Archives de Catégorie: Indonésie

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L’indonésie en Bref (2)

Carte Indonésie

      C’était l’un de nos pays préférés d’Asie du Sud-Est, et nous n’avons pas été déçu d’y revenir ! Mis à part Bali que nous avions déjà fait la dernière fois, et qui nous enchante toujours autant, nous avons cette fois plus exploré l’Est et le Nord du pays. Si deux semaines nous ont suffis à Flores, nous avons été un peu frustré du peu de temps qu’il nous restait pour Sulawesi, qui mérite d’y passer au moins un bon mois. Si nous avons trouvé un peu moins d’attrait à Lombok, on s’enrichit néanmoins toujours de la multiculturalité de ce pays. Nous avons encore une fois été touché par l’accueil et la gentillesse des indonésiens et par la beauté des paysages que nous avons rencontré. Le fait d’être là en pleine saison des pluies nous a parfois joué des tours et ralenti mais cela reste complètement faisable ! Après 3 mois passé en Indonésie au total, on ne s’en lasse pas et il nous tard déjà d’y retourner 🙂

 

Carte FloresCarte Bali LombokCarte Sulawesi

 

Les petits chiffres :

  •  266 112 000 indonésiens, soit 140/km² (contre 99/km² en France)
  • Les indonésiens sont à 87% musulmans, 9,9% chrétiens, 1,70% hindous et 0,72% bouddhistes
  • Salaire moyen : 297€/mois
  • Taux d’alphabétisation : 95,4 %
  • Esperance de vie : 70,6 ans
  • Indice de Développement Humain : 0,689 (soit 113ème sur 196) – 0,897 soit 23ème pour la France
  • Nombre de jours à barouder en Indonésie : 45 jours

Le budget : 

  • Taux de change utilisé : 1€ = 16 800 Rp
  • Notre budget estimé était de 45 €/jour pour deux, et nous avons bien vécu avec 45 €/jour, comprenant les hébergements (le plus souvent en « homestay »), la nourriture (le plus souvent dans les warungs ou les marchés), les transports, ainsi que les activités (cours de café à Ubud, cours de Yoga, trek à Rantepao, plongée à Bunaken…). Ce prix n’inclue pas notre Advance Open Water passé à Labuan Bajo que nous nous sommes offerts hors budget 🙂

Ce qu’on a aimé : 

  • Passer nos journée dans les merveilleux fonds marins de Bunaken (Sulawesi).
  • Se perdre en scooter dans les villages de Flores, et toujours être accueillis avec le sourire.
  • La dimension spirituelle du pays Toraja, avec toutes les traditions qu’il y a autour de la vie et de la mort (Sulawesi).
  • Manger des magnums à 1€ le soir pour le dessert.
  • L’ambiance colonie de vacances et les rencontres sur les magnifiques îles Togian (Sulawesi).
  • Que Bali reste Bali, comme on l’aime et avec toute sa magie, malgré sa grande popularité.
  • Les pancakes à la banane dans les hôtels au p’tit déjeuner.

Ce qu’on a moins aimé : 

  • La ville de Senggigi, et son atmosphère d’ancienne ville balnéaire fantôme.
  • Avoir tout le temps la sensation de manquer de temps à Sulawesi.
  • Le manque d’authenticité lors de l’observation des dragons de Komodo, qui sont nourris et affalés sous la cuisine à Rinca.
  • Le long trajet pour rejoindre Bunaken depuis les îles Togian et son combo « dame qui ronfle dans le ferry pendant 10h et genoux recroquevillés dans la voiture pendant 9h »
  • Avoir eu la sensation de ne pas être autant les bienvenus à Lombok que dans les autres iles.

