Archives de Catégorie: Bolivie

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La Bolivie en Bref

 

            Ahh la Bolivie ! On peut le dire, nous avons eu un petit coup de cœur ! N’ayant pas d’attente particulière avant d’y mettre les pieds, nous avons finalement décidé d’y rester plus longtemps, quitte à ne pas aller au Pérou (le Machu Picchu et nous, ce sera pour une autre fois !). Pourquoi ? Les paysages que nous y avons vu sont parmi les plus beaux (voire LES plus beaux) de tout notre voyage… Les boliviens, souriants et plein d’humour nous ont très bien accueillis… Leur côté spirituel, proche de la nature, et des traditions nous a beaucoup plu, et nous a fait réfléchir… L’ambiance générale, un peu bordélique il faut le dire, nous a rappelés des souvenirs d’Asie et nous a charmés… Et puis, nous avons eu l’occasion de nous faire de nouveaux amis de voyage, qui ont bien entendu participé à notre impression du pays, et avec nous avons passé de très bons moments…

Voila ! Nous nous sommes sentis bien en Bolivie, dès les premiers jours, et nous avons préféré en profiter au maximum plutôt que profiter à moitié dans deux pays, sans regret !

 

Notre itinéraire bolivien

Notre itinéraire bolivien

Les petits chiffres :

  • 10,6 millions de boliviens de soit 9,5/km² (contre 117/Km² en France)
  • Les Boliviens sont à 95% catholiques et 5% protestants, mais la plupart y ajoutent des croyances Incas et Aymaras, notamment envers la Terre-Mère (Pachamama)
  • Salaire moyen : 3225 Bs/mois (soit 430 €)
  • Taux d’alphabétisation : 90,7 %
  • Esperance de vie : 67 ans
  • Indice de Développement Humain : 0,675 (108ème sur 188 pays) – 0,893 soit 20ème pour la France
  • Nombre de jours à barouder en Bolivie : 52 jours
  • Notre budget estimé était de 44€/jour pour deux, et nous avons vécu avec 44€/ jour (comprennant les nuits d’hôtel, principalement en chambre double sans sdb, les repas aux marchés ou dans des petits restaurants locaux, les transports et les activités (dont le trek de 3 jours des villages Jal’qua à Sucre, le tour de 4 jours au Salar d’Uyuni, et la location de materiel pour le trek de 3 jours d’El Choro).
  • Notre temps dans les transports : 72H de bus, 20H de 4×4, 4H de bateau et 1/4H de moto.

Ce qu’on a aimé :

  • Manger aux comedors des marchés, que ce soit le matin pour une bonne salade de fruit ou un “pastelito” ou le midi pour une petite soupe, avec tous les locaux.
  • S’émerveiller pendant les quatre jours du tour du Salar d’Uyuni et du sud Lipez, un incontournable!
  • La paisible Isla del Sol et ses panoramas incroyables sur le lac Titicaca
  • La jolie ville de Sucre, et son musée d’art indigène très bien fait.
  • L’amabilité des boliviens
  • La rencontre avec les « sniffeurs de culottes », devenu de vrais copains et de grands amateurs d’“Abuelo” (Rhum d’Amérique central)
  • Manger des pop-corns et boire du jus d’orange pressé de rue quand on a un p’tit creux !
  • Flâner dans les marchés de La Paz, à la recherche de tout et n’importe quoi

Ce qu’on a moins aimé :

  • Villa Tunari, une étape absolument pas indispensable.
  • Les boliviennes des marchés de La Paz qui, certains jours, ne veulent pas nous servir ?! et nous le font bien comprendre en nous évitant du regard et en servant toutes les autres personnes avant nous.
  • Cracher nos poumons à l’effort avec l’altitude, même après un mois et demi.

Recommandations

  • L’agence de voyage “Viaje, rutas y recuerdos” , 40 calle Aroma, au croisement de Illampu, à La Paz , organise des tours un peu partout en Bolivie. Le couple qui l’a tient est vraiment sympathique et plein de bons conseils.
  • Faire le tour du salar d’Uyuni depuis Tupiza, ce qui permet de le faire en sens inverse de la plupart des autres voyageurs et d’avoir un journée supplémentaire.
  • L’auberge « San Marcos » de Sucre, en plein centre ville, avec son petit patio : 40Bs/pers pour chambre sans sdb.

