Archives de Catégorie: Cambodge

Citation

Le Cambodge en bref

Le Cambodge n’a pas été pour nous un pays coup de cœur. Bien sûr il y a les temples d’Angkor, particulièrement le Bayon et le Pré Rup qui nous ont charmés, ainsi que la belle région du Mondulkiri où l’on aurait aimé rester un peu plus, mais la petite étincelle n’a pas eu lieu comme pour les précédents pays. Beaucoup d’ingrédients sont pourtant là pour la provoquer, des beaux paysages, une population accueillante, du beau temps (peut-être un peu trop d’ailleurs)… mais nous n’avons pas eu THE rencontre ou THE expérience incroyable, qui jouent un grand rôle dans l’impression d’un pays.

Carte cambodge

Les petits chiffres :

  •  15 millions de cambodgiens de soit 84/km² (contre 90/Km² en France)
  • Religions principales : Bouddhisme, indouisme et animisme.
  • Salaire moyen : 53 € / mois
  • Taux d’alphabétisation : 74 %
  • Population de moins de 15 ans : 40 %
  • Esperance de vie : 63 ans
  • Nombre de jours à barouder au Cambodge : 15 jours
  • Notre budget estimé était de 38 €/jour pour deux, mais nous avons vécu avec 32,60€ / jour (hôtel, nourriture, transport et activités).
  • Notre temps dans les transports : 28h de bus, 4h de tuk-tuk, 6h de moto et 4h de vélo!

Ce qu’on a aimé :

  • L’ile de Kampoong Cham et sa guesthouse « Mekong Bamboo Hut » avec ses hamacs à 2$ et sa bonne cuisine.
  • Louer une moto à Sen Monorom et dormir à l’hôtel « Tree Lodge » : hutte pour 3$, famille cambodgienne très accueillante, bonne ambiance.
  • La joie de vivre et l’enthousiasme des enfants
  • Prendre le petit déjeuner avec le lever du soleil sur le Bayon à Angkor.
  • Se liguer avec les autres touristes dans un minivan pour faire régner le « one seat one person »

Ce qu’on a moins aimé :

  • Le « Lakeside Hotel » à Ban Lung : plus un squat bizarre de jeunes cambodgien qu’un hôtel…
  • La cuisine. Forcément, venant d’Inde et du Vietnam, on ne pouvait presque qu’être déçus.
  • Les bus de chinois

Nos recommandations :

  • Nous y étions en saison sèche, le paysage sera tout  à fait différent si vous y allez en saison humide : l’ambiance sera plus « jungle », ce que nous pensions trouver en y allant.
  • Nous avons regretté de ne pas avoir fait un trek dans l’est (Ban Lung ou Sen Monorom). Tous les gens qui l’ont fait en garde un bon souvenir, même si il ne faut pas s’attendre à parcourir la jungle à la machette pendant des heures, c’est en général très pépère.

Le Cambodge en bref

Citation

Les derniers jours des sweedys au Cambodge

      La fin de notre périple a été assez rapide, nous ne sommes pas restés longtemps dans chaque ville, n’y trouvant pas grand grand intérêt. Nous voulions aussi économiser des jours pour le Laos, on en entend tellement de bien par tous les voyageurs que l’on croise !

      Après le Mondulkiri, nous avons fait un bref arrêt d’une journée à Kratie, célèbre notamment pour l’observation des dauphins d’eau douce de l’Irrawaddy présents dans le Mékong, une espèce en voie d’extinction. Mais l’attraction ne vaut pas vraiment le détour, nous n’avons vu que des ailerons de loin, alors que la différence entre ces dauphins avec ceux que l’on connaît est la forme de leur tête toute arrondie. Nous avons passé la soirée avec notre ami hollandais Martin rencontré à Sen Monorom et recroisé par hasard et sommes repartis dès le lendemain pour le Ratanakiri, une autre région plus reculée á l’est, dont la capitale est Ban Lung.

      A notre arrivée, nous avons galérés à trouver un hôtel, tout était plein… Nous avons donc fini au Lakeside Hôtel, que nous ne conseillons pas du tout… Ca ressemblait plus à un squat où vivait des dizaines de jeunes cambodgiens, jamais personne à la réception, des portes qui ne ferment pas à clés, une hygiène qui laisse à désirer, bref, Ban Lung ne nous accueillait pas à bras ouverts. Nous avons donc décidé de n’y passer qu’une journée de filer droit au Laos !

Le lac de Ban Lung

Le lac de Ban Lung

      Nous avons tout de même passé une bonne journée au bord d’un lac volcanique, avec un petit singe pour nous tenir compagnie dans l’arbre au-dessus, puis avons fait un tour de la ville en moto.

                        Le baboon               Le  lac de Ban Lung

     Nous sommes maintenant en route pour le Laos et ses 4000 îles, où nous retrouverons sûrement nos amis Florent et Emilie, qui comptent nous rejoindre au plus vite pour refaire un petit bout de route ensemble :).