Nos recommandations : 

  • A Bajawa (Flores): Le Madja Edelweis Homestay , 150 000 Rp (négocié) pour chambre double sans eau chaude mais wifi, petit dejeuner et thé/café à volonté – 200 000 Rp (négocié) pour celle avec eau chaude. La location de scooter est à 70 000 Rp la journée si vous dormez sur place.
  • A Munduk (Bali): Le Adithya Homestay à 200 000 Rp négocié pour une des chambre du bas avec grande baie vitrée donnant sur les rizières. D’autres chambres, plus chères, ont une petite terrasse et un beau lit à baldaquin. C’est très propre, le service est excellent et il y a de l’eau chaude ! Le petit déjeuner est au choix et délicieux, avec les meilleurs pancakes à la noix de coco râpée au monde !
  • A Tetebatu (Lombok): Le Green Haven, à 190 000 Rp/nuit pour une cabane en bambou avec salle de bain en pierre et petit déjeuner compris. Chez une famille très accueillante, qui peut organiser différentes excursions dans les environs.
  • Pour un trek à Rantepao, nous vous recommandons fortement Ryan Rantelili à l’agence Celebes Tourist Service. Vous pouvez aussi le contacter par email : ranteliliryan@gmail.com

Mais aussi…

  • Regarder les 4 derniers chiffres sur les plaques des scooters, qui représentent la date de fin de l’assurance. A défaut de ne pas toujours avoir de papier, on peut au moins vérifier que le véhicule est bien assuré.
  • Noter qu’en saison des pluies, il fait généralement beau le matin et qu’il pleut toute l’après-midi : il faut donc suivre ce rythme pour organiser vos journées.
  • Toujours en saison des pluies, le poncho est votre meilleur ami ! Ayez-le toujours avec vous 😉
  • Avant de partir à Bali, regarder les dates de fêtes, notamment le Nyepi, où il est interdit de sortir dans la rue une journée entière pour faire partir les mauvais esprits.
  • Il n’y a pas de distributeurs dans les îles Togian ou l’île de Bunaken : prévoir assez de liquide.
  • Il est aujourd’hui très facile de remplir ses bouteilles d’eau dans les hôtels ou restaurants plutôt que d’en racheter tous les jours. Un petit geste simple quand on sait que l’Indonésie est le 2ème pays le plus pollueur d’océans… Nous avons également acheté une paille filtre en NZ quand l’eau n’est pas potable, très pratique.

 

L’indonésie en Bref (2)

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Les sweedys à Pulau Bunaken

 

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     Dernière étape de notre aventure indonésienne, l’île de Bunaken, située à l’extrémité nord de Sulawesi, est connue pour être un paradis sous-marin. Et si nous n’avons pas craqué pour une petite plongée aux îles Togian, c’est bien pour en profiter maintenant !

 

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Belle installation !!

    Mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs, avant de plonger, faut-il encore arriver jusqu’à Bunaken ! À commencer par le ferry depuis Wakai pour rejoindre la ville portuaire de Gorontalo qui part deux fois par semaines (lundi et jeudi soir). Nous avons dit au revoir à nos 3 amies qui continuaient vers le Sud mais retrouvons toute la troupe rencontrée quelques jours plus tôt à Malenge : parfait pour oublier un peu les 14h de trajet qui nous attendent 🙂

 

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Franche rigolade sur le ferry pour Gorontalo.

     Après de délicieuses noodles instantanées pour le dîner (hum), nous nous installons sur notre matelas pour la nuit (matelas à louer sur place 10 000 Rp) : une nuit bien courte ! Aurore a mis 4h à s’endormir car sa voisine était une ronfleuse très bruyante, et elle ne pouvait pas vraiment tenter les techniques de retournement pour la stopper haha. Maxime de son côté s’est laissé complètement envoûté par une série, et ne voyant pas l’heure passée, n’aura tout compte fait fermé les yeux que 3h.

 

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Ça roupille sec !

    Nous arrivons finalement plus tôt que prévu, en pleine nuit (3h du mat’) et arrivons à enchaîner directement en trouvant une voiture à partager avec deux autres couples. C’est alors parti pour 9h de route… à somnoler transitoirement car pas vraiment confortable, tous serrés à l’arrière de la voiture avec du Pitbull à fond… Il faut ensuite prendre un bateau jusqu’à Bunaken mais nous sommes en plein weekend de Pâques et le ferry habituel ne circule pas. Nous mettons un peu de temps mais finissons par trouver une alternative avec un bateau local, certes plus cher qu’escompté mais nous arrivons enfin à bon bord ! Hallelujah !!

