Archives de Catégorie: Indonésie

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Les sweedys à Flores 2

– de Ruteng à Labuan Bajo

 

2018-02 - Labuan bajo - Panoramique (6)

 

     Nous voilà repartis en direction de Ruteng, accompagnés de notre bande (Richard, Edith et Eric). Les trajets en bus sont toujours très éprouvants, non seulement à cause de la conduite un peu trop sportive des chauffeurs, mais surtout des odeurs d’essence et de pots d’échappement qui nous entourent continuellement. Aurore prépare son petit sac plastique au cas où (grosse pensée pour nos sniffeurs préférés, Valentine et Michael, qui étaient toujours préparés et équipés pour ce genre d’incident en Bolivie), et on se demande toujours quand est-ce qu’elle va vraiment l’utiliser !

 

2018-02 - Ruteng - Tour de moto (4)

Les rizières de Ruteng.

     La grosse particularité de Ruteng lorsque l’on est touriste, ce sont les jeunes étudiants qui viennent nous aborder pour discuter. En effet, la ville comprend une énorme école pour former les guides touristiques, et c’est un bon moyen pour eux de s’exercer en cherchant des touristes qui ont besoin d’un guide pour le lendemain. Ils viennent tous vous voir en vous demandant votre nom et s’ils peuvent marcher un peu avec vous, et finissent par vous proposer leur service de guide. Ce n’est pas toujours évident de décliner leur offre, mais souvent agréable de discuter avec eux. Nous finissons notre repas avec 6 jeunes autour de nous, qui nous demandent avec insistance de passer à leur école le lendemain pour parler aux étudiants. Euuh… ok !!

 

2018-02 - Ruteng - l'école (3)

Richard donnant la réplique à Armin

     Le lendemain après –midi, il nous faut donc retrouver la classe 13 dans laquelle se trouve Armin, l’initiateur du projet. Seul hic : le lycée est ENORME ! Des centaines d’étudiants viennent nous serrer la main et se présenter. Par miracle nous trouvons Armin (enfin c’est plutôt lui qui nous retrouve d’ailleurs), qui nous emmène dans deux différentes classes pour que l’on se présente en anglais et que l’on réponde à leurs questions. Il faut faire trois années d’étude pour devenir guide, et nous sommes allés chez les 1ères puis les 3èmes années. Ils étaient timides mais tellement touchants, nous remerciant à chaque fois pour le temps qu’on leur accordait. Mais nous n’avons malheureusement pas pu discuter sérieusement avec eux de leur futur métier de guide. Nous espérions pouvoir leur expliquer les différentes façons de voyager des touristes, les différentes budgets etc. mais ils nous ont seulement ressortis les questions qu’on leur apprend comme « Pourquoi êtes-vous venus à Flores », « Quand est-ce que vous rentrez dans votre pays ? » ou encore « Qu’est-ce que vous pensez des gens de Flores ? ». Quoiqu’il en soit, ce fut un très bel échange et un beau moment de complicité ❤

 

2018-02 - Ruteng - l'école (10)

La bande à Armin

     Dans la matinée, nous essayons de partir le plus tôt possible pour profiter avant qu’il ne pleuve. Ici finit la culture Ngada, et on laisse place aux communautés Manggarai. Un des traits de cette culture est la disposition des rizières de manière circulaire ou en toile d’araignée, structure que l’on peut observer depuis le village de Cancar.

 

2018-02 - Ruteng - Rice field (1)

Les rizières de Cancar.

  Les villages traditionnels ont également une disposition différente, en cercle (contrairement aux villages Ngadas en deux rangées parallèles) avec des maisons construites autour d’un pilier central. Nous essayons d’aller en observer un, mais nous ne choisissons pas le plus accessible et finissons par nous perdre au fin fond de la campagne, toujours accompagnés par les sourires des habitants sur notre route. A peine arrivés, il est déjà trop tard, la pluie arrive (il n’est pourtant que 11h). A peine le temps de descendre de nos motos pour enfiler nos ponchos que l’averse nous tombe dessus :s Nous ne nous éternisons donc pas beaucoup et rebroussons chemin.

 

2018-02 - Ruteng - Tour de moto (11)

Pas moyen de monter sur les scooters …

     Nous profitons d’une petite éclaircie en fin d’après-midi pour aller boire un café dans un petit coffee shop tout mignon, où ils torréfient eux-mêmes leur café vert et le servent dans des frenchpress. Nous en profitons pour discuter avec le propriétaire et goûter trois différents cafés, plutôt bons, venant de Ruteng ou de Bajawa principalement. C’est assez drôle car, même ici en Indonésie, nous retrouvons les critères du coffeeshop comme on l’entend en Australie ou NZ : c’est l’endroit où les gens se retrouvent pour papoter ou travailler, il y a le wifi, des p’tites choses à manger, une décoration pensée… Et nous pouvons parler torréfaction ou traitement des grains, devant les yeux ronds d’Edith qui ne pensait pas que l’on était geek à ce point ! ^^

 

2018-02 - Ruteng - Café (1)

Robusta, ou Yellow Caturra fraichement moulu.

 

     Deux jours plus tard, nous arrivons finalement à la dernière étape de notre itinéraire de Flores : Labuan Bajo. Ici, changement d’atmosphère, c’est une ville très touristique (enfin, tout est relatif !) où les clubs de plongées, restaurants branchés et agence de tours s’enchainent sans fin sur la rue principale. En effet, la ville est le principal point d’accès au parc national de Komodo, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, et comprenant des nombreuses îles volcaniques, notamment Komodo et Rinca, où vivent encore les fameux dragons de Komodo. Nous retrouvons également une Indonésie plus musulmane, le reste de Flores étant principalement chrétien. Quoi de mieux que d’être réveillés par l’appel à la prière à 4h30 du matin !

 

2018-02 - Labuan bajo - Panoramique (3)

Les collines du parc de Rinca.

     S’il y a changement d’ambiance, il y a aussi changement de climat ! Finit la montagne et la pluie (ouiiiiiiii) et bonjour la chaleur et l’humidité ! Nous suons 24/24H et devons prendre 3 douches froides par jours pour survivre haha.

