2018-03 - Bali S2 - Rizières Jatiluwih Nous (7)

Du vert, du bleu et nous 🙂

      Arrivés à Canggu (dit « Changgu »), c’est le changement de décors complet ! Il y règne comme un air d’Australie et il y a beaucoup (beaucoup) de touristes. Nous avons du mal à trouver un hôtel car ils pratiquent tous les mêmes prix qu’ailleurs en Indonésie mais sans le petit déjeuner inclus. Et personne ne fait exception :s Un petit aller retour à la plage nous met tout de suite dans l’ambiance, avec des dizaines et des dizaines de surfers dans l’eau à attendre la vague.

 

2018-03 - Bali S2 - Canggu (1)

La plage de Canggu.

      Une des attractions du coin est d’aller voir le temple Tanah Lot, apparemment le plus touristique de l’île mais aussi un lieu de pèlerinage important pour les balinais. Comme tout le monde, nous y allons pour le coucher du soleil, et effectivement, toutes les rues autour du temple ne sont que des boutiques de souvenirs et autres pour touristes ! Tanah Lot a été construit sur un îlot en plein mer, on ne peut donc vraiment s’en approcher (il n’est pas visitable) qu’à marée basse. Nous arrivons juste à temps pour profiter de ce beau moment, entre le coucher de soleil depuis les rochers, sur lesquels viennent s’éclater les vagues et le temple niché dans la végétation et dont les couleurs changent progressivement. Un vrai régal !

 

2018-03 - Bali S2 - Tanah Lot (6)

Tanah Lot, ses rochers et ses vagues.

      Nous profitons d’être à Canggu pour se faire plaisir, à base de mojitos ou de p’tit déj à la kiwie dans un coffeeshop 🙂 Un peu dur pour le portfeuille mais tellement boooon ! Même si ce n’est pas le genre d’endroits qu’on recherche en Indonésie, on comprend pourquoi les surfeurs ou les bandes de potes en vacances se laissent charmer.

 

2018-03 - Bali S2 - Tanah Lot Nous (1)

Des Poutoux tout plein !!!

Les sweedys (re) à Bali – 2ème partie

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Les sweedys (re) à Bali (1ère partie)

 

2018-03 - Bali S1 - Dance Ubud (16)

Les magnifiques danseuses à Ubud

      Nous quittons à présent la belle île de Flores, et par la même occasion nos compagnons de route, pour nous rendre à Bali ! ❤  Nous y avions passé deux semaines il y a 4 ans, et il nous était complètement impossible de ne pas y repasser ! Après à peine 5 minutes de marche dans les rues, un énorme sourire aux lèvres, nous retrouvons la magie, les couleurs, les senteurs qui nous avait tant plu..

 

     2018-03 - Bali S1 - Temple de l'eau (27)   2018-03 - Bali S1 - Ubud Cremation (41)

      Depuis l’aéroport nous marchons directement jusqu’à Kuta (20 min de marche seulement) et partons à la recherche d’un scooter à louer pour nos 11 jours sur place. Nous décidons de changer un peu de tactique de voyage et ainsi avoir la possibilité de bouger quand et où on le veut, au gré de nos envies. Nous trouvons pour 600 000 Rp, avec la garde d’un de nos gros sacs, et c’est partiiii !

 

2018-03 - Bali S1 - Ubud Cremation (4)

Les balinais toujours aussi classieux avec leur « udeng », chapeau traditionnel.

     Nous posons notre sac à Ubud, la deuxième ville la plus touristique de Bali mais bien pratique pour explorer le centre de l’ile (« et faire du yoga ! » dit Aurore). Nous retrouvons et nous installons à la même guesthouse qu’à notre dernier passage. Toujours le même petit papy au petit soin et toujours la même chambre 😉

 

2018-03 - Bali S1 - Arrivée (2)

Le retour, on pense à toi Titi !