 

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Le port de Bunaken.

     Nous prenons une chambre au Novita Homestay pour 225 000 Rp/pers en pension complète, tout comme les espagnols et les finlandais avec qui nous avons fait la route. La famille qui tient cette auberge est vraiment adorable et très accueillante, malgré la longue et effrayante liste de règle à respecter qu’on vous fait lire en arrivant. La nourriture y est en plus délicieuse et en quantité !

    Contrairement aux îles Togian, Pulau Bunaken ne joue pas vraiment la carte « petit coin de paradis » ou en tout cas pas de la même manière. Ici pas d’eau turquoise, de sable blanc ou de hamac mais de la mangrove partout, une belle vue sur le volcan de l’île voisine et une atmosphère de village très paisible.

 

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Le « plan plan » indonésien.

     Mais si nous sommes venus, c’est surtout pour ce qu’il y a sous l’eau. Nous avions entendu des avis très différents avant de venir, qui nous avait même fait hésiter, mais après avoir fait 10 minutes de snorkeling, il n’y a pas photo : c’est le plus bel endroit qu’on ai jamais vu ! BIM ! Un mix entre Permuteran (Bali), Gili Air et Pulau Weh (Sumatra), nos spots préférés jusqu’à maintenant. Un énorme mur borde l’île, avec une quantité de poissons jamais vu auparavant et une diversité de corail incroyable. De plus, soyez sûr que vous verrez au moins une tortue à chaque sortie ! D’après le Lonely P. c’est grâce à la mangrove qui protège les coraux de l’érosion ainsi que de forts courants remplis de nutriments venant du Nord et du Sud, que Bunaken a des sites si exceptionnels. Nous avons passé notre première journée dans l’eau, et avec ce que nous avons vu, nous étions complètement excités par les plongées le lendemain 🙂

 

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BIIIIM

     Nous choisissons Cakalang Resort et signons pour deux plongées. Avec les mauvais souvenirs de Labuan Bajo et l’Advance Open Water encore en tête, il y avait une petite appréhension mais nous avons finalement retrouvés le plaisir de plonger comme au début et c’est BONHEUR ! Les sites étaient chouettes mais finalement pas aussi bien que le snorkeling car il n’y a pas vraiment besoin de profondeur pour observer les récifs coralliens. Bon on dit ça, mais à peine la première plongée finie on se disait déjà qu’on aurait bien aimé en faire une troisième lol.

 

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Maxime part en apnée, le fou !

    Nous passerons quasiment tout notre temps dans l’eau, à danser avec les petits poissons et les tortues.  Comme les courants peuvent être  assez forts, il n’est pas toujours facile de rejoindre le rivage, et il faut chercher les petits passages tracés par les bateaux dans la mangrove. Nous conseillons également de snorkeler plutôt sur la côte Est de l’île car la côte Ouest récupère pas mal de déchets de Manado et du village : nos compagnons de voyage ont fait une excursion en bateau de ce côté et on notamment croisé une couche et une chaussure à talon. Pourquoi pas !

 

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WAAAAAAOUWWWW

     Lorsque l’on sort de l’eau, le village offre une atmosphère très détendue : les plus jeunes jouent au badminton et les moins jeunes aux échecs ou aux cartes, ça chante, joue de la musique.. Notre petite famille nous a même fait un concert aux p’tits oignons avec le père à la contrebasse locale, le fils aîné à la guitare et la mère au ukulélé 🙂

 

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Même sur le bateau on joue au domino.

    Bunaken et ses environs offre encore plein de possibilités, comme trekker sur le volcan d’à côté, faire une plongée de nuit ou louer un scooter pour faire le tour de l’île… Mais nous n’avons malheureusement pas le temps de rester (sensation qu’on aura globalement éprouvé dans tout Sulawesi…) pour expérimenter tout ça !