 

2018-02 - Labuan bajo - Panoramique

Les petites plages cachées… Chut !

    Tentés par tous les clubs de plongée, nous en faisons le tour dès notre arrivée, et décidons finalement de passer notre Advanced Open Water (2ème niveau de certification) dès le lendemain. L’école propose en plus une excursion sur l’ile de Rinca pour aller voir les varans, ce qui nous arrange bien. Nous faisons donc 5 plongées, avec les « spécialités » plongée profonde, plongée avec courant, plongée avec ordinateur, reconnaissance de poisson et flottabilité parfaite. Les fonds marins sont MAGNIFIQUES : jardins de coraux multicolores, énormes tortues en plein repas ou encore requins point blanches/noires qui tournent en rond… Mais surtout, des raies Manta par dizaine !! Tellement impressionnant ! Nous ne gardons cependant pas un incroyable souvenir du cours d’Advanced (mise à part pour ce qu’on a vu) car tout allait beaucoup trop vite dans l’organisation de l’école. Les micro-cours avant les plongées, les briefings sur les spots, la préparation du matériel ou même la mise à l’eau… Après 2 ans et demi sans plongée ce n’était pas le rythme qu’il nous fallait :s A tel point que Maxime a failli plonger sans sa ceinture de poids ou sans que son gilet ne soit relié à la bombonne d’O²… et Aurore nous a fait des petits coups de panique sous l’eau. Une expérience donc mitigée, mais nous avons notre certificat !

 

2018-02 - Labuan bajo - Sur le bateau (5)   2018-02 - Labuan bajo - Sur le bateau (6)

    Au cours de ces deux jours, nous sommes allés faire une escale sur l’île de Rinca (à prononcer RinCHa), apparemment plus sauvage que Komodo (et aussi moins loin du port donc plus pratique et moins cher) pour tenter de voir des varans. Arrivés sur place, un ranger nous emmène jusqu’au bureau afin de payer les 70 000Rp/pers d’entrée. Il s’en suit une petite ballade (sensé duré 1h mais le tour était bouclé en 30 min…) toujours accompagné d’un ranger et de son bâton, au cas où les dragons deviendraient agressifs. Il s’agit quand même de la plus grande espèce vivante de lézards, pouvant mesurer jusqu’à 3 mètres.

 

2018-02 - Labuan bajo - Rinca (2)

Premier varan, un beau bébé de 2,5 m.

Il en reste apparemment 1000 sur Rinca et 1300 sur Komodo. Carnivores, ils peuvent notamment tuer leurs proies grâce à leurs bactéries salivaires, qui infectent les plaies des morsures. Comme lu sur de nombreux blogs, nous n’avons pas les dragons qu’à côté des cuisines du village donc assez décevant… Le ranger nous explique qu’ils ne les nourrissent pas et qu’ils sont là à cause de l’odeur de nourriture mais nous n’y croyons qu’à moitié (voire pas du tout). Nos amis voyageurs ont, eux, fait un tour de bateau jusqu’à Komodo, et n’ont pu voir que 2-3 varans, histoire de faire la photo. Rinca vaut donc peut être plus le coup finalement !

 

2018-02 - Labuan bajo - Rinca (9)

On ne fait pas les fiers quand ça bouge.

    Tous les soirs, nous nous retrouvons pour manger au marché aux poissons. Des dizaines et des dizaines de stands s’enchainent sur le bord de mer, avec la pêche du jour fièrement étalée. Vous choisissez alors votre poisson, vos langoustines ou autres calamars et on vous le cuit directement au barbecue sous vos yeux, pour un excellent résultat dans l’assiette !

 

2018-02 - Labuan bajo - Marché (3)

Des Bons Poutoux au barbecue !

Les sweedys à Flores 2 – de Ruteng à Labuan Bajo

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Les Sweedys à Flores – De Moni à Bajawa

2018-02 - Bajawa - Bena (30)

     Nous voilà arrivés en Indonésie, notre pays chouchou d’Asie du sud-est ! Et c’est bien parce qu’on avait eu un gros coup de cœur il y a trois ans qu’on y revient ! Cette fois, nous comptons explorer les îles à l’Est de Bali, et c’est par Flores que nous débutons notre périple.

 

2018-02 - Bajawa - Sur la route (1)

Forcément c’est notre chouchou !

     L’aventure commence dès l’aéroport, où, après 8h d’escale de nuit à Bali (à « dormir » sur un banc), nous embarquons pour Flores dans un petit « coucou à hélice », avec seulement 15 autres passagers. Après une heure de vol, et un atterrissage des plus effrayants, nous arrivons au premier arrêt : Labuanbajo. Nous voyons alors tous les passagers descendre de bord, et nous, tous seuls, à nous demander s’ils vont vraiment refaire décoller l’avion juste pour nous ! Bonjour l’empreinte carbone qu’on devra rattraper pendant les 10 prochaines années ! Heureusement, quelques personnes finissent par nous rejoindre : nous ne sommes pas les seuls à aller à Ende ! On commençait à avoir de gros doute sur notre destination ^^.

 

2018-02 - Moni - Kelimutu (4)

Et le retour des baboons aussi 🙂

     Arrivés là bas, un groupe de 20 taxis nous attend, et pour cause, nous sommes quasiment les seuls blancs de la ville. On nous annonce 50 000 Rp pour la course jusqu’à l’hôtel, et nous sommes bien trop fatigués par le voyage pour essayer de contester ou marchander quoique ce soit. Tellement fatigués qu’au moment de payer, Maxime se trompe dans les billets (autant pour lui car on venait de tirer des sous et il n’avait pas encore repéré les billets) et donne 500 000 Rp au chauffeur au lieu de 50 000 Rp, ce qui équivaut à 30€ soit les 2/3 de notre budget journalier. Bien sur, le temps de réaliser, le chauffeur était déjà au bar à payer une tournée à tous ses potes taxis !

 

2018-02 - Ende - Aurore fait du boudin car maxime a donner 500000 ...

Il y a d’la joie partout il y a d’la joie !!

