Archives de Catégorie: Brésil

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Le Brésil en bref

      Le Brésil est un pays magnifique (et énormissime !), qui a beaucoup à offrir. Nous avions décidé de nous concentrer exclusivement sur le sud, n’ayant qu’un mois à y passer. Mais même comme ça, et avec la visite de notre amie Marion, nous avons énormément couru et passer beaucoup de temps dans les transports. Le rythme de l’Argentine nous a beaucoup manqué, ainsi que le contact avec les locaux (même si le couchsurfing chez Rafael et la journée passée chez Jacquie font partis des moments forts de notre séjour). Ce n’était pas le bon timing pour le Brésil et nous cette fois-ci, mais cela ne nous dissuade pas pour autant d’y revenir un jour.

Notre itinéraire au Brésil

 

Les petits chiffres :

  • 199 millions de brésiliens de soit 24/km² (contre 117/Km² en France)
  • Les brésiliens sont à 74% catholiques, 15% protestants et 10% pentecôtistes
  • Salaire moyen :  1200R/mois (soit 373€)
  • Taux d’alphabétisation : 97 %
  • Espérance de vie : 73,7 ans
  • Indice de Développement Humain : 0,744 (79ème sur 188 pays) – 0,884 soit 20ème pour la France
  • Nombre de jours à barouder au Brésil :  23 jours
  • Notre budget estimé était de 90 €/jour pour deux, et nous avons vécu avec 95€/ jour (comprennant les nuits d’hôtel, principalement en dortoir (2 nuits en chambre double), les repas dans des petits restaurants ou à l’auberge, les transports et les activités (entrée lieux touristiques, deux plongées chacun à Arraial Do Cabo, une journée snorkeling à l’Isla Grande)
  • Notre temps dans les transports : 75H de bus et 2H de bateau

Ce qu’on a aimé :

  • La magnifique Rio de Janeiro
  • Les belles plages et la tranquillité d’Arraial do cabo
  • Retrouver Mama pour son premier grand voyage en solo
  • Les fruits et les jus frais à acheter ou faire soi-même pour pas grand chose
  • Le prix des légumes
  • Les caipirinhas, à boire n’importe où et n’importe quand
  • Le principe des restaurants au kilo
  • L’auberge Café Hostel à Sao Paulo, dans le quartier sympa de Vila Madalena. (35R/pers en dortoir, dans des grands lits bien confortables ^^)

Ce qu’on a moins aimé :

  • Les informations des offices de tourisme, surtout à Rio où on nous a souvent répondu “je ne sais pas”.
  • D’être arrivés à l’Ilha Grande bondée pour le weekend de Pâques
  • L’exagèration de l’insécurité par les guides et certaines personnes rencontrées qui nous ont finalement stressés.

Le Brésil en Bref

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Les sweedys à Rio

Bre - Rio - Panoramique Rio (3)

     Nous attendions avec impatience notre arrivée à Rio de Janeiro. Rien que d’y penser nous en avions des chansons plein la tête, et il y a de quoi ! Ses lieux touristiques, sa musique, son carnaval sont connus de tous, et nous font tous rêver… Nous avons eu la chance d’en arpenter les rues durant 6 jours 🙂

     Difficile de savoir où poser son sac dans cette ville immense. Nous n’avons pas vraiment eu le choix puisque beaucoup d’auberges étaient pleines quand vous avons voulu réserver. Comme nous arrivions dans la soirée, c’était plus prudent d’avoir un pied à terre déjà prévu. Nous avons donc séjourner dans le quartier de Botafogo. Un quartier assez central et calme, avec l’avantage d’avoir les 2 lignes de métro à disposition. Nous étions dans l’auberge Vila Carioca (40R/nuit/pers en dortoir), placée dans une petite rue privée, dans un dortoir de 14 lits (où nous n’étions en fait que 4 ^^).