Des Poutoux !!!!

Des Poutoux !!!!

Les derniers jours des sweedys au Cambodge

Citation

Les sweedys dans le Mondulkiri

Nous avons pris la route vers Kampong Cham, avec un réveil un peu brutal. Soit nous avons éteint l’alarme, soit nous ne l’avons pas entendu, mais nous nous sommes réveillés en sursaut à 4h26 du mat’, avec le bus qui venait nous chercher à 4h30 et qui était déjà en train de klaxonner ! Autant vous dire que l’on n’a jamais fait nos sacs aussi vite !

L'ile de Kompong Cham Le pont de Bamboo

Kompong Cham est la 3ème ville du Cambodge, nichée sur les rives du Mékong et nous avons été surpris par le peu de gens qui y vivent (et les touristes  encore plus). Là-bas nous avons loué une moto pour vadrouiller un peu aux alentours, la ville n’offrant pas grand-chose de particulier. Notre coup de cœur a été une petite île,  par laquelle on accède par un joli petit pont en bambou. On peut s’y promener dans le village, où les gens sont sympathiques au possible, et les enfants d’une joie de vivre incroyable, voulant à tout prix jouer avec nous. On y a découvert une petite guesthouse/bar/restaurant tenue par un coupe de colombiens, très sympa pour se poser et manger. La cuisine était excellente, ce qui n’est pas trop le cas depuis notre arrivée au Cambodge. A part du riz blanc et des brochettes de viande douteuses vendues dans les marchés, on ne mange pas grand-chose… Aurore a même fait un repas aux fruits uniquement.

Nous avons poursuivi vers le Mondulkiri et sa capitale Sen Monorom, en prenant un minibus pendant 7 heures. Au courant de ces fameux trajets en minibus où il y a plus de passagers que de places, nous avons posé la question et la personne de la réservation nous a confirmé : «no, no, it’s one seat one person ! » Dix minutes plus tard, nous étions 25 dans le minivan de 16 places sans compter les motos et machines à laver accrochées au coffre.

Coucher de soleil au Mondulkiri

Le Mondulkiri n’était pas ce que nous attendions. Comme nous sommes en saison sèche, le paysage fait très désertique, alors que nous pensions arriver en pleine jungle ! Les collines et les pistes sont remplies de sable orange qui a gentiment coloré nos vêtements lors de balade à moto et qui donne un certain charme à la région. Un avantage tout de même, étant en légère altitude, nous avons perdu quelques degrés au thermostat, ce qui ne fait pas de mal ! La région est également peu touristique, les quelques dizaines de touristes se concentrant dans trois guesthouses. Quel caaaaaalme ! Et on aime ça !

                       Le Tree Lodge    L'intérieur de notre hutte

Nous avons dormi dans une petite hutte en bois sur pilotis (comme la plupart des maisons traditionnelles ici) avec uniquement un matelas et une moustiquaire à l’intérieur, et partagions notre salle de bain sans eau chaud (même pas nécessaire ici) avec 5 autres huttes. La vie de la guesthouse était donc basée dans son restaurant et sa terrasse, avec une ambiance un peu à l’auberge espagnole. Nous y avons fait plein de rencontres, certaines très brèves, d’autres moins, mais toujours très sympathiques : Coralie et Erwan, Kenzo et Joël, Martjin….! Nous avons loué une moto pour vadrouiller dans les alentours : direction les villages ou encore les cascades pour un petit plouf. Il était possible de faire des treks , mais nous avons voulu jouer les économes et le bidou d’Aurore a encore fait des siennes, ce qui nous a bloqué une journée à l’hôtel…

Busra Waterfall

Qui dit jungle, dit petites bébétes ! Nous avons donc partagés nos nuits avec lézards (pensée pour Mélanie C. ;)) et rats, et Aurore a côtoyé ses premières araignées, ce qui a bien fait rire le Massou… Nous serions bien restés quelques jours de plus ici, mais d’autres villes nous attendent !

Des Poutoux

Des poutoux !!

Les sweedys au Mondulkiri

Citation

Les sweedys à Phnom Penh et Angkor

      Le passage de la frontière cambodgienne s’est déroulé sans encombre. Nous avons payé les 20$ habituels du visa, même si le douanier en a demandé 25$ (nous avions bien été informés sur ce genre de pratique avant). La personne avant nous a fait mine de ne pas comprendre et nous avons fait pareil !

Bye Bye Vietnam ...

Bye Bye Vietnam …

      Comme notre arrivée au Vietnam quelques semaines plus tôt, l’arrivée dans un nouveau pays fait toujours bizarre. En arrivant à  Phnom Penh, nous avons été surpris par le fort contraste qu’il existe entre la richesse et la pauvreté. Autant nous en étions bien prévenu en allant en Inde, autant nous ne nous attentions pas ici à voir des grandes villas et des énormes 4×4 côtoyer les marchands ambulants et les nombreux enfants des rues. Nous avons choisi sans le savoir une super rue pour dormir, celles des bars où les occidentaux ne rentrent pas seuls, genre « bar, restaurant, fun, not lonely » : que de romantisme ! A côté de ça, la capitale abrite de magnifiques monuments tels que le palais royal et sa pagode aux 5000 dalles d’argent ou encore les temples bouddhistes.