     Ce petit incident nous a mis un gros coup au moral pour le reste de la journée et nous ne gardons pas un super souvenir de Ende. Rajouter à cela le fait que les gens parlent très très peu anglais, qu’on galère à se faire comprendre et à obtenir des informations et qu’on n’a plus assez d’argent pour payer notre guesthouse, obligés de partir à la recherche d’un distributeur sous la pluie…. On se met donc très vite au lit, espérant que demain sera meilleur !

 

2018-02 - Ende - Premiere chambre

Linge qui sèche pas et moustiquaire trop petite ! Back to Asia !

 

     A notre réveil, nous partons vite à la recherche de la station de bus pour aller à Moni. Nous finissons par faire le trajet en voiture avec deux indonésiens qui nous disent qu’il n’y a plus de bus, pour 50 000 Rp/pers. Encore une arnaque mais on veut quitter Ende le plus vite possible ! Nous arrivons alors à Moni, un petit village entouré de rizières et de pics volcaniques. Et là… ça y est ! C’est merveilleux ! On retrouve l’Indonésie qu’on aime, on sent les vacances, du pur bonheur ! Nous dormons à Angi Lodge chez un adorable couple Angi et Ross, dans un cadre magnifique. En plus ils parlent anglais, on peut donc mieux communiquer et poser toutes les questions qu’on veut.

 

2018-02 - Moni - La ville (9)

La vue depuis Angi Lodge.

     La principale attraction de Moni (et même de Flores) est le volcan Kelimutu et ses lacs de cratère colorés. Pour y aller, nous louons un scooter à Angi pour la journée (100 000 Rp). Après avoir rouler à peine quelques mètres, les cris de joie sortent ! Quel pur bonheur de se balader en scooter ! C’est ça l’Asie ! ❤ Et autant nous disions de la Nouvelle-Zélande qu’il suffisait de rouler pour être ébloui par les paysages, autant il suffit d’être sur un scooter en Indonésie pour avoir les mêmes sensations.

 

2018-02 - Bajawa - Sur la route (5)

On fait les foufous quoi !!

     L’entrée au parc Kelimutu payée (150 000 Rp/pers + 5000 Rp pour le scooter), il suffit de marcher une petite demi-heure pour accéder au cratère. Les trois lacs ont la particularité d’avoir des couleurs intenses et différentes, qui changent en fonction de la dissolution de minéraux dans l’eau. Sur place il est expliqué que l’oxygène en est le principal déterminant : si l’eau du lac manque d’oxygène, elle sera plus verte et si elle en est riche, elle sera rouge foncé voire noire. On ne sait donc pas trop sur quelle couleur on va tomber ! Nous avons eu le droit à trois différentes intensités de bleu/vert, c’était vraiment magnifique.

 

2018-02 - Moni - Kelimutu Poutoux (7)

WAAAAAAOUUUUU !!

     Et ces lacs volcaniques ne sont pas seulement beaux, ils sont aussi sacrés pour les locaux. La légende veut que les esprits des défunts rejoignent les lacs : ceux des jeunes iront à Tiwu Nuwa Muri Koo Fai (lac vert), ceux des vieux à Tiwu Ata Mbupu (lac bleu) et les méchants à Tiwu Ata Polo (lac rouge).

2018-02 - Moni - Kelimutu

Les lacs de Ata Polo – Ata Mbupu

 

     Nous profitons également du calme de Moni, et des moments de pluie pour perfectionner notre indonésien. Comme nous l’avions dit lors de notre premier voyage, l’indonésien est une langue très facile à apprendre car il n’y a pas de grammaire ou de conjugaison. Les chiffres, quelques pronoms, verbes et vocabulaire de base et nous pouvons nous faire aider et négocier !

 

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L’antisèche 😉

     Angi nous avait réservés une place dans le bus pour le lendemain, direction Bajawa. Cinq minutes à peine après être parti, Maxime se rend compte qu’il a oublié son portable dans la chambre… Après avoir crié STOP au conducteur, il faut lui faire comprendre qu’on a oublié quelque chose ,et en indonésien :s Donc pas évident ! Heureusement Angi lui passe un coup de téléphone au même moment car il a trouvé le portable et nous faisons demi-tour ! Il faut 5h de bus pour atteindre Bajawa, avec le chauffeur qui se prend pour le « king de la route » et une vieille odeur d’essence qui nous donne la nausée la moitié du trajet…

 

2018-02 - Bajawa - Arrivée (1)

Poncho forever

     Arrivés à Bajawa, des moto taxis nous sautent dessus. En fait le bus nous a déposés en dehors de la ville. De peur de se faire encore avoir, on décide de faire les 2.3 kms nous séparant du centre à pied. Bien sûr il se met à pleuvoir à torrent ! Nous sommes en pleine saison des pluies donc il faut s’y habituer ! On s’abrite sous un p’tit toit devant une station essence avec d’autres locaux et commence alors une très belle rencontre avec deux maîtresses et certains de leurs élèves, attendant aussi que la pluie cesse pour rentrer à pied. On partage nos p’tits gâteaux avec eux, on essaye de poser quelques questions tant bien que mal avec nos bases d’indonésien, et on ne s’en sort pas trop mal !!

 

2018-02 - Bajawa - Arrivée (4)

YAAA Bagus Bagus.

     Comme nous avons la flemme de faire le tour de la ville sous la pluie, nous prenons la première auberge, sachant qu’elle nous propose un prix intéressant (150 000 Rp sans eau chaude mais wifi et ptit dej’). Les dames sont adorables mais un défilé de rats sur le plafond pendant la nuit nous empêche de dormir et nous fait changer de guesthouse dès le lendemain matin… Oups. Nous allons alors à Edelweis Homestay (et non Edelweis Hotel) pour exactement les mêmes prix, mais que nous recommandons fortement. La famille qui la gère est vraiment adorable, le grand père a une chorale qui vient répéter tous les jours (soyez donc prêt ^^) et ils louent les scooters à seulement 70 000 Rp la journée si vous dormez sur place.

 

2018-02 - Bajawa - Bena (23)

Le touristique village de Bena.