     Le premier soir nous sortons manger juste en face de chez nous, où une indonésienne, aidée de son fils, utilise une voiture comme foodtruck. A en voir le nombre de locaux qui s’arrête chez elle pour prendre un dîner à emporter, nous sommes bien tombés ! Elle nous sert de délicieuses assiettes bien fournies et bien pimentée, mais n’a pas l’air d’apprécier servir des touristes. Nous arriverons finalement à l’amadouer et la faire rire en revenant tous les soirs et en pratiquant notre indonésien 😉

 

2018-03 - Bali S1 - Ubud cantine (2)

Ça paye pas de mine, les indonésiens y mangent tout le temps… c’est bon pour nous !

     Comme si le destin nous jouait des tours, nous rencontrons Adika le premier soir, un jeune javanais qui travaille à Udub, et qui est… barista ! Il nous propose de venir le voir dans son café « Ethnic Brew Lab » le lendemain ce que nous faisons avec plaisir. Il nous parle alors d’une formation de café qui a lieu dès le jour suivant et ce pendant deux jours, organisée par Wikikopi (une école de barista/torréfacteurs à Java) et dont le prof est un champion d’AeroPress Indonésie 2016 (une méthode d’extraction douce que nous utilisons à la maison comme en voyage). Après petite réflexion quant au budget et à notre temps sur Ubud, on accepte !

 

2018-03 - Bali S1 - Cours de café (32)      2018-03 - Bali S1 - Cours de café (2)

      Nous avons donc passé le weekend à goûter une montagne de café, à faire des exercices pour affiner la dégustation ou encore de la pratique d’extraction douce (avec notamment la recette secrète du champion pour l’Aeropress Mouhaha). Si nous n’avons pas appris beaucoup en terme de théorie, les mises en pratique étaient très intéressantes : cela nous permis de nous poser de nombreuses questions et de voir une approche différente. Et par-dessus tout, nous avons passé du temps avec une bande d’indonésiens adorables, toujours prêts à rire et à se charier.

 

2018-03 - Bali S1 - Cours de café (114)

Beaucoup de caféine et tellement de bons souvenirs.

     Si nous avons été bien occupé à nous caféiner, nous avons quand même pu profiter de la ville en restant deux jours supplémentaires. Levés tôt pour aller au yoga à 7h (au magnifique centre Yoga Barn), nous étions frais pour nos journées. Oui, même Maxime a joué le lieu cette fois-ci et de son propre gré ^^ ! Il  a découvert les « Om » et les «  Shanti Shanti Shanti » au grand plaisir d’Aurore.

 

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Pas très yogi.

   Nous avons pu assister à un bout de cérémonie de crémation royale, qui a complètement bloqué la rue principale d’Ubud. Nous ne sommes pas sûrs à 100% mais c’est apparemment une des reines de la ville qui est décédée. A Bali, crémation rime avec festivités (ou pas) et c’est une cérémonie longue, grandiose et onéreuse, permettant au défunt de rejoindre sereinement les dieux. Tous les habitants ce sont mis sur leur 31, en tenue traditionnelle et sont tous plus beaux les uns que les autres. Après une attente sans fin au bord de la rue, le cortège sort du palais royal pour se diriger vers le lieu de crémation : des musiciens, des femmes apportant des offrandes et surtout deux énormes  « totems » confectionnés pour l’occasion. Le premier est un taureau géant dans lequel se trouve le cercueil qui servira à la crémation et le deuxième une tour géante de plus de 10m qui sert à transporter le corps. Ils sont tous deux portés à bouts de bras par les locaux à l’aide d’un socle en bambou. Les porteurs se relaient après avoir marché vite (ou plutôt couru) sur quelques dizaines de mètres. Nous avons suivi le cortège quelques minutes après son passage mais n’avons pas poursuivi. Nous avions déjà passé pas mal de temps à attendre la début de la cérémonie, et voir la crémation en elle-même ne nous tentait pas plus que ça, même si c’est aujourd’hui quelques choses de très touristique.

 

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      Pour rester dans la culture balinaise, nous sommes allés voir un spectacle de danse dans le magnifique palais aquatique Pura Taman Saraswati (80 000 Rp/pers). Pendant 1h, nous avons pu déguster du regard et de l’oreille sept actes, avec des styles de danse différents. Un vrai régal ! La musique est féerique, jouée avec un orchestre de gamelan (espèce de xylophone) , les costumes sont étincelants et les danseurs tellement gracieux . Les lents mouvements de mains et de poignets sont envoûtants et les expressions du visage et surtout du regard font parfois un peu flipper. On a adoré !