 

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Des coraux, encore et toujours plus beaux !

    Il est temps de dire au revoir à l’Indonésie et de rejoindre le Vietnam (oui oui vous avez bien lu) pour retrouver nos amis Toto et Justine pour quelques jours à Hoi An.

Bun Thit Nuong, nous voilà !!

 

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Des poutoux.

Les sweedys à Pulau Bunaken

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Les sweedys aux iles Togian

 

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    Nous quittons le pays Toraja, avec une journée de retard et quelques péripéties bancaires, puisque Aurore a (encore) oublié sa carte bleue dans un distributeur et il a fallu attendre le lendemain que quelqu’un vienne ouvrir la machine. Heureusement, le stress n’a duré qu’une soirée. Maxime a profité de cette journée supplémentaire pour faire quelque chose d’inédit… Quelque chose qu’il n’avait pas fait depuis un an et demi maintenant… Il est allé chez le coiffeur ! Fini la longue tignasse blonde, il sent maintenant le vent sur son crâne !

 

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Fini le kiki !

    Avec cette journée de « perdue », nous n’avons plus le temps faire une escale au lac de Tentena et nous rendons directement à Poso, puis Ampana, afin de rejoindre les iles Togian. Nous le savons, c’est écrit dans tous les blogs et les guides (et nous ne dérogeons pas à la règle ^^) : aller aux iles Togian est loooooong et difficile, à base de 14h de bus de jour, 4h de voiture partagée et 8h30 de ferry !

 

2018-03 - Togian - Sur la route (3)

Les heures de rien sous la chaleur.

     Pour le bateau, il existe plusieurs possibilités, plus ou moins longues et plus ou moins chères, nous optons pour le ferry public (soit le moins cher mais le plus long ^^). Il existe un site bien pratique regroupant toutes les horaires, infotogian.weebly.com, car elles sont apparemment assez changeantes. Dans le ferry, on ne trouve pas de siège mais des matelas partout, établis sur deux étages à l’arrière du bateau pour se poser, au milieu des cartons de bouteille d’eau et autres marchandises à destination des îles. Le trajet est assez animé (si on peut dire), entre les enfants qui viennent nous voir, les voisins qui fument et  jouent à la guitare ou d’autres qui mangent du durian (aaaaaaaaahhhh non pas ça !) au-dessus de nous.

 

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Fabrication de sarbacane au village bajau.

      A notre arrivée à bord, nous achetons notre billet (75 000 Rp/pers) et nous faisons aborder par un indonésien qui veut nous vendre des tickets pour entrer dans le parc national, 150 000 Rp/pers. Comme nous n’avions pas vraiment entendu parler de ça, nous nous méfions et essayons de discuter, jusqu’à lui demander s’il a un badge officiel. Lorsqu’il nous sort son badge, nous n’avons plus vraiment d’autres choix que de payer. On a juste les boules de voir les gens balancer tous leurs emballages en plastique dans l’eau pendant la traversée… Mais en discutant avec d’autres voyageurs sur les îles, on se rend compte que certaines personnes n’ont pas payé cette entrée, soit parce qu’elles ont refusé, soit parce qu’on ne leur a pas demandé, et cela a questionné un peu tout le monde. De plus, nous avons entendu des versions différentes sur la durée de vie du ticket (5 jours, 1 jour, à renouveler, pas à renouveler) qui n’est pas bien clair. Nous ne sommes donc pas bien sûr de l’officialité de cette pratique, mais nous voulions en parler, car ce n’est indiqué, ni dans les guides, ni dans les blogs, et c’est un sujet sur lequel vous pouvez vous renseigner avant de venir.

 

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Le hamac, c’est la vie.