     Question transport dans Rio, il y a deux lignes de métro très pratiques, mais qui ne desservent qu’une partie de la ville. Et il y a ensuite un nombre incalculable de bus, dans lequel il est facile de se perdre. Il faut aussi signaler que les chauffeurs se prennent pour Schumacher et que certains passagers leur demandent parfois de ralentir ! ^^

La plage de Copacabaaaana

La plage de Copacabaaaana

     De notre auberge, nous n’étions qu’à 20 minutes à pied de la fameuse plage de Copacabana, et n’avons pas attendu très longtemps pour aller y boire une caipirinha ! Oui c’est un gros cliché, mais on assume totalement ! Les clichés ne s’arrêtent d’ailleurs pas là puisque les beaux surfeurs et les femmes en string ne se comptent plus, et on se prend très vite au jeu de la comparaison d’arrière train LoL. Nous avons poursuivit la plage le lendemain (un dimanche), avec Ipanema. L’eau y est plus belle mais le courant est toujours aussi fort qu’à Copacabana et les vagues toujours aussi bonnes pour s’adonner à des sessions de bodysurf. Les familles laissent place à des jeunes bandes de potes, en mode musique et petit parasol. Tous les dimanches, l’avenue longeant les plages est fermée aux véhicules ce qui est vraiment agréable. Il existe une vie folle autour de ces plages : on court, on skate, on fait du vélo, on joue au foot, aux raquettes, au beach-volley ou encore au futvolley (il s’agit de volley mais sans utiliser les mains et ils sont super forts !).

Bre - Rio - Copacabana (15) Bre - Rio - Copacabana (20)

     Nous sommes allés voir les populaires escaliers de Selarón dans le quartier de Santa Theresa, facilement repérables à l’amas de touristes qu’il y a devant ! Effectivement, ces marches ne sont qu’un objet touristique et ne sont pas du tout intégrées dans la vie du quartier mais on le pensait. Mais cela reste néanmoins très original, avec ses couleurs et l’association de carreaux venant du monde entier.

Marion cherche encore les escaliers

Marion cherche encore les escaliers

     Pour un peu de tranquillité, direction le jardin botanique (7R). Mais petite déception puisque trois endroits étaient fermés le jour de notre venue (le jardin des senteurs, la roseraie, et la serre des orchidées). Notre visite n’a donc pas duré très longtemps.

Pedalo !!!!

Pedalo !!!!

      Nous avons enchainé sur une toute autre activité, que nous étions OBLIGÉS de faire, même si par principe elle est chiante à mourir : le pédalo canard sur la lagune Rodrigo de Freitas. En tant que grand fan d’OSS 117, nous ne pouvions pas louper l’occasion et avons poussé Marion à se prêter au jeu. Pourtant, la forte odeur due aux milliers de poissons morts dans la lagune aurait pu en décourager certains ^^ Tous les déchets des quartiers et favélas environnantes y sont rejetés, ce qui provoque la pollution de l’eau et tue les p’tits poissons… (forcément…). Mais nous avons quand même louer notre canard (enfin cygne pour être exacte) et avons pédaler péniblement, mais tellement heureux pendant une demi-heure ! Nous y avons observer le magnifique couché de soleil sur le lac et les montagnes, avec les lumières de la ville qui scintillait : magnifaiique !

Coucher de soleil depuis le lac

Coucher de soleil depuis le lac

     Comme nous sommes arrivés le weekend, nous avons attendu le lundi et le mardi pour faire les deux grosses attractions touristiques de la ville, espérant y avoir un peu moins de monde : le Corcovado et son Christ rédempteur, puis le Pain de sucre.

Drôle de pose ...

Drôle de pose …

      Pour le Corcovado,  le billet de train est de 52R/pers (réservé sur le net) pour environ 1h de montée dans la verdure. Aurore a, comme à son habitude dans les transports en commun, fait sa petite siestoune. Le Corcovado (« bossu ») est un des nombreux « monts » de la ville, atteignant les 710m . A son sommet, le Christ Rédempteur, terminé en 1931, et haut de 38m fait maintenant partie des 7 nouvelles merveilles du monde et on le scrute toujours de n’importe quel endroit de la ville. D’en haut, la vue est incroyable ! On y voit bien le mélange de la jungle dans la ville (ou l’inverse ?!) qui rend Rio si spéciale, avec les favelas qui « grignotent » les montagnes. La partie la plus drôle reste sans hésitation tous les gens allongés par terre pour tenter de prendre leur famille/amis en photo avec le Christ, les bras grands ouverts ! Nous nous sommes contentés d’un petit selfie 🙂

Le christ et nous

Le christ et nous

     Pour le Pain de sucre, nous avons misé sur le coucher du soleil puisqu’on nous avait dit que c’était le meilleur moment d’y aller. Effectivement, on ne pourra pas vous le déconseiller ! Même s’il y a un peu de monde vers 17h (le soleil se couche très tôt ici), chacun peut se trouver un petit coin d’observation, et il reste peu de gens après 18h pour scruter l’illumination de la ville.