 

2018-03 - Bali S1 - Dance Ubud (8)

Ding digiding ding ding ding dong.

     Nous partons le dernier jour pour Tirta Gangga, à l’Est de l’île. Nous avions un peu sous-estimé la distance et arrivons, après une grosse 1h30 de route, au palais aquatique du même nom. Ce palais a été construit à la fin des années 1940 mais a été partiellement détruit par une éruption du volcan Agung en 1963. Il est néanmoins toujours possible de se promener dans ses sublimes jardins, au fil des différents bassins, fontaines et statues balinaises. Un chemin en pierre permet de se balader dans le premier bassin au milieu des gros poissons ce qui est assez drôle et très photogénique !

 

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Le palais de l’eau de Tirta Gangga.

     Nous terminons notre séjour dans la région d’Ubud par la cascade Tukad Cepung, près de Tembuku. A notre plus grande joie, nous nous sommes perdus pour y aller, ce qui nous a fait traverser des petits villages et des routes cabossées, et retrouver un peu plus de sérénité. Oui parce que il y a quand même un petit choc touristique lorsque l’on passe de Flores à Bali, et particulièrement lorsqu’on est à Ubud, où il y a du monde partout et que tout n’est que restaurant, boutique et hôtel pour touriste. On a d’ailleurs eu l’impression que la ville avait doublée de volume lorsqu’on y est arrivé ! Dans la campagne, plus personne ne parle anglais et nous pouvons utiliser notre indonésien, qui s’améliore de semaine en semaine 🙂

 

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La cascade de Cepung.

     Pour en revenir à la cascade, c’est un arrêt très sympa à faire. Une marche de 10 minutes environ, à descendre des marches d’1m de haut, vous emmène à une grotte au milieu d’une jungle luxuriante, puis à la chute d’eau. Maxime a utilisé son argument « Allez, on est à Bali ! » pour qu’Aurore accepte de faire péter le maillot de bain, et nous voila à nous faire masser le dos par la puissante (très puissante) cascade !

 

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Des poutoux ! (Les beautés !)

Les sweedys (re) à Bali (1ère partie)

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Les sweedys à Flores 2

– de Ruteng à Labuan Bajo

 

2018-02 - Labuan bajo - Panoramique (6)

Couche de soleil sur Labuan Bajo

     Nous voilà repartis en direction de Ruteng, accompagnés de notre bande (Richard, Edith et Eric). Les trajets en bus sont toujours très éprouvants, non seulement à cause de la conduite un peu trop sportive des chauffeurs, mais surtout des odeurs d’essence et de pots d’échappement qui nous entourent continuellement. Aurore prépare son petit sac plastique au cas où (grosse pensée pour nos sniffeurs préférés, Valentine et Michael, qui étaient toujours préparés et équipés pour ce genre d’incident en Bolivie), et on se demande toujours quand est-ce qu’elle va vraiment l’utiliser !

 

2018-02 - Ruteng - Tour de moto (4)

Les rizières de Ruteng.

     La grosse particularité de Ruteng lorsque l’on est touriste, ce sont les jeunes étudiants qui viennent nous aborder pour discuter. En effet, la ville comprend une énorme école pour former les guides touristiques, et c’est un bon moyen pour eux de s’exercer en cherchant des touristes qui ont besoin d’un guide pour le lendemain. Ils viennent tous vous voir en vous demandant votre nom et s’ils peuvent marcher un peu avec vous, et finissent par vous proposer leur service de guide. Ce n’est pas toujours évident de décliner leur offre, mais souvent agréable de discuter avec eux. Nous finissons notre repas avec 6 jeunes autour de nous, qui nous demandent avec insistance de passer à leur école le lendemain pour parler aux étudiants. Euuh… ok !!