   Aparté terminée, nous voilà arrivés au port de Malenge, une île au nord-est de l’archipel, sur les conseils d’Edith et Richard, nos québécois préférés du voyage 🙂 Nous atteignons notre hôtel, le Sera Beach, dans la soirée, accompagnés de trois françaises que nous avons rencontré à la sortie du bateau. Si les îles Togian sont souvent synonymes de tranquillité et de solitude sur des plages de rêve, ce ne sera pas notre cas. Et pour cause, à notre arrivée, il y a déjà 15 touristes dans l’hôtel (dont 75% de français), qui nous regardent du coin de l’œil et murmurent « Encore des français ! ». L’hôtel est apparemment devenu très (très) populaire depuis qu’un voyageur et blogueur français en a fait la pub dans une vidéo. Forcément, les petits coins de paradis attirent du monde !

 

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French connection.

     L’archipel Togian est composé d’une cinquantaine d’îles, couvertes de forêt tropicales et bordées de récifs coralliens, dont seules les plus grosses ont des hôtels (forcément). On peut y faire une vraie déconnexion car il n’y a pas de wifi, et l’électricité n’est disponible qu’entre 17h et 23h. Même si on est en vacance, regarder son portable et les réseaux sociaux reste un réflexe bien ancré et ça fait un bien fou de ne pas toucher son téléphone pendant plusieurs jours ! L’autre particularité des îles est que l’on est en pension complète. Les trois repas sont compris dans le prix, et on nous sonne une espèce de cor (fait d’une bouteille et d’un bout de tuyau) lorsqu’il faut passer à table. Du coup, tout le monde mange en même temps (avec des places attitrées attention ^^) et ça donne un petit côté colonie de vacances que l’on a beaucoup aimé !

 

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Aurore, Popotte, Pô, Morgan et Léa.

     Ce n’est que le lendemain de notre arrivée que nous pouvons découvrir le paysage, et la surprise n’est pas dégueu ! Une eau transparente et turquoise, une plage (bien que minuscule) de sable blanc, la forêt aux alentours et les pirogues locales se balançant avec les vagues… Wouaaaaaaaaaw ! Le must étant les petits hamacs suspendus devant la chambre dans lequel il fait bon ne rien faire.

     Nous passons nos trois jours sur place avec Léa, Pauline & Pauline, avec qui le courant passe vite très bien, rejoint ensuite par Morgan un autre frenchy : un beau p’tit groupe quoi 😉 A base de petite séance de yoga improvisée sur la plage le matin, baignade et beach volley, partie de carte, discussion très profondes sur les chaussures de Maxime ou pourquoi les chats indonésiens ont la queue coupée, à se nourrir de thé et de chips à la crevette à longueur de journée, nous avons passé de très bons moments !

 

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Notre super bungalow à Sera Beach.

     Quand la mer le permet, nous partons ensemble en excursion, comme au très étrange Lac aux Méduses. Il s’agit d’un lac salé avec une espèce qui ne pique pas (elles auraient perdus leur pouvoir urticant au fil du temps car n’ont plus de prédateurs), et on peut donc se baigner au milieu de centaines et centaines de méduses ! Il y a bien cinq minutes d’appréhension au début, où on essaye de les éviter en sortant quelques petits cris, puis il y a un point de non-retour où il y en beaucoup trop autour de nous qui nous effleurent, et ça devient complètement fou. Elles sont toutes douces et tellement belles, avec parfois de magnifiques « chapeaux » bleutés.

 

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Le lac de méduses.

      Nous faisons également « la visite » d’un village Bajau, qui sont d’anciens nomades des mers. Leur village est aujourd’hui construit sur l’eau et accessible par un long pont en bois. Nous parlons de visite car nous nous sommes baladés dans les rues du village, où les enfants fabriquent de superbes sarbacanes en bambou, où on fait sécher le poisson directement sur le sol et les plantes ornent la devanture des cabanes, mais nous en sommes ressortis avec une sensation de voyeurisme plus qu’autre chose. Peut être que le fait d’être en groupe n’est pas non plus le meilleur moyen de partager avec les locaux. La vue sur le village depuis le pont est en tout cas magnifique et il paraît que le snorkeling y est excellent.

 

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Maison du village Bajau.