     Bajawa est une petite ville, nichée entre les volcans Gunung Inerie au Sud et Wawo Muda au Nord et qui permet de visiter facilement les villages traditionnels de la culture Ngada, dont 60 000 personnes vivent encore dans la région. Les Ngadas ont une religion mêlant christianisme et animiste et font encore parfois des sacrifices de buffles pour des rites de fertilités ou des occasions spéciales comme un mariage ou une naissance. On reconnait leur village facilement aux paires ngadhu (espèce de parasol au toit de chaume)/bhaga (maison miniature au toit de chaume) se tenant au milieu du village.

 

2018-02 - Bajawa - Bena (13) 2018-02 - Bajawa - Bena (5)

     Nous avons visité le village de Bena, qui est un des plus traditionnels mais aussi des plus touristiques. Au moins les villageois sont habitués aux visites et nous payons un droit d’entrée (50 000 Rp/pers) qui permet aussi de prendre des photos. Nous avons quand même demandé la permission à chaque personne que nous avons voulu prendre et lui avons montré le résultat, ce qui débouche à chaque fois sur un sourire et un remerciement. Nous n’avons pas trop eu l’impression d’être dans un zoo humain, mais on voit bien tout de même que tout est fait pour être bien présenté et permettre de belles photos.

 

2018-02 - Bajawa - Bena (26)

Ici la fabrication du « Ikat », tissu ancestral.

     Dans le village, ils font principalement du tissage mais font également sécher des noix de macadamia, dont on entend les crépitements sous le soleil, qu’ils vendent ensuite sur les marchés de Bajawa. Il y a plein d’autres villages Ngadas sur la route mais nous ne ferons que les observer depuis notre scooter, de peur de trop s’immiscer dans leur intimité.

 

2018-02 - Bajawa - Bena (3)

Les noix de macadamia.

     Les vues sur le volcan Inerie depuis la route sont magiques (si le ciel est dégagé) ! On voit les gens travailler dans les champs et les plantations, on leur demande notre chemin et tout le monde nous salue systématiquement. Certaines femmes plus âgées ont le visage un peu fermé en nous voyant mais il s’illumine totalement dès qu’on leur sourit.

 

2018-02 - Bajawa - Sur la route (2)

 

     Dès 14h, la pluie s’abat sur la ville et nous empêche de faire quoique ce soit d’autre de l’après midi. On décide donc de rester une journée de plus. On commence à se faire au rythme de la saison des pluies : se lever tôt pour faire des visites le matin avant les averses de l’après-midi, et on chill !

2018-02 - Moni - La ville (11).JPG

Tisane et Yams bien-sûr !

     Le jour suivant, nous partons pour le volcan Wawo Muda et y arrivons finalement vers 10h, après s’être perdus 20 fois. Il s’agit du dernier volcan à s’être formé à Flores, dont la dernière éruption date de 2001. Il faut une heure de marche pour atteindre son cratère et le petit lac qui s’y est formé. Rien d’extraordinaire après Kelimutu, mais la petite randonnée est sympa, d’autant plus que l’on marche au milieu de plantation de caféiers !!! Ouiiiii ! Nous sommes comme des petits fous 🙂 Malheureusement, les cerises sont encore toutes vertes et ce n’est pas encore le moment de la récolte , ce qui nous aurait énormément intéressés !

 

2018-02 - Bajawa - Balade volcan (3)

OUIIII du café !!

     Nous continuons vers le grand marché de Bobou (Bobou pasar) à une dizaine de kilomètres en scooter de Bajawa. Nous y retrouvons Richard et Edith, un couple de québécois et Éric, un français, que nous croisons régulièrement depuis le début du voyage (il y a très peu de touristes à Flores et une seule route alors on fait tous le même itinéraire, dans un sens ou dans l’autre). Généralement en Asie, le marché est un des meilleurs endroits pour manger des plats locaux, nous partons donc avec l’idée d’y déjeuner. Mais ici pas de street food, seulement des étalages de fruits, légumes et autres poissons.

 

2018-02 - Bajawa - Le marché (15)

Super moment de partage avec les indonésiens.

     Nous trouvons finalement une petite dame qui fait les déjeuners des locaux et qui accepte de nous vendre 5 assiettes. Nous voila donc assis au milieu de tout le monde avec notre plat de riz, légume et poisson épicé (un peu douteux le poisson lol) pour 10 000 Rp à partager et délirer avec eux. Nous avons passé finalement deux heures dans ce marché !! Nous y avons fait de belles rencontres avec les locaux, et avons bien rigolé. Maxime a fait des imitations de Jésus avec sa longue chevelure pour faire rire les dames et les jeunes hommes étaient plutôt intéressés de savoir si Aurore était mariée 😉

 

2018-02 - Bajawa - Marché (3)

La fine équipe du marché.

     Puis rencontre improbable : un candidat au poste de gouverneur pour la région de Nusa Tenggara (regroupant Flores, Sumbawa, Komodo, Lombok..) au prochaine élection vient rendre visite et saluer les habitants au marché. Il discute alors un bon moment avec Richard, pendant que nous parlons à son secrétaire ; il nous offre des bananes ( ?!) avant de prendre une photo avec notre ami québécois ! On espère le voir  dans le journal local 🙂

     Nous faisons des petites emplettes pour cuisiner un bon repas tous ensemble le soir-même à la guesthouse, et partirons tous demain en direction de Ruteng.

 

2018-02 - Bajawa - Bena (21)

Des Poutoux ribu !

Les Sweedys à Flores – De Moni à Bajawa

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L’Indonésie en Bref

      On a vraiment passé 45 jours de rêves en Indonésie. Le pays passe presque en tête de classement 😀 Voir les différentes îles et leurs cultures est très intéressant mais Bali est pour sûr notre coup de cœur, l’île est vite parcourue mais tellement diversifiée (volcan, rizières, sable noir, sable blanc…). Même si elle est très touristique, avec concentration principale sur Kuta et Ubud, l’île offre partout des coins très tranquilles.

C’est aussi en Indonésie que l’on a découvert et adoré la plongée !! Et bien sûr, sans les indonésiens, le voyage n’aurait pas été le même.