Bre - Rio - Du pain de sucre (12) Bre - Rio - Du pain de sucre (22)

     Pour y aller il faut prendre deux rapides téléphériques (62R/pers). Apparemment il y a possibilité d’accéder au 2ème à pied, mais nous étions un peu à la bourre et n’avons pas tenter le coup, de peur de louper l’instant I ! Nous sommes restés deux bonnes heures en haut, sans se lasser de regarder cette fameuse vue de carte postale que l’on a tous vu !

Bre - Rio - Samba (3) Bre - Rio - Samba (2) Bre - Rio - Samba (1)

     Nous ne pouvions pas passer à Rio de Janeiro sans aller écouter de la samba ! Nous sommes donc sortis dans le quartier de Lapa, Le quartier vivant dans la ville ! Malheureusement, nous étions lundi soir et l’ambiance n’était pas du tout festive… Le principal bar à samba était fermé (alors qu’il est annoncé ouvert du lundi au samedi) et il n’y avait pas grand monde dans les rues… petite déception pour une ville que l’on imagine très fêtarde ! Nous n’étions peut être pas au bon endroit, ou bien nous y étions trop tôt. Nous sommes quand même rentrés dans le seul bar jouant de la musique, moyennant 20R l’entrée, et avons pris notre petite caipi en écoutant le groupe de samba Rixxa. Nous finissons par nous laisser entrainer par la musique et allons timidement (parce qu’il n’y avait que trois autres personnes) sur le dancefloor 🙂 Par chance, une brésilienne a bien voulu nous montrer certains pas de samba ! Nous avons alors perdu Aurore, toute contente de connaitre les pas, agitée ses petites jambes et son bassin. Et de même pour Maxime, mais qui lui, n’arrivait pas à suivre le rythme effréné de la musique et s’est crevé en trente seconde 🙂 Pou pou pou poupoupoupou !

Bre - Rio - Samba (13)

     Après 4 jours, nous avons dit au revoir à Mama qui allait s’envoler vers le Nord, alors que nous allions rester deux jours de plus. Nous avons passé une très bonne semaine avec elle, et espérons que les moustiques vont arrêter de la torturer !! LoL Nous avons vu son coude et sa cheville triplés de volume à cause de ces vilaines bébêtes! De notre côté, nous avons profité de notre temps supplémentaire pour faire des petits emplettes, envoyer un colis et visiter une favela.

Vue depuis la favela de Santa Marta

Vue depuis la favela de Santa Marta

     Pour cette dernière, il n’était pas question de faire appelle à un tour ou à un guide, nous sommes donc aller à celle de Santa Marta , que nous avait conseiller nos compagnons d’auberge Olivier et Odile, un couple de français venus rendre visite à leur fils qui vivait juste à côté. En effet, depuis 2008, une quarantaine de favelas (sur les 1000 présentes à Rio) se trouvant près de lieux touristiques  ont été « pacifiées », dans l’attente de la coupe du monde et des jeux olympiques de 2016. Elles sont à présent gérés par des unités de police pacificatrices (upp), une police de proximité.

La favela, une fois tout redescendu

La favela, une fois tout redescendu

     La communauté se trouvant sur la colline de Dona Marta, se trouvant à cinq minutes à pied de notre auberge, en fait partie. Pour se rendre au sommet, un téléphérique a été installé, et nous avons fait le trajet avec les mamans et leurs enfants rentrant de l’école. En haut, la vue sur les centaines de maisons en briques de la favela et sur la ville qui les entourent est époustouflante, avec le Christ Rédempteur bien visible. La descente se fait par des escaliers cheminant à l’intérieur du bidonville. Quand nous ne sommes pas sûrs desquels prendre, un carioca nous indique le chemin. Les odeurs d’égouts se mêlent à celle des cuisine, les maisons de fortune sont souvent très colorés et même si tous les habitants ne sont pas spécialement hyper souriant à notre passage, nous ne nous sentons pas mal à l’aise.