     Nous revenons à notre hôtel en traversant une partie de l’île à pied, à travers l’épaisse jungle. Le chemin n’est pas super clair (surtout quand il a plu la veille) et il vaut mieux être accompagné d’un local. Nous avions avec nous Nuir, le manager de l’hôtel, qui pressait le pas à un rythme effréné, laissant Aurore suer toute l’eau de son corps en bout de file !

 

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Courrez pauvres fous.

      Il y a plusieurs spots de snorkeling aux alentours de Malenge, mais la mer est assez capricieuse et ne permet pas toujours aux bateaux de partir, nous n’avons donc pu faire que le récif n°1. Si nous n’avons rien vu d’incroyable (entendez par là pas de requin, raie ou tortue), il y a une bonne diversité de poissons et de beaux coraux. Et il y a surtout des poissons clowns, ce qui suffit pour nous rendre heureux. Ici ils essayent même de vous « attaquer » lorsque vous vous approcher de leur anémone ^^. Nous remettons nos masques sur l’île de Kadidiri avant le départ, depuis la jetée de l’hôtel : il y a encore une fois beaucoup de poisson, et Maxime ne fait pas le fier en se retrouvant nez à nez à marée basse avec un gros barracuda !

 

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La plage de Kadidiri.

     Comme nous l’avons déjà évoqué, la météo peut vite faire changer vos plans sur les îles Togian et vous empêcher de bouger. Certaines personnes en ratent même leurs vols ! Nous décidons donc d’anticiper et de nous rapprocher du point de départ du ferry du retour en passant une nuit à Kadidiri. Au programme encore une fois, hamac et baignade (on a vraiment la vie dure) dans un cadre paradisiaque.

 

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Tempête sur la jeté de Kadidiri.

    Après 5 jours sur les iles Togian, on comprend très facilement comment certains voyageurs y restent des semaines, et on aurait, de notre côté, pas cracher sur 2/3 jours supplémentaires pour explorer d’autres îles ! Mais il ne nous reste que peut de temps en Indonésie et nous voulons rejoindre l’ile de Bunaken à la pointe Nord pour plonger. Là encore la route va être longue, à commencer par 14h de ferry de nuit…..

 

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Des poutoux tout doux !

Les sweedys aux iles Togian

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Les sweedys au pays Toraja

 

Montage Sulawesi

 

     Nous voilà arrivés à Sulawesi, la dernière île de notre périple indonésien. Entre de magnifiques plages, des spots de plongée réputés mondialement, des montagnes au centre et une grande diversité et richesse culturelle, nous avons de quoi nous occuper !

 

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Les berges de Makassar.

     Nous arrivons par la capitale après une petite heure de vol depuis Lombok. Comme nous avons tendance à fuir les grandes villes, Macassar ne déroge pas à la règle et nous la quittons le plus vite possible. Ville bruyante, polluée et sans grand-chose à visiter, nous passons notre unique journée à aller acheter nos billets de bus à la gare (9km du centre…) et à marcher le long du front de mer pour rejoindre le café de notre ami Dody. Dody, c’est le prof que nous avions eu lors de notre formation de café à Ubud, et il se trouve qu’il est manager d’un café à Macassar. Nous lui faisons donc une petite surprise très réussie !

 

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Au Tanamera café chez Dody.

     Nous enchainons sur un bus de nuit, plutôt confortable jusqu’à Rantepao, au cœur du pays Toraja. Dès notre arrivée, sans grande surprise, nous nous faisons embêter par des guides nous proposant d’aller voir une cérémonie funéraire ou de faire un trek le lendemain.

 

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D’anciennes maisons traditionnelles.