 Carte Indonésie

                           Carte Nord Sumatra Carte Bali

                           Carte Java

Les petits chiffres :

  • 251 160 000 d’indonésiens de soit 130 /km² (contre 90/Km² en France)
  • Les indonésiens sont à 85% musulmans, 8,4% chrétiens, 6,6 autres (bouddhisme, indouisme et animisme).
  • Salaire moyen : 130 € / mois
  • Taux d’alphabétisation : 92,8 %
  • Population de moins de 15 ans : 27%
  • Esperance de vie : 70,6 ans
  • Nombre de jours à barouder en indonésie : 45 jours
  • Notre budget estimé était de 46 €/jour pour deux, et nous avons vécu avec
    • 30 €/ jour à Sumatra (hôtel, nourriture, transport dont un vol depuis la Malaisie et activités dont trek à Bukit Lawang).
    • 52€ / jour à Bali (hôtel, nourriture, transport et activités, en se faisant bien plaisir !). Rentre aussi dans ce budget à Bali, les 2èmes Visas à 25$ chacun, trois plongées chacun, les cours de Yoga d’Aurore et des cadeaux.
    • 40€/ jour à Java (hôtel, nourriture, transport et activités dont trek au Mont Bromo, visite du Borobudur et courses pour notre arrivée en Australie).
  • Notre temps dans les transports : 10h de minivan, 12h de bateau, 15h de train et  42h de bus !

Ce qu’on a aimé :

  • Merlyn Gh tenue par le adorables Katie et Evan , (ch 950000 ou 80000 Rp avec vue sur le lac et leur beau jardin) et le Today’s Cafe « always open if not close », parfait pour le petit dej et  pas  trop cher au Lac Toba (SUMATRA)
  • Faire le trek de 2 jours a Bukit Lawang pour voir les orang outans (SUMATRA)
  • Passer 1 Semaine chez Aldi et Ananda pour y retourner après 😀 (Adresse : Casadero Jln Uluwatu 2, Jimbaran. Site internet : casaderobali.com)
  • Passer notre Open Water avec Mila au 7seas à Gili Air (BALI – LOMBOK)
  • L’ambiance religieuse à Bali (BALI)
  • Bali, Simplement Bali … les rizières, les plages, les volcans … (BALI)
  • Passer du temps et rencontrer des gens à «  La Javanaise », Yogyakarta – 150000 Rp Chambre double avec Sdb et Petit dèj (JAVA)
  • Discuter et passer du temps avec les indonésiens, toujours très accueillants et souriants ( SUMATRA, BALI, JAVA )

Ce qu’on a moins aimé :

  • Etre constamment dans la fumée de cigarette, notamment dans le bus où ça devient vraiment insupportable. (SUMATRA)
  • Pulau Weh : Pas trop d’intérêt si vous n’aimez pas la plongée (SUMATRA )
  • La pollution et la circulation à Medan ( SUMATRA )

Nos recommandations :

  • Retirer de l’argent à Medan avant d’aller dans des villes plus petites où les ATM ne fonctionnent pas souvent et où beaucoup ne prennent pas la Visa
  • Si vous devez prendre un vol interne, mais qui fait escale à l’extérieur du pays (comme nous par exemple : Medan – Kuala Lumpur – Denpasar), votre visa sera arrêté peu importe la fin de validité (le visa est à entrée simple) et vous devrez en repayer un nouveau. Si vous deviez rester plus d’un mois en Indonésie, ça peut être une bonne alternative pour « prolonger » votre visa plutôt que d’attendre 3 jours pour faire une extension (pour laquelle vous payerez la même somme).
  • Apprendre quelques bases d’indonésien 😉 C’est très simple, ça fait plaisir aux locaux que vous fassiez l’effort et ça nous fait également plaisir de pouvoir le partager avec eux. C’est même nécessaire dans certains endroits où personne ne parle un mot d’anglais, ne serait-ce que pour payer votre repas.

 

L’indonésie en Bref

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Les sweedys à Yogyakarta

 

Les bekaks de Yogyakarta

Les bekaks de Yogyakarta

        Yogyakarta est une ville dynamique, où il est sympa de se balader et de se perdre. C’est la ville la plus touristique de Java, mais, mis à part les deux rues de logements pour backpackers, on ne croise quasiment pas de touristes, où alors, ce sont des touristes indonésiens. Nous décidons d’en faire notre camp de base pour faire les préparatifs de l’Australie.

Aurore et les étudiants indonésiens.

Aurore et les étudiants indonésiens.

      Nous passons nos deux premiers jours en mode touriste et allons voir ce qu’il y a à visiter dans cette ville. Le palais du sultan, du nom de Kraton est notre premier arrêt. Nous n’avons pas été transcendé par l’endroit mais y avons passé du temps avec des étudiants indonésiens arrêtant les touristes pour pratiquer leur anglais ou faire des photos, et on trouve d’ailleurs ce principe très sympa. Nous sommes également tombés sur un spectacle de marionnette, un peu comme le théâtre d’ombre à Bali, sauf que, cette fois-ci, on a pu se placer derrière et voir les musiciens jouer : le nombre d’instrument est impressionnant et le rendu est superbe.

Un musicien au Kraton

      Nous avons continué notre visite par le fameux marché aux oiseaux (ou Pasar Ngasem), étonnant par son étendue et la quantité de volatiles différents qu’on y trouve ! En Indonésie on trouve beaucoup d’oiseaux chanteurs, accrochés à l’entrée des maisons, et guesthouses. C’était un peu comme aller voir les animaux à Truffaut le dimanche : chien, chat, chauve-souris, poisson, lézard, énorme serpent, dindons… on y trouve de tout !

Le marché aux oiseaux

Le marché aux oiseaux

      Le lendemain, nous avons loué un scooter pour aller au Borobudur (temple bouddhiste du VIIIè siècle), principal attraction touristique de Yogyakarta avec le Prambanan (ensemble de temples hindous). Comme les entrées sont un peu chères (environ 200 000 Rp soit 12€/personne – enfin /étranger, les indonésiens ne payant quasiment rien…), nous n’en avons choisi qu’un ! Il faut 1H de route pour s’y rendre. Tout le monde y va généralement pour le lever du soleil qui est supposé être magnifique, mais nous avons déjà fait pas mal de beaux lever de soleil (oui on se la pète un peu ^^) et on a entendu plusieurs personne dire quelles n’avaient rien vu d’autre que de la brume. Nous y allons donc à 11h, pensant ne pas y voir grand monde : FAUX, il y avait des centaines de touristes… Indonésiens !