     Nous quittons Rio le… 17 avril au matin… pour 23h de bus ! Youhou ! Maxime a donc passé tout son anniversaire dans les transports et il fallait bien quand même fêter ça. Nous sommes donc passés dans une petite épicerie chic avant de partir, histoire d’acheter quelques mets chauds à son coeur 🙂

Bre - Rio - Anniv dans le bus Bre - Rio - Anniv dans le bus (4)

     C’est la tête dans le pâté que nous sommes arrivés à Campo Grande, ville intermédiaire où nous devions enchainer sur un bus pour Bonito. Mais contrairement au Lonely qui annonçait 7 bus/jour, il n’y en avait qu’un…et il fallait l’attendre 8h dans la gare… Nous avons essayer de nous renseigner sur d’autres possibilités auprès de l’office du tourisme mais à part nous proposer des tours à des prix exorbitants, il ne nous a pas appris grand chose… Devant la complexité de prendre une décision sans trop se ruiner et perdre de temps, la fatigue et le ras le bol, nous décidons de partir directement pour la Bolivie!

Des Poutoux Do Brasil !!!

Des Poutoux Do Brasil !!!

Les Sweedys à Rio

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     Les sweedys de São Paulo à Paraty

      A notre départ de l’Isla Grande, nous avons eu le droit à une bonne pluie comme on les aime, histoire de rendre plus excitantes les 30 minutes de bateau puis les 20 minutes de marche pour rejoindre la gare routière. Malgré   l’achat de sacs poubelle pour protéger nos sacs et le serrage à fond de nos capuches de kway, nous étions trempés ! Heureusement, ce n’était pas le cas de nos affaires.

Tempête dans le bateau

Tempête dans le bateau

      Nous prenions la route pour Sao Paulo afin d’aller chercher Marion, une amie de BTS de Maxime avec qui nous allions passer une semaine 🙂

Les graf' de Vila Madalena

Les graf’ de Vila Madalena

      São Paulo est le cœur économique du Brésil et n’est rien d’autre que la 5ème plus grande métropole du monde. Elle compte 11 millions d’habitants et dispose de tous les types d’industrie et de commerce. Autrement dit, c’est une ville dans laquelle nous ne comptions pas vraiment nous attarder, et c’est ce que nous avons fait ! Nous nous sommes seulement limité au quartier de Vila Madalena, que nous avons d’ailleurs trouvé très sympa, avec ses nombreux graffitis, ses bars et ses petites boutiques. Marion était hébergée chez une amie brésilienne de sa soeur, Jacquie, qui nous a également ouvert sa maison (enfin, celle de ses parents ^^) avec beaucoup de générosité pour une nuit. Nous avons passé la journée à papoter  (retrouvaille oblige !) et à se balader dans le quartier.

Le fei

Le feijoada entre collègues

      A midi, nous avons retrouvé Jacquie et ses collègues pour goûter un plat typique brésilien : le feijoada. Il est mangé par les brésiliens presque tous les mercredis, ce qui est l’occasion de se rassembler en famille ou entre amis. A l’intérieur : du porc, des haricots noirs, du riz, de farofa (farine de manioc) et un truc vert qui ressemble à de l’algue dont on ne se souvient pas du nom . Le tout en très grande quantité ! Nous avons beaucoup aimé. Le soir, elle nous a emmené dans un de ses bars préférés pour une bonne (très bonne) petite soirée avec ses amies à base de caipi et de musique de Bahia (nord du Brésil) ! Merci encore à elle et sa famille pour cet accueil et ce partage !

Bre - Sao - Soirée PRIVEE (20)  Bre - Sao - Soirée PRIVEE (11)

      Le réveil a sonné à 6h le lendemain pour une loooongue journée de transport puisque le bus que l’on voulait prendre s’est avéré complet. Nous avons donc pris un bus vers une autre destination à mi-chemin où nous pouvions apparemment trouver un bus la ville voulue. En fait il fallait attendre 3h pour le prochain… Nous avons alors trouvé un bus local (oui, ça fait beaucoup de bus ! LoL) qui nous y a finalement emmenés, où nous étions les seuls touristes. Ouf ! A 17h nous arrivions.

Le port coloré de Paraty

Le port coloré de Paraty

      Paraty est une petite ville toute kiki avec son centre historique à l’architecture coloniale. Certes, c’est une ville très touristique, mais les bâtiments blancs du 17ème siecle avec leurs contours de portes et fenêtres colorées en fond un endroit charmant.

Le petit centre historique de Paraty

Le petit centre historique de Paraty

      Nous n’y sommes passé qu’en coup de vent, le temps de faire un plouf, de flâner dans les ruelles pour quelques photos et de faire découvrir à Marion le principe des  restaurants au kilo. Même si la nourriture n’est pas chère au Brésil, certains restaurants ont des prix bien touristiques et le restaurant au kilo fait la joie des backpakers (en tout cas, il fait la nôtre). Principe très simple : on remplit notre assiette à un buffet assez varié avec des légumes, du riz, de la viande… on pèse tout ça et on paye en fonction du poids (souvent 29R soit 8,50€/kg). Rapide et efficace !