La Bolivie en Bref

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Les sweedys à La Paz

 

La place San Francisco

La place San Francisco

       La plus haute capitale du monde a été notre pied à terre toute la deuxième partie de notre séjour, et nous commencions à y avoir nos petites habitudes. Elle s’étend dans une vallée à 3600m d’altitude où s’étalent de magnifiques sommets enneigés et des milliers d’habitations en brique. On nous a expliqués que les boliviens ne les terminaient pas sinon ils doivent payer plus de taxes !

      La ville est en perpétuelle effervescence (sauf le dimanche matin), avec tous ses marchés, son trafic, ses spectacles sur la place San Francisco et son million d’habitants.

     .    Bol - La Paz - La ville  (1)

      Des marchés en plein air s’étendent sur une grande partie de la ville, il y a en a partout et pour tout le monde. Chaque ruelle a une spécificité, ainsi on passe du marché luminaire, à la plomberie, puis de la laine à l’électronique… Aller dans un supermarché à La Paz n’a aucun sens, tout se trouve dans les marchés de rue! Et si la p’tite dame en face de vous n’a pas que ce vous cherchez, elle vous indiquera où le trouver, c’est vraiment génial et c’est un plaisir d’y flâner !

 

Les rues embrasées des marchés

Dans la rue du marché aux sorcières

      Le marché le plus atypique est celui de « Hechiceria », ou le marché des Sorcières qui vend toute sorte de remède pour toute sorte de problème. On y trouve par exemple des huiles essentielles pour devenir riche ou encore des foetus de lamas séchés, à enterrer sous votre nouvelle maison pour vous portez chance, comme offrande à la Pachamama !

   Bol - La Paz - La ville  (24)    Bol - La Paz - La ville  (11)

      Pour rester dans l’atypique, nous avons profité d’un dimanche après-midi pour aller voir un truc pas banal : du catch de cholitas ! Il s’agit d’un mélange entre du catch américain et du catch mexicain, avec des femmes habillées en tenue traditionnelle. Elles sont toutes belles lors de leur entrée mais se décoiffent rapidement ! Si on voit bien que la plupart du combat est une répétition, on se demande parfois où s’arrête le cinéma (quand il y a du sang, ou qu’une cholita nous pique littéralement nos deux chaises pour frapper sur son adversaire !). Même s’il y a plus de touristes que de boliviens dans le petit stade, on passe un bon moment ! (70B/pers, incluant transport, entrée, snack et petit souvenir)

 

On se tire les nattes sur le ring

On se tire les nattes sur le ring

      A chaque passage dans la ville, nous allions prendre nos p’tits dèj ou nos déjeuners au marché central. C’est un vrai labyrinthe ! Entre les vendeurs en tout genre, les stands pour prendre une salade de fruits, les stands pour boire un thé, ceux pour un « almuerzo completo »… le meilleur moyen est de retenir le nom de la propriétaire, écrit au dessus du stand. On y trouve aussi une série de babyfoot, ou les étudiants (et même les hommes en costard) viennent après les cours.

   Bol - La Paz - le marché (3)    Bol - La Paz - La ville  (28)

      Mais même si nous aimons beaucoup la cuisine bolivienne depuis notre arrivée, nous avons eu un p’tit coup de blues en revenant de Villa Tunari… et nous avons craqué… pour un resto français !! Direction « Chez Moustache », pour un verre de vin, un plateau de charcuterie, une tartiflette et une crème brulée/mousse au chocolat! Le tout pour 50€ (tellement cher pour la Bolivie, mais tellement bon). On a beau dire, la cuisine est Le sujet de conversation obligatoire quand on rencontre d’autres français, et on a hâte de la retrouver ^^.

    Bol - La Paz - Resto Francais (6)       Bol - La Paz - Resto Francais (2)

      Mais en attendant, nous quittons la Bolivie, avec presque deux mois passés ici et beaucoup de beaux souvenirs, et partons pour le soleil de Cuba !

 

Des poutoux !!

Des poutoux !!