Le Borobudur

Le Borobudur

      Encore une fois nous avons été arrêtés par deux étudiantes toutes kikis voulant pratiquer leur anglais et nous demandant si elles peuvent nous faire la visite du temple gratuitement : OUI ! C’est la première fois du voyage que nous avons des guides et c’était vraiment super : la visite du monument n’est plus la même, on ne fait pas que regarder et lire son guide. Le Borobudur est donc un beau temple bouddhiste, qui est également un lieu de pèlerinage. Toutes ses galeries sont couvertes de bas-reliefs représentant des épisodes de la vie du Buddha (que nous n’aurions jamais compris sans nos petites guides ^^).

Nos deux petites guides : Tian et Jujuk

Nos deux petites guides : Tian et Jujuk

       Les jours suivants, nous avons fait notre shopping pour l’Australie. Partant du principe que la vie est SURchère là-bas et que tout sera moins chère à Java, nous avons acheté des vêtements pour travailler, des produits de toilettes pour quasiment 6 mois (la caissière ne comprenait pas trop pourquoi on avait tout en triple… lol), imprimer CV et lettres de motivation pour nos recherches etc. Nous avons donc fait des journées, comme peuvent le faire les locaux, à aller dans les malls, les supermarchés et autres « bui-bui » pour trouver ce qu’on voulait. Nous avons pris goût à cette ville et à son ambiance et y sommes finalement restés 8 jours. Nous étions en plus dans une guesthouse assez sympa («La Javanaise »), qui se prêtait bien à la rencontre car terrasses au niveau des chambres avec thé/café à volonté, petite table pour le petit déjeuner… Nous y avons donc fait beaucoup de rencontres, courte ou plus longues, mais souvent enrichissantes, notamment celle d’Audrey, la grenobloise (^^), qui, on l’espère, passe du bon temps à Bali ! (On est tellement jaloux… ^^)

Notre papi street-food à Yogya (0,60€ le plat)

Notre papi street-food à Yogya (0,60€ le plat)

      Yogyakarta est une ville qui bouge énormément, et nous sommes tombés sur beaucoup d’événements pendant notre séjour : défilé des nouvelles recrues de la police javanaise, concours de miss, concours de musique… Pour la coupe du monde, un écran géant a été installé dans une rue près de notre hôtel, moyennant juste une donation pour venir s’y asseoir, et partager ce moment avec les indonésiens, toujours aussi sympathiques ! 😉

   Le défilé des policiers javanais  La coupe du monde en Indonésie

      Nous avons profité de cette semaine pour nous détendre un peu, avant le grand saut dans l’inconnu qui est quand même assez stressant… Cinéma à 2,20€ la place (!!!), Fun Zone des immenses centres commerciaux, tour chez le barbier pour Maxime et chez le coiffeur pour Aurore (ressortie de là, blasée au plus haut point car le carré sous les épaules qu’elle avait demandé à la coiffeuse s’est transformé en un dégradé bien au-dessus des épaules, genre Rachel dans la saison 1 de Friends…).

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Les sweedys au ciné !

      Nous sommes tous beaux, tous prêts pour l’Australie, même si on serait bien restés encore un peu (beaucoup) en Indonésie 😉

POUTOUX POUTOUX !!

POUTOUX POUTOUX !!

 

 

Les sweedys à Yogyakarta

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Les sweedys au Mont Bromo

 

      Pour commencer, nos petits problèmes de santé vont beaucoup mieux : Maxime n’a plus de problème de sinus, et les coraux des mains d’Aurore la grattent de moins en moins ! C’est donc en pleine forme que vous débutons notre dernier étape : Java. Elle est l’île la plus peuplée du monde, avec plus de 50% de la population indonésienne et détient la capitale. A notre arrivée, nous sommes vite touchés par la pauvreté, que l’on trouve beaucoup plus marquée qu’à Sumatra par exemple. Nos 6H de bus pour aller du ferry jusqu’à Probolingo se ponctuent de mendiants, infirmes, musiciens venant réclamer une pièce…

      Arrivés à Probolingo, ville de départ pour aller voir le fameux Mont Bromo, nous cherchons tout de suite à reprendre un transport pour Cemoro Lawang, la ville la plus près du volcan, afin d’y dormir et faire l’ascension tôt le matin, comme décrit dans la plupart des guides. Sauf qu’à 18h, il n’y a plus de transport public pour s’y rendre, seulement un minibus qui ne partira qu’à condition d’être rempli de ses 15 places… Nous étions deux…

Indo - Java - Levée du soleil (1)

     Après 15min d’attente, sauvés ! Un couple de danois, dans le même cas, se joint à nous, et nous informe qu’un autre minibus (d’une agence de voyage cette fois donc privé), doit partir d’ici une dizaine de minutes. Nous filons donc voir s’ils restent des places ! Là-bas, nous rencontrons un autre couple, argentin cette fois, toujours dans la même galère que nous ^^ Malheureusement, il ne reste que deux places dans le minibus, et personne n’a envie de se battre pour les avoir et abandonner les quatre autres derrière, surtout qu’entre temps, nous apprenons par un sympathique canadien que toutes les guesthouses pas chères de Cemoro Lawang sont pleines (il les avait toutes appelés afin d’en réserver une). Nous décidons donc de rester tous ensembles et de passer la nuit à Probolingo, où les prix sont nettement moins chers, et de partager un taxi ou autre pour le Mont Bromo dans la nuit. Nous trouvons une chambre à 75 000 Rp (moins de 5€, notre chambre la moins chères de toute l’indonésie !) en face de la station de bus. Sur place, le type de l’hôtel nous propose un minibus pour le volcan le lendemain, il a déjà deux personnes prévues, et nous fait l’aller-retour à 75 000 Rp, ce qui est tout à fait raisonnable. Tous les problèmes sont résolus ! Plus qu’une petite bière pour fêter ça avec notre petite troupe et au dodo !