     En effet, le pays Toraja (ou Tana Toraja en indonésien) est une région anciennement animiste, avec un rapport à la mort un peu particulier qui fascine tous les touristes y passant. Si la population est majoritairement catholique de nos jours, les rites et cérémonies funéraires sont toujours bien ancrées dans la culture locale. Les touristes sont les bienvenus s’ils veulent y participer avec un guide mais il faut savoir qu’il s’agit de cérémonies très sanglantes. Si la journée est rythmée par des danses, des chants et des repas copieux, on y fait également des sacrifices de nombreux buffles et cochons qui permettent à l’âme du défunt de s’élever. Il y a 2/3 générations, on faisait encore également des sacrifices humains : il s’agissait d’ennemis du village de la personne défunte, dont on coupait la tête pour ensuite exposer le crâne avec les cornes de buffles à l’avant de la maison commune, et dont on enfouissait le corps sous une pierre. Nous avons lu de nombreux articles à propos de ces cérémonies et même si tout cela se fait sans maltraitance et dans le respect des traditions, nous faisons le choix de ne pas aller en voir. Pour ceux qui la connaisse, imaginez un peu Aurore face aux buffles égorgés et dépecés… ! En tout cas pas de regret, il y a plein d’autres traditions torajas à découvrir.

 

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Sous les pierres sont enterré les ennemies du clan.

     Nous passons notre première journée à scooter, à passer de village en village, avec les magnifiques maisons traditionnelles en bois (les tongkonans) au toit en forme de bateau  (ou de corne ?) et des buffles un peu partout. Nous retrouvons également les sourires et les saluts des locaux ainsi que les « hello mister » des enfants qui nous avaient tant manqués à Lombok. Lorsque l’on roule on sent une atmosphère un peu mystique, cela attise notre curiosité mais fait aussi un peu peur !

 

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Sur la route…

     Nous nous arrêtons au village de Lemo, dont les falaises contiennent de nombreuses tombes creusées dans la roche, avec des « tau-tau », des statues de bois à l’effigie du défunt, sur des balcons. Il existe plusieurs sortent de tombes au pays toraja : comme à Lemo, elles peuvent être creusées dans la roche mais les cerceuils sont parfois juste suspendus par des cordes à la falaise. Les sépultures de bébés seront, eux, déposés dans les troncs d’arbres, et, selon les croyances continueront de grandir avec eux..

 

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Les tombes dans les rochers.

     Bouillonnants de questions et en manque de connaissance sur tous ces rituels, nous décidons de trouver un guide local pour faire un trek d’une journée. Par curiosité, nous rentrons dans une agence de tour qui ne paye pas de mine (Celebes Tourist Service, Jalan Mangadil), et y trouvons Ryan, un guide local de 26 ans trop sympa avec qui nous signons sans hésitation pour faire un trek le jour suivant. En plus il nous demande la moitié du prix que nous proposent les autres guides : nous payerons nous même les transports jusqu’au début et depuis la fin du trek ainsi que notre déjeuner et donnerons 425 000 Rp à Ryan. Un autre guide nous demandait 1 000 000 Rp tout compris.

 

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Les maisons avec les cornes de buffles pour protection.

     Nous partons à 8h30, après avoir pris un café chez notre torréfacteur préféré (explications plus  bas ^^ ) ! La route jusqu’au point de départ du trek se fera en ojek (moto taxi), puis c’est parti pour environ 6h de marche à travers les rizières, la jungle et les petits villages, accessibles seulement à pied.

 

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Splendide.

      Si Ryan est né et a grandit dans la région, il est également animiste et a étudié la philosophie et l’anthropologie : autrement dit, il est passionné par sa propre culture et est une mine d’informations. C’est aussi un backpacker qui aime voyager et parle très bien anglais. Il nous fait passé par de petits chemins sublimes et introuvables tout seul, et nous donne des explications au fur et à mesure de la marche et de ce que nous croisons. C’est bon, nous l’avons assez bien vendu ? lol En tout cas il le mérite amplement !

 

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Copains.

     Au détour des villages, nous tombons sur les préparatifs d’un mariage. Mi-traditionnel mi-kitsch, les décors sont en train d’être montés en musique et nous sommes accueillis par le père de la future mariée. Le temps d’une petite photo avec les demoiselles d’honneur toutes en couleur et nous poursuivons notre chemin.

 

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Les demoiselles d’honneur.