Les sweedys à La Paz

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Les sweedys : de Villa Tunari

à Coroico

 

Villa Tunari, depuis le Mirador du Parque Machia

Villa Tunari, depuis le Mirador du Parque Machia

      Après un bref retour sur La Paz, nous décidons de partir quelques jours à Villa Tunari, pour avoir un peu de chaleur et voir un peu de jungle bolivienne. Aller dans l’Amazonie coûte relativement cher (il faut prendre un avion parce que la route en bus est apparemment super dangereuse, puis booker un tour avec une agence…), nous nous arrêtons donc sur cette petite ville, au nord de Cochabamba.

      D’après le Lonely, il s’agit d’une petite bourgade idéale pour se reposer. Elle est bordée par une rivière, un parc national et un petit refuge animalier, ça a l’air plutôt pas mal ! Après une nuit et une matinée de bus, l’impression n’est pas la même… La ville, plutôt moche, est située au bord même de la route reliant Cochabamba/Santa Cruz… Le temps est gris et humide au possible… Bref, nous partageons un petit moment de solitude avec nos sacs sur le dos au bord de la route, le bus s’éloignant au loin.

 

Au bord du rio, à Villa Tunari

Petit moment ricochet !

      Pour notre première journée, nous décidons d’aller au parc national Carrasco, qui permet plusieurs ballades. Après avoir pris un taxi puis un mototaxi (à 3 dessus bien entendu!) pendant 15 min, nous arrivons à l’entrée du parc. Nous sommes accueillis comme jamais par un jeune bolivien, bien plus occupé à regarder sa série télé qu’à nous donner des informations ! Il nous baragouine quelques mots, incompréhensibles, et nous sort une feuille indiquant les prix : 90Bs/pers pour la ballade avec un guide (lui). Il ne nous a pas regardés une seule fois dans les yeux ! C’est donc hors de question de payer pour passer la demi-journée avec lui, nous repartons à pied, ce qui nous vaudra une ballade de 2h ! Echec !

 

Bienvenus dans la Jungle !

Bienvenus dans la Jungle !

      Le lendemain, nous allons jusqu’au parc Machia, un refuge animalier qui héberge des animaux blessés. Nous faisons la petite marche jusqu’au mirador (grâce à l’humidité, nous sommes complètement trempés en 2 min…), où les singes araignées apparaissent souvent. Pour une fois depuis notre arrivée nous avons de la chance, c’est tout un groupe de singe qui vient nous voir ! Il y en a partout ! Une maman avec son bébé vient même s’asseoir tranquillement sur les genoux d’Aurore, l’air de rien, lui créant un petit moment de panique !

 

Bol - Villa Tunari - Singes araignée (2)              Bol - Villa Tunari - Singes araignée (14)

      Nous repartons après 2 jours, écourtant un peu notre séjour, puisque vous l’aurez compris, cette petite escapade à Villa Tunari fut plus un échec qu’autre chose !

      Revenus à la capitale, il ne nous reste plus qu’une petite semaine, c’est suffisant pour une dernière échappée ! Nous choisissons de faire le trek d’El Choro ! Et de le faire tout seul, comme des grands !

      Nous nous dégotons une agence de voyage aux petits oignons, pour louer notre matériel de camping. Nous prenons tente, duvets chauds, matelas et réchaud pour cinq jours, tout ça pour 480Bs. L’agence, que nous recommandons fortement car le petit couple qui s’en occupe est adorable et plein de bons conseils s’appelle « Viajes, Rutas y Recuerdos ». Quelques petites courses pour trouver une bouteille de gaz, une popote et de quoi se nourrir pendant 3 jours et nous sommes prêts !

 

Départ de la Cumbre, J1

Départ de la Cumbre, J1

      Le trek d’El Choro est un trek de 57kms de chemin Inca, qui démarre dans les Andes à La Cumbre (4725m), monte jusqu’à 4859m puis redescend à Chairo (environ 1600m) dans les Yungas. Autrement dit, on commence à la montagne et on finit dans la jungle 🙂 Et on se fait un énorme dénivelé! Mais soyons clairs tout de suite, on a lu et relu : « le trek d’El Choro, c’est facile, c’est que de la descente ». Faux ! Il y a quelques montées assez rudes et même en descente, avec un gros sac dans le dos, on en prend plein les jambes ! Par contre, il est effectivement très facile à faire tout seul, puisqu’il n’y a qu’une seule route qui va traverser tous les villages étapes. La facilité dépendra surtout du poids de votre sac. La plupart des gens le font en 3 jours, et c’est aussi ce qu’on avait prévu, mais nous l’avons finalement fait en 4 jours, avec arrivée à Chairo vers 8h30 le 4ème jour.