      Le réveil sonne à 2H…. la tête dans le pâté, on enfile pantalon, polaire et bonnet puisqu’il fait entre 5° et 10° en haut. Certes les bonnets ne sont pas du tout indispensable mais on était trop content d’avoir une occasion de les porter 😀 Après 3 mois de chaleur non-stop, un peu de frais, ça fait du bien !

Levé de Soleil au Bromo

       Nous arrivons à Cemoro Lawang après une heure de route (enfin, de dodo surtout, avec le siège de Maxime qui grinçait à chaque caillou…) et nous dirigeons vers le View Point en premier (accessible en 1h de marche), pour voir le lever du soleil sur le Mont Bromo. Si vous prenez un tour avec une agence, ils vous diront que vous devez payer plus de 200 000 Rp (12,50€) de taxes d’entrée au site. Nous y sommes allés par nous-mêmes et n’avons rien payé ! Une personne nous a demandé si on avait payé, et nous avons dit que les taxes avaient déjà été inclues dans nos billets, plus personne ne nous a rien demandé par la suite ! On soupçonne donc quand même un gros business touristique, plus qu’autre chose.

Indo - Java - Bromo view point (6)

      Le lever de soleil est magnifique ! D’abord dans le noir, avec les milliers d’étoiles pour prendre son petit déj’, puis une lueur qui apparait au loin, les couleurs qui changent et les volcans qui apparaissent les uns après les autres dans la brume… Wouah ! Nous sommes en plus très contents d’avoir pu partager ce moment avec notre « équipe du Bromo » : Taio, Luli, Anne et Mathias 😉

La "Bromo Team"

La « Bromo Team »

       Vers 5h30, nous partons cette fois monter le Bromo, notre premier volcan (hihi), toujours en activité et toujours fumant, avec un cratère énorme de 800 mètres de diamètre ! Il faut 2H depuis le View Point pour arriver en haut du cratère : la plus grosse partie de la marche se fait sur du sable gris, au milieu des herbes sèches, des chevaux et des volcans. Il fait frais, les indonésiens sont habillés avec des espèces de ponchos en laine… Comme un air d’Amérique du Sud !

Sur le chemin du Bromo

Sur le chemin du Bromo

      Arrivés en haut, on veut voir l’intérieur du cratère !! Mais comme il fait 200m de profondeur et fume presque constamment, on ne peut pas voir le fond. On pense que le combo « view point + bromo » est probablement le meilleur, certaines personnes vont directement sur le volcan pour le lever du soleil, mais loupe la vue d’ensemble qui est juste sublime.

Toujours sur le chemin du Bromo ^^

Toujours sur le chemin du Bromo ^^

Nous continuons notre périple, juste tous les deux (les autres allant ensuite à Bali), direction Yogyakarta. Nous choisissons d’y aller en train, ça fait longtemps qu’on le l’a pas pris ! Ici, les trains économiques et premières classe n’ont pas les mêmes horaires, nous n’avons donc pas trop eu le choix en arrivant à la gare et sommes allés en business 😉 Certes un peu cher (450 000 Rp pour deux, avec changement de train à Surabaya, soit 28€), nous y étions bien installés pour les 7 heures de voyage qui nous attendaient.

Des Poutoux Poutoux !

Des Poutoux Poutoux !

 

 

 

Les sweedys au Mont Bromo

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Les sweedys à Bali – 3ème partie

 

       Notre Thibault arrivé, nous sommes directement allés fêter ça dans l’euphorique Kuta ! Une très bonne soirée ! Mais pas de chance pour notre invité qui n’a pas bien supporté, soit le Gin, soit le Macdo à 3h du mat’, et a été patraque le reste de son séjour…

Soirée d'arrivée de TiTi

      Le lendemain, nous avons pris la route direction Ubud, plus au centre de l’île. La ville est une succession à n’en plus finir de boutiques (majoritairement pour les femmes), de restaurants et de guesthouses… mais toujours parsemée de petits temples, d’autels à offrande et d’une odeur d’encens qui font le charme balinais. Elle a été nommée plus belle ville d’Asie par une revue américaine, mais nous n’irons pas jusque là !

Porte du Palais Royal

Porte du Palais Royal

      Gros point positif pour Aurore : on peut y pratiquer le Yoga ! Elle est donc allée à son petit cours (à 6€, dans un environnement de rêve) tous les matins, à son grand plaisir (même si un peu rouillée, parce que mine de rien, à part marcher et nager un peu, on ne fait pas de sport !). Nous avons fait à pied le tour de la ville, entre palais royal (mais juste l’entrée car le reste fermé ?!), musée d’art (le Puri Lukisan, qui fait découvrir différents styles de peinture balinaise) et la Monkey Forest. Cette dernière est en fait un bout de jungle où se trouvent des temples sacrés, c’est magnifique ! Tout ça entouré de singes supposés être « sauvages », ce qui n’est pas du tout le cas, mais qui dynamisent et enjolivent encore plus la visite.

          Petit instant gratouille      Monkey Forest

      Pour le reste, nous avons choisi notre ami le scooter ! Rouler à travers les rizières en terrasse, les villages plein de penjors (perches en bambou pour les offrandes) et le mont Batur était un délice, et cela permet de s’échapper un peu du tourisme de masse d’Ubud! Il faut payer 11 000 Rp/personne pour accéder au site du volcan, la vue est superbe, et tellement différentes des autres paysages du sud. Nous aurions bien aimé faire l’ascension du volcan, mais manque de temps et d’argent, nous en grimperons un sur l’île de Java dans une semaine 😉

  Les rizière autour d'Ubud              Titi et son scooter

Le mont Batur et son lac

Le mont Batur et son lac

      Toujours avec notre petit Thibault, nous avons essayé un grand classique des spectacles balinais : le théâtre d’ombre (ou wayang kulit). Il s’agit d’une histoire, toujours de thème sacré, racontée et jouée par une seule personne : le Dalang ; qui met en scène et fait les voix d’une douzaine de marionnettes en cuir à lui seul. Il est accompagné, derrière son écran, de quatre musiciens. Avant le spectacle (qui coûte 100 000 Rp soit 6,50€ à l’Oka Kartini), un résumé est distribué pour permettre aux touristes de comprendre l’histoire qui est en indonésien. Malheureusement, le papier ne concordait pas beaucoup (voire pas du tout) avec ce qu’on a vu… il y avait beaucoup trop de personnages… une seule voix pour tous… on n’a rien compris de toute l’heure de spectacle… qui paraissait du coup une éternité… Essai raté ! LoL

Petit tour dans Ubud

     Après trois jours, nous avons dû raccompagner notre « Titi » à la gare routière : moment pas facile facile… mais on est vraiment content qu’il soit venu nous voir 😀 A base de vautours, de ninja, de chansons de Julien Doré et autres, c’était un super weekend !