     L’élément phare de notre journée, est notre rencontre avec Mama Kiki. Mama Kiki est la femme du gourou de Ryan et elle est décédée il y a un an et demi ! Whaaaaaat ?

     Eh oui, en plus d’avoir des rites funéraires troublants, les torajas conservent parfois leur défunts dans leur maison, et cela peut être pour quelques jours, ou quelques années ! Ils utilisent alors un procédé de momification ancestrale et un peu secret qui permet de conserver le corps en bon état et sans odeur. Si on lit un peu partout que les familles gardent le corps en attendant d’avoir réuni les fonds nécessaires à la cérémonie, Ryan nous explique que ce n’est pas la raison principale. Il s’agit plutôt d’attendre le moment où toute la famille peut se réunir (car elles sont généralement nombreuses chez les torajas) mais aussi le moment où tout le monde a fait son deuil et est prêt à laisser partir l’être cher. En attendant, le défunt est considéré plutôt comme un malade à qui tout le monde rend visite comme on le ferait chez nous pour une personne hospitalisée. On lui apporte de la nourriture tous les jours et Mama Kiki a même le droit à du rouge à lèvre !

     A notre arrivée chez l’ami de Ryan (qui n’était malheureusement pas présent), notre guide entre d’abord tout seul dans la chambre afin de demander son accord à la principale concernée. Puis nous pouvons entrer et découvrir le cerceuil ouvert, placé a milieu de la pièce. Effectivement il n’y a aucune odeur, et le corps de Mama Kiki est parfaitement conservé, il s’en dégage même une certaine beauté. Si nous étions un peu stressé par cette rencontre, il n’y a finalement plus rien d’étrange ou de morbide une fois sur place. Ryan prend le temps de nous expliquer tout ce qu’il y a autour de ces traditions, même s’il avoue que tout est difficile à croire pour les occidentaux car rien n’est vraiment logique. Chez les torajas, la mort fait parti intégrante de la vie et n’est absolument pas un sujet sensible comme cela peut l’être dans nos cultures occidentales. Nous n’avons bien sûr, par respect, pas de photo à vous montrer de ce moment et nous sommes bien heureux de le conserver rien que pour nous dans nos ptites têtes. En tout cas on peut le dire, nous nous sommes pris une belle claque culturelle !

 

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Pour une cérémonie, plus de 100 buffles peuvent être sacrifié.

     Nous aurions encore plein d’autres choses à expliquer sur les coutumes locales mais l’article commence à se faire un peu long et nous ne voulons pas vous perdre ! lol Sachez en tout cas que cette région est incroyablement intéressante et qu’elle mérite d’y passer plusieurs jours 😉

 

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Entre religion et tradition.

    Outre les histoires de mort, un peu omniprésentes par ici, la ville de Rantepao est plutôt charmante et agréable. Tous les soirs, des stands de streets foods se tiennent autour du terrain de foot, et permettent de très bien manger pour pas cher. Nous sommes allés chez la même petite famille tous les soirs, que nous avons bien fait rire car ici, quasiment personne ne parle anglais et parfois même pas indonésien. Le mot magique « Kurre Sumanga » en dialecte toraja remplace le fameux « Terima Kasih » indonésien et en fera sourire plus d’un 🙂

 

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     Nous avons également découvert une petite pépite comme on les aime (des pépites des pépites des pépites !) : un torréfacteur de café, qui utilise un moulin à eau pour faire tourner le tambour de sa machine ! Complètement génial ! Eli fait ce métier depuis 20 ans, avant même que tout le monde s’intéresse au café et est autodidacte. Son café, que ce soit en espresso ou en filtre, est délicieux, sourcé localement et torréfié comme on l’aime. En plus, sa femme et lui sont vraiment adorable ! Nous y passons tous les jours boire notre café matinal 🙂

 

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La torréfaction d’Eli.

     Nous n’avons malheureusement que 18 jours à passer à Sulawesi et devons reprendre la route ! Mais c’est un vrai coup de cœur pour Tana Toraja !

 

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Des Poutoux

Les sweedys au pays Toraja