 

2018-02 - Ruteng - l'école (3)

Richard donnant la réplique à Armin

     Le lendemain après –midi, il nous faut donc retrouver la classe 13 dans laquelle se trouve Armin, l’initiateur du projet. Seul hic : le lycée est ENORME ! Des centaines d’étudiants viennent nous serrer la main et se présenter. Par miracle nous trouvons Armin (enfin c’est plutôt lui qui nous retrouve d’ailleurs), qui nous emmène dans deux différentes classes pour que l’on se présente en anglais et que l’on réponde à leurs questions. Il faut faire trois années d’étude pour devenir guide, et nous sommes allés chez les 1ères puis les 3èmes années. Ils étaient timides mais tellement touchants, nous remerciant à chaque fois pour le temps qu’on leur accordait. Mais nous n’avons malheureusement pas pu discuter sérieusement avec eux de leur futur métier de guide. Nous espérions pouvoir leur expliquer les différentes façons de voyager des touristes, les différentes budgets etc. mais ils nous ont seulement ressortis les questions qu’on leur apprend comme « Pourquoi êtes-vous venus à Flores », « Quand est-ce que vous rentrez dans votre pays ? » ou encore « Qu’est-ce que vous pensez des gens de Flores ? ». Quoiqu’il en soit, ce fut un très bel échange et un beau moment de complicité ❤

 

2018-02 - Ruteng - l'école (10)

La bande à Armin

     Dans la matinée, nous essayons de partir le plus tôt possible pour profiter avant qu’il ne pleuve. Ici finit la culture Ngada, et on laisse place aux communautés Manggarai. Un des traits de cette culture est la disposition des rizières de manière circulaire ou en toile d’araignée, structure que l’on peut observer depuis le village de Cancar.

 

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Les rizières de Cancar.

  Les villages traditionnels ont également une disposition différente, en cercle (contrairement aux villages Ngadas en deux rangées parallèles) avec des maisons construites autour d’un pilier central. Nous essayons d’aller en observer un, mais nous ne choisissons pas le plus accessible et finissons par nous perdre au fin fond de la campagne, toujours accompagnés par les sourires des habitants sur notre route. A peine arrivés, il est déjà trop tard, la pluie arrive (il n’est pourtant que 11h). A peine le temps de descendre de nos motos pour enfiler nos ponchos que l’averse nous tombe dessus :s Nous ne nous éternisons donc pas beaucoup et rebroussons chemin.

 

2018-02 - Ruteng - Tour de moto (11)

Pas moyen de monter sur les scooters…

     Nous profitons d’une petite éclaircie en fin d’après-midi pour aller boire un café dans un petit coffee shop tout mignon, où ils torréfient eux-mêmes leur café vert et le servent dans des frenchpress. Nous en profitons pour discuter avec le propriétaire et goûter trois différents cafés, plutôt bons, venant de Ruteng ou de Bajawa principalement. C’est assez drôle car, même ici en Indonésie, nous retrouvons les critères du coffeeshop comme on l’entend en Australie ou NZ : c’est l’endroit où les gens se retrouvent pour papoter ou travailler, il y a le wifi, des p’tites choses à manger, une décoration pensée… Et nous pouvons parler torréfaction ou traitement des grains, devant les yeux ronds d’Edith qui ne pensait pas que l’on était geek à ce point ! ^^

 

2018-02 - Ruteng - Café (1)

Robusta, ou Yellow Caturra fraichement moulu.

     Deux jours plus tard, nous arrivons finalement à la dernière étape de notre itinéraire de Flores : Labuan Bajo. Ici, changement d’atmosphère, c’est une ville très touristique (enfin, tout est relatif !) où les clubs de plongées, restaurants branchés et agence de tours s’enchainent sans fin sur la rue principale. En effet, la ville est le principal point d’accès au parc national de Komodo, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, et comprenant des nombreuses îles volcaniques, notamment Komodo et Rinca, où vivent encore les fameux dragons de Komodo. Nous retrouvons également une Indonésie plus musulmane, le reste de Flores étant principalement chrétien. Quoi de mieux que d’être réveillés par l’appel à la prière à 4h30 du matin !