Avec Thibault dans les rizières

    Nous nous retrouvons à nouveau tous les deux, un sentiment un peu bizarre après toutes ses visites à Bali ! On décide donc d’aller faire de la plongée, tant qu’on le peut encore et puisqu’on a adoré ça.

Maxime fait du snorkeling

      Notre premier arrêt est Tulamben, à la pointe Est de l’ile, connue pour son épave américaine de la seconde guerre mondiale : le Liberty. Pas facile de trouver un centre de plongée, avec quelqu’un en qui on a confiance après Gili Air, et tout juste certifiés, surtout que des dizaines de « pseudo centres » (hôtels) se succèdent le long de la route. Nous avons finalement eu la plongée pour 15€ chacun (!!!), avec un guide local. Départ à 6H30 du matin, pour éviter les amas de plongeurs de la matinée. Plonger autour d’une épave est impressionnant, mais la visibilité à cette heure-ci n’était pas terrible, ce qui n’en fait pas notre meilleure expérience.

Snorkeling à Pemuteran

Snorkeling à Pemuteran

      Nous partons ensuite pour Pemuteran, au Nord-Ouest de l’île (le but étant de se rapprocher du ferry pour Java, suite de notre itinéraire en Indonésie), également connue pour ses sites de plongée. D’abord décidés à ne faire que du snorkeling pour économiser, les magnifiques coraux parlent pour nous et… Rebelote, on fait péter le budget et on se paye deux plongées sur l’île de Menjangan ^^. Nous les avons encore une fois à un bon prix, avec Global Dive Center, 37€ pour deux plongées avec trajet en bateau et déjeuner : comment ne pas résister ^^ Et nous avons bien fait puisque ces deux dernières plongées étaient magiques !

Aurore fait du snorkeling

      Juste petits hics, mais qui ne nous ont pas trop dérangés : Maxime a un peu mal aux sinus depuis notre séance photo sous l’eau en descendant trop rapidement, mais il a bien fait attention en plongeant et on va bien suivre l’évolution. Et Aurore a des plaques rouges et des démangeaisons sur les paumes des mains, qui sont certainement dues, après recherche, a des bouts de coraux qui sont entrés par des micro-coupures. Durant une plongée avec beaucoup de courant pendant notre open water, nous avions dû remonter à la surface en tenant une corde qui était pleine de petits coraux et certains sont restés dans sa main et se développent… Apparemment, ça part tout seul au bout de plusieurs semaines : affaires à suivre !

Snorkeling à Pemuteran 2

Nous quittons maintenant Bali, avec un gros pincement au cœur, pour rejoindre l’ile de Java, puis doucement Jakarta pour prendre notre avion. Cette île aura été un vrai coup de cœur ❤

Plein de Poutoux !

Plein de Poutoux !

 

Les sweedy à Bali – 3ème partie

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Les sweedys à Bali – 2ème partie

 

      Les Gilis sont trois petites îles appartenant à Lombok. Nous avons choisi Gili Air, une des plus paisibles, pour passer notre Open Water Diver (premier niveau de plongée).

Attention Plongeurs !

      Pour y aller, un petit stop à Padganbai, où nous passons juste la nuit pour prendre le ferry le lendemain (ticket à négocier ++). Nous y rencontrons Alban, Delphine et PH dans la soirée, une rencontre en toute simplicité comme on les aime, et un moment très sympa ! Tous trois sont allés en Australie (Alban 2 mois en Working Holiday et Delphine et Ph 3 mois en road trip), ils nous ont donné pas mal de bons plans et de conseils pour notre prochaine terre d’accueil et nous les en remercions 😉

La plage de Gili Air

La plage de Gili Air

      Gili Air est un petit paradis ! Une eau transparente, une vue sur les volcans de Lombok et Bali, des petites gargotes de plage un peu partout pour manger ou ne rien faire… le top ! En plus, aucune circulation, on se déplace à pied, à vélo, ou à calèche.

Les calèches à Gili Air

       A peine arrivés, pas le temps de chercher une guesthouse, nous comparons tout de suite les prix des écoles de plongée pour commencer notre Open Water dès le lendemain. Notre choix s’arrête sur 7seas International qui était le plus intéressant : 260€ le premier niveau, 218€ pour nous car nous avions déjà fait un baptême à Ko Lanta qui compte comme une plongée en moins à faire pour la certification. En plus de ça, ils nous ont offert 3 nuits gratuites dans un dortoir où nous étions en lit double sur une mezzanine, et notre instructrice était ADORABLE.

Mila, notre super instructrice ;)

Mila, notre super instructrice 😉

      Les deux jours et demi étaient un peu intenses, entre bachotage et plongée, on s’écroulait très tôt le soir, mais ça vaut tellement le coup ! 😉

Trop dur les conditionns d'apprentissage...! ^^

Trop dures les conditionns d’apprentissage…! ^^

      Après avoir plongé avec les bébés requins pointes blanches, les poissons lions et les énormes tortues vertes, nous sommes certifiés…. 😀 Et avons déjà envie d’y retourner !

Certifiés !

Certifiés !

      Nous serions bien restés encore un peu à Gili Air, mais une surprise nous a fait changer quelque peu nos plans 😀 Un de nos meilleurs amis avait pris ses billets pour venir nous voir 3 jours !! Nous retournons donc à Jimbaran (Bali), chez Aldi, pour aller le chercher à l’aéroport !

Bienvenu Thibault !!

Bienvenu Thibault !!

A très vite !

Des POUTOUX !!

Des POUTOUX !!

 

 

Les sweedys à Bali – 2ème Partie