 Nous avons bien hâte d’arriver à notre prochaine destination : Rio !!

Plein des POUTOUX !!!

Plein des POUTOUX !!!

Les sweedys de São Paulo à Paraty

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Les sweedys à l’Isla Grande

Bre - Ilha G - Plages en bord de ville (2)

      L’Isla Grande est située à 120  km sous Rio de Janeiro. Il s’agit en fait d’une ancienne léproserie puis d’une prison, ce qui explique pourquoi elle est restée plus ou moins intacte, en comparaison d’autres endroits du pays et nous n’en avons entendu que du bien. Elle compte une centaine de petites plages, pour la plupart accessible par une randonnée au milieu de la forêt tropicale, qui constitue la majorité de l’île. Il est aussi possible de se rendre ou d’en revenir de la majorité de ces plages en bateau mais c’est nettement moins drôle ^^.

               Bre - Ilha G - La ville (3)           Bre - Ilha G - La ville (2)

      Ce qui nous n’avions pas du tout calculé (parce que nous savons rarement quel jour nous sommes il faut l’avouer), c’est que nous y arrivions en plein pendant le weekend de Pâques. Et contrairement à chez nous où nous n’avons que le lundi férié, ici ils ont aussi le vendredi : ce qui leur fait un looong weekend. Résultat ? Du monde, du monde, du monde, et des prix qui grimpent, qui grimpent, qui grimpent…. Nous arrivons péniblement à trouver une auberge (El Misti) dans la ville principale de l’île (Abraão) pour 45€ la nuit à deux dans un dortoir de neuf personnes (et le fait qu’on y reste 5 nuits n’a rien changé), soit le moitié de notre budget journalier. Pour ce prix, heureusement, nous avions un petit déjeuner très copieux, et avons trouvé deux lits à côté sur la mezzanine de la chambre pour un peu de tranquillité mais le confort ce n’était pas ça, et le wifi encore moins ! Bref.

Bre - Ilha G - Vers Saco do ceu (11)

      Le lendemain de notre arrivée, nous partons en randonnée, direction le « Lago Azul » pour faire un peu de snorkeling. C’est un peu loin (~15 km), mais on est motivés. Malheureusement, à part un panneau dans le centre ville, le reste n’est pas très bien indiqué. Nous loupons le micro-panneau caché dans des branches au niveau d’une plage et continuons notre route de plages en plages, à escaler les rochers ou autre obstacle (un brésilien nous avait dit que le chemin n’était pas terrible, du coup on ne s’inquiète pas) avec la marée qui montait et ne facilitait pas les choses. Ce n’était qu’un défilé d’hôtels et resorts qui ont croqué en partie les belles plages, ce qui nous décourage rapidement. Nous nous arrêtons pique-niquer. Au menu : carottes crues et sandwichs jambon/fromage piqués au p’tit déjeuner de l’auberge. On fait comme on peut quand c’est la crise lol. Nous repartons à travers la jungle, ce qui est quand même la partie la plus excitante et la plus belle de cette journée, surtout que nous avons réussi à voir de nombreux singes tout kikis !

Les petits singes comme dans "Rio"

Les petits singes comme dans « Rio »

      Du coup, pas de snorkeling, ni de Lago Azùl. Nous allons jeter un coup d’oeil aux écoles de plongée pour le jour suivant (oui, nous sommes gourmands!) mais le prix nous a tout de suite refroidis (270R/pers = 80€ les deux plongées). Nous optons alors pour une journée organisée de snorkeling pour 90R/pers où nous irons à cinq spots différents. Nous embarquons le lendemain, avec 7 autres personnes, sur un beau speedboat avec soleil qui tape et musique à fond ! Plutôt cool 😎  Mais grosse déception en arrivant sur le premier puis le second spot.. Où nous rejoignons une trentaine d’autres bateaux et le même nombre (désolés de l’expression mais il fallait le dire) de grosses en string sur des frites ! Nous ne savons d’ailleurs toujours pas si elles ne savent vraiment pas nager ou si elles sont justes flemmardes. Du coté des poissons, pas grand chose d’exceptionnel, mais ce n’est pas étonnant… entre les déchets et les bateaux, ils sont bien loin. Nous n’avons donc pas trop apprécié, malgré les beaux paysages, mais pensons que ça doit valoir le coup hors période de pointe.