 

2018-02 - Labuan bajo - Panoramique (3)

Les collines du parc de Rinca.

     S’il y a changement d’ambiance, il y a aussi changement de climat ! Finit la montagne et la pluie (ouiiiiiiii) et bonjour la chaleur et l’humidité ! Nous suons 24/24H et devons prendre 3 douches froides par jours pour survivre haha.

 

2018-02 - Labuan bajo - Panoramique

Les petites plages cachées… Chut !

    Tentés par tous les clubs de plongée, nous en faisons le tour dès notre arrivée, et décidons finalement de passer notre Advanced Open Water (2ème niveau de certification) dès le lendemain. L’école propose en plus une excursion sur l’ile de Rinca pour aller voir les varans, ce qui nous arrange bien. Nous faisons donc 5 plongées, avec les « spécialités » plongée profonde, plongée avec courant, plongée avec ordinateur, reconnaissance de poisson et flottabilité parfaite. Les fonds marins sont MAGNIFIQUES : jardins de coraux multicolores, énormes tortues en plein repas ou encore requins point blanches/noires qui tournent en rond… Mais surtout, des raies Manta par dizaine !! Tellement impressionnant ! Nous ne gardons cependant pas un incroyable souvenir du cours d’Advanced (mise à part pour ce qu’on a vu) car tout allait beaucoup trop vite dans l’organisation de l’école. Les micro-cours avant les plongées, les briefings sur les spots, la préparation du matériel ou même la mise à l’eau… Après 2 ans et demi sans plongée ce n’était pas le rythme qu’il nous fallait :s A tel point que Maxime a failli plonger sans sa ceinture de poids ou sans que son gilet ne soit relié à la bombonne d’O²… et Aurore nous a fait des petits coups de panique sous l’eau. Une expérience donc mitigée, mais nous avons notre certificat !

 

2018-02 - Labuan bajo - Sur le bateau (5)   2018-02 - Labuan bajo - Sur le bateau (6)

    Au cours de ces deux jours, nous sommes allés faire une escale sur l’île de Rinca (à prononcer RinCHa), apparemment plus sauvage que Komodo (et aussi moins loin du port donc plus pratique et moins cher) pour tenter de voir des varans. Arrivés sur place, un ranger nous emmène jusqu’au bureau afin de payer les 70 000Rp/pers d’entrée. Il s’en suit une petite ballade (sensé duré 1h mais le tour était bouclé en 30 min…) toujours accompagné d’un ranger et de son bâton, au cas où les dragons deviendraient agressifs. Il s’agit quand même de la plus grande espèce vivante de lézards, pouvant mesurer jusqu’à 3 mètres.

 

2018-02 - Labuan bajo - Rinca (2)

Premier varan, un beau bébé de 2,5 m.

Il en reste apparemment 1000 sur Rinca et 1300 sur Komodo. Carnivores, ils peuvent notamment tuer leurs proies grâce à leurs bactéries salivaires, qui infectent les plaies des morsures. Comme lu sur de nombreux blogs, nous n’avons vu les dragons qu’à côté des cuisines du village donc assez décevant… Le ranger nous explique qu’ils ne les nourrissent pas et qu’ils sont là à cause de l’odeur de nourriture mais nous n’y croyons qu’à moitié (voire pas du tout). Nos amis voyageurs ont, eux, fait un tour de bateau jusqu’à Komodo, et n’ont pu voir que 2-3 varans, histoire de faire la photo. Rinca vaut donc peut être plus le coup finalement !

 

2018-02 - Labuan bajo - Rinca (9)

On ne fait pas les fiers quand ça bouge.

    Tous les soirs, nous nous retrouvons pour manger au marché aux poissons. Des dizaines et des dizaines de stands s’enchainent sur le bord de mer, avec la pêche du jour fièrement étalée. Vous choisissez alors votre poisson, vos langoustines ou autres calamars et on vous le cuit directement au barbecue sous vos yeux, pour un excellent résultat dans l’assiette !

 

2018-02 - Labuan bajo - Marché (3)

Des Bons Poutoux au barbecue !

Les sweedys à Flores 2 – de Ruteng à Labuan Bajo