                    Enfant de rue a Phnom Penh         

      Ici il fait chaud, très chaud, ça ne nous dérange donc pas le moins du monde qu’il n’y ait pas d’eau chaude dans la plupart des hôtels 😉 Comme dirait « ce bon vieux Bill » : « quewlle putin d’chaleuwr !! ». Lorsque le soleil se couche, vers 17h, arrive quelque chose d’assez surprenant : les cours d’aérobics en plein air ! Nous en avons vu un le long du Mékong le premier soir et nous sommes allés le lendemain au stade olympique pour revoir le phénomène. Des dizaines et des dizaines de quinquagénaires (pour la grande majorité), quelques jeunes et messieurs se rassemblent devant un prof et sa grosse enceinte de son pop cambodgien pour même pas 0,20€, et font leur chorégraphie (souvent connue par cœur, même pas besoin du prof !). Nous n’avons pas osé nous lancer devant tant de monde, mais nous aurions dû.

Du sport, à la Michel Jackson

Du sport, à la Michel Jackson

      Nous avons fait la visite, très prenante, de la prison S21 : un ancien lycée transformé en centre de détention et de torture à l’époque des khmers rouges en 1975. Un témoignage assez bouleversant des horreurs commises pendant cette période, avec des photos de milliers de détenus dans plusieurs salles (chacun était systématiquement photographié à son entrée). Les khmers rouges ont dirigé le Cambodge pendant plus de 3 ans, faisant près de 3 millions de victimes. Les procès de certains responsables sont toujours en cours : celui du chef de la prison S21, datant de février 2012, s’est conclu en réclusion à perpétuité.

      Nous avons poursuivi notre route vers les temples d’Angkor, une époque plus glorieuse de l’histoire du Cambodge (le meilleur pour la fin) : celle des dieux-rois du grand Empire Khmer (années 800 à 1400 environ).

     Le premier jour, nous sommes allés en tuk-tuk, accompagné de notre super chauffeur Mr Ang, à 68 km de Siem Reap, pour visiter le Beng Mealea, un temple du XIIème siècle (un des derniers construits) envahi par la végétation. Il a notamment servi au tournage du film « Les deux frères » de JJ Annaud. Nous avons pris notre petit déjeuner pour la première fois dans un tuk tuk et passé 2H de route (3/4 de piste tape-cul) au milieu de la jungle et des petits villages ce qui était magnifique. Arrivé là-bas, le site était déjà plein de touristes… nous avons donc joué à un drôle de jeu (et pas pour la dernière fois) : Comment éviter les chinois ?? ^^

La  jungle du temple Beng Mealea

La jungle du temple Beng Mealea

      De retour au centre-ville,  nous avons loué des vélos, direction Angkor pour acheter notre pass 1 jour pour le lendemain et voir un coucher de soleil gratuit ! (petite technique de routard : si vous achetez vos billets la veille à partir de 17h 😉 ) Nous avons choisi d’aller voir Angkor Vat, le temple le plus près et le plus connu. Par chance, à 17h15, les gros bus touristiques étaient sur le départ, et nous avons pu profiter pleinement du spectacle.

Angkor  Vat

Angkor Vat

      Le lendemain, départ 5h du mat’ ! On pédale, on pédale, on pédale, et on arrive devant le Bayon, toujours dans le noir : youpi, nous sommes les premiers ! Nous avons donc pu prendre tranquillement notre petit déjeuner dans le temple, regardant le soleil se lever doucement et illuminer les  mystérieux visages si populaires : une splendeur !

Le  Bayon

Le Bayon

      Nous avons eu le temps, entre les « on pédale, on pédale, on pédale », les p’tites sièstes (parce qu’il fait chauuuuud) et les pauses repas, de voir les principaux temples et ceux qu’on avait envie de voir, mais on doit avouer qu’après 12h sur le site, on en avait plein les jambes et plein les fesses ! (Eh oui, les selles des vélos à 1$ la journée ne sont pas très confortables lol). Cette journée était vraiment incroyable, il existe une espèce de magie à travers ces temples, on se prend un peu pour un aventurier, un explorateur, pour Lara Croft (le film Tomb Raider a en parti été tourné ici) et on se croit en plein milieu du livre de la jungle….

Pô Mal

Pô Mal

Maintenant stop aux rêveries, les temples d’Angkor étaient magiques, mais nous filons droit vers l’est du pays, dans la région de Kampong Cham 😉

DES POUTOUX

DES POUTOUX

Les sweedys à Phnom Penh et à Angkor