Les bateaux bien rangés au Lagoa Verde

Les bateaux bien rangés au Lagoa Verde

Des Strings et des Frites !!

Des Strings et des Frites !!

      Le troisième jour, nous ne perdons pas espoir et allons faire une autre randonnée, jusqu’à la plus belle plage de l’ile (et du Brésil selon le guide) : la praia Lopez Mendes. La marche dure 2h30, toujours au milieu de la forêt tropicale et des petits baboons, nous sommes ravi! Et le ravissement continue en arrivant sur la plage en question, qui est effectivement très belle, et où il n’y a… pas de bateau!!! Youpi!!! Juste du bleu à perte de vue. Et même s’il y a un peu de monde, les 3kms de sable blanc sont bien suffisants. Il y a quelques bonnes vagues, l’occasion de faire un peu de body surf.

Lopes mendes

Lopes mendes

      Le retour sera un peu moins drôle, puisque la nuit et la pluie tombent quand nous sommes encore dans la jungle. Et pas une petite pluie 😦 Nous sommes donc complètement trempés en rentrant, ce qui mérite bien une bonne caipirinha 😀 Nous avons justement un petit bar de rue en face de notre auberge qui les fait à 7R (2€!!), rare ce weekend là sur l’île.

                         Bre - Ilha G - Sous la pluie (1)             Bre - Ilha G - Sous la pluie (2)

      Notre dernier jour se passera sous la pluie, donc dans l’auberge, et sans wifi… mais nous avons quand même eu de la chance niveau météo sur nos 4 jours. Toute la foule était repartie et l’ambiance de l’île était carrément plus sympa. Nous repartons de l’Isla Grande un peu partagé, nous l’aurions d’autant plus appréciée si nous n’étions pas tombés en plein weekend de pâques, avec tous les touristes brésiliens venus de Rio et Sao Paulo. Mais c’est un endroit superbe et paisible en temps normal, avec de nombreuses plages et recoins à explorer à son rythme et nous la conseillons quand même à ceux qui passerait par là 😉

 

POUTOUX POUTOUX !!

POUTOUX POUTOUX !!

 

 

Les sweedys à l’Isla Grande

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Les Sweedys : de Curitiba à Arraial Do Cabo

Après quelques dizaines d’heures de bus, nous arrivons dans notre nouvelle terre d’accueil : le Brésil !

Arraial do cabo

Arraial Do Cabo

     Notre première escale est la ville de Curitiba, connue pour son aménagement urbain particulier, avec beaucoup de transports en commun et de rues piétonnes, et qui a bien su concilier le moderne et l’ancien. Nous y avons fait du couchsurfing, ce qui nous semblait un moment parfait puisque nous étions tout nouveau dans le pays, ne sachant, en plus, pas parler portugais… Rafael, notre hôte, est venu nous chercher à la gare le matin de notre arrivée avant son travail pour prendre un p’tit déjeuner. La grande surprise est qu’il parlait français ! Cela fait 6 mois qu’il prenait des cours, dans l’espoir d’aller vivre au Québec d’ici quelques années. Le weekend a donc été un énorme échange français/portugais vraiment enrichissant.

Raphael, Monique et nous

Rafael et Monique

     Nous avons profité de notre après-midi pour flâner dans les agréables rues du centre, et aller voir les quelques places et monuments importants. Nous avons mangé au marché municipal notre premier plat à base de riz et de haricots (le premier d’une longue série puisque ce sont également les aliments de base en Bolivie et à Cuba) qui était excellent et avons salivé devant les marchands de fruits, tous plus appétissants les uns que les autres !

                     Bre - Curi - La ville (9)        Bre - Curi - La ville (6)

      Le samedi, Rafael nous a emmenés à son cours de français pour que l’on puisse discuter avec les autres étudiants du groupe. Ils n’étaient que quatre, avec un prof brésilien qui a vécu à Montpellier, capable d’expliquer les nombreuses exceptions de notre langue. Nous avons joué le jeu, à base de questions, jeux de rôle et autres activités, et avons même fait une interro… Maxime, qui n’a jamais été très fort en français, a même réussi à nous faire des fautes !

Au cours de Français !

Au cours de Français !

     Comme à chaque fois, le couchsurfing est aussi l’occasion de partager la cuisine de nos pays respectifs. Pour le Brésil, pas de chance, Rafael n’était pas du tout bon cuisinier, mais nous a quand même fait goûter le petit déjeuner typique, avec café (qu’ils boivent souvent ici avec du lait et du sucre), « pain français » (p’tit pain qui ressemble à une baguette), « pão de quejio » (pain au fromage : un délice !) et charcuterie. Mais aussi, le plus important : la caipirinha ! Pour ceux qui ne connaîtraient pas, c’est LE cocktail national, simple et efficace, à base de cachaça (alcool de canne à sucre), de citron vert, de sucre et de glace. (Grosse pensée pour notre Emeric ! Et non, ce n’est pas dégeu, en tout cas pas ici ^^). La bouteille de cachaça vaut 3€, et les citrons verts 0,30€ le kilo. On comprend donc bien pourquoi tout le monde en boit partout.

Petit dej de fou.

Petit dej de fou.     

      De notre côté, nous avons leur avons fait une petite ratatouille aux petits oignons. Le moyen de se rendre compte que les légumes et les fruits ne valent RIEN, et qu’on va pouvoir se concocter de bons petits plats pour pas grand-chose 🙂

Notre bonne Ratatouille !

Notre bonne Ratatouille !

     Le dimanche, nous sommes allées manger chez la famille de Monique (la femme de Rafael). C’est une tradition : tous les dimanches, toute la famille se retrouve chez la maman autour d’un bon repas. Cette fois-ci c’était barbecue, et un peu comme les argentins, ils ne rigolent pas avec la quantité de viande ! Les hommes étaient tous ensemble à s’occuper du barbecue, et à faire tourner un vase de caipirinha (oui oui, un vase !), pendant que les femmes cuisinaient à l’intérieur. Un repas à la bonne franquette comme on les aime !

Dans la famille de Monique.

Barbuc’ et caipi dans la famille de Monique.

     Nous repartons de Curitiba avec quelques base de portugais (qui ressemble finalement beaucoup à l’espagnol mais avec une prononciation différente, parfois un peu difficile) prêts pour la suite ! Merci encore à Rafael et Monique pour leur accueil.

Bre - Arraial - Caipi easy (3)

     Nous allons ensuite à Arraial Do Cabo, une petite station balnéaire se trouvant à 160 km après Rio de Janeiro et réputée pour la plongée (et c’est bien sûr pour ça qu’on l’a choisi ^^). Dès notre arrivée, nous cherchons une école pour faire une sortie le lendemain. Notre choix s’arrête sur Ocean Sub, avec deux plongées pour 180R/pers, soit 53€, avec un guide pour nous deux seulement. L’eau était froiiide et la visibilité n’était pas terrible, si bien qu’on perdait notre guide toutes les 10 minutes, mais nous avons vu des poissons différents de l’Asie et l’Australie, et surtout un petit hippocampe 🙂 Pas notre meilleure plongée mais néanmoins très sympa !

Bre - Arraial - Priainha (18)

    Le centre-ville est bordé de deux grandes plages, mais l’une est remplie de bateau (Praia dos Anjos), et la deuxième est le repère des surfeurs (Praia Grande). Nous décidons de marcher un peu pour aller sur une plage plus tranquille (Prainha). La personne de l’auberge nous explique vite fait comment y aller en nous précisant que c’est difficile. Effectivement, rien n’est indiqué, si bien que nous nous perdons à deux reprises, sous une écroulante chaleur et mettons 2h pour y arriver :s Mais en arrivant : petit paradis ! La plage en valait la peine ! Le blanc est d’un blanc, et la mer est d’une transparence… Pff trop bien ! Rajoutez à cela une petite caipirinha et c’est l’extase LoL Bon, nous avions juste oublié d’apporter de quoi manger, du coup, à 14h, sous le soleil, avec une caipi dans l’estomac vide, on peut qu’on était un peu pompette ^^

     Nous ne passons malheureusement que deux jours et demi à Arraial Do Cabo, avec comme une impression d’aller un peu trop vite. Mais nous avons bientôt quelqu’un qui nous rejoint et nous ne comptons pas louper les retrouvailles ! Nous poursuivons donc notre route jusqu’à l’Isla Grande, on nous nous poserons un peu plus.

Des Poutoux !

Des Poutoux !

Les Sweedys : de Curitiba à Arraial Do Cabo