 

Bol - El choro - Jour 1 (6)

Les p’tites rencontres sur la route

      Après un départ un peu tardif de La Paz, nous arrivons à la Cumbre, poste de registration avant la grande descente, vers 10h30 et le paysage y est déjà époustouflant !! C’est après la première côte du trek et un manque de souffle considérable dû à l’altitude que nous démarrons les fameux 3200m de dénivelé !!!

 

Bol - El choro - Jour 1 (9)

Le chemin Inca dans le brouillard du début

      Dans les nuages lors de tout la descente, nous poserons la tente après 5 heures de marche, un peu plus loin que Chucura ! N’ayant plus de mollet, c’est l’occasion pour Aurore de se faire masser et aussi de faire notre première popotte du voyage !! « On va ptêtre le faire en 4 jours ce trek nan ? »

 

Camping sauvage pour la première nuit, près de

Camping sauvage pour la première nuit, à 1H de Chucura

       Le lendemain, les douleurs se font sentir mais on repart sous le soleil et la verdure. « T’es sûre, tu veux pas une banane ? Une p’tite pomme ? », tente Maxime à plusieurs reprises dans l’espoir d’alléger son sac! Dès Cha’llapampa la jungle nous submerge et nous marcherons difficilement (genoux pour Aurore et épaules pour Maxime) jusqu’au camping Buenavista (1h30 ou la sacrée côte, après El Choro). Nous posons la tente entre les ânes et les vaches mais avec aussi une super vue sur la vallée ! Au programme ? Massages bien-sûr! « Mais pourquoi on a pris 10 litres d’eau !! »

 

Changement de flore et de climat dès le deuxième jour

Changement de flore et de climat dès le deuxième jour

      Enfin le dernier jour, on marche, on marche c’est bientôt la fin, on est cuit et on trouve pas de quoi dormir … À 17h30… Enfin le coin idéal, à 20 min de Chairo !! Juste parfait !!

 

La deuxième soir camping au milieu des zanimaux !

La deuxième soir camping au milieu des zanimaux !

      Depuis Chairo, il parait que les taxis pour Coroico coûtent à peu près 160Bs (!! Soit un Uyuni-La Paz pour deux en bus de nuit), nous décidons donc de marcher jusqu’à la route principale, ne sachant pas qu’on se lançait dans 12 kms supplémentaires… (une petite madame nous avait annoncés 30 min de marche). Heureusement, un pick-up nous a pris en stop, et nous a gentiment déposés à 7km de Coroico où nous avons pris un taxi collectif (7Bs/pers).

      Au final, les paysages sont incroyables pendant tout le trek, de la vallée qui se dégage peu à peu du brouillard au départ jusqu’aux forêts denses de la jungle vers la fin. Mais le mieux est aussi de discuter avec les quelques locaux qui y vivent, vraiment loin de tout pour le coup. (Prenez leurs des p’tits trucs, ils seront vraiment ravis !! Nous avons notamment fait le bonheur d’une p’tite dame en lui offrant notre lampe/casque de chantier/décapsuleur contre trois bananes ^^ ). Pour marcher, 3 jours suffisent (si on se lève tôt), mais prendre le temps de profiter du coin est aussi génial !

    Bol - El choro - Jour 2 (13)            Bol - El choro - Jour 3 (10)

      À savoir pour les voyageurs : il y a de l’eau partout ! On croise des torrents pour remplir les bouteilles 3/4 fois par jour, alors ne faites pas la même erreur que nous qui avions peur et avions pris 10L d’eau ! Oui, oui… Du coup, les sacs sont beaucoup beaucoup trop lourds ! Concernant le camping, en plus des étapes payantes indiquées sur la carte , vous trouverez toujours des coins pour faire du camping sauvage entre deux étapes !

 

Notre petite cabana rien qu'à nous pour une nuit, à Coroico

Notre petite cabana rien qu’à nous pour une nuit, à Coroico

      Après ces 4 jours de randonnée intensifs, le repos s’impose. Nous ne dérogeons pas à la règle des autres trekkeurs et nous payons une petite maisonnette rien que pour nous a l’Hostal Sol y Luna (310Bs la cabaña). Au programme, un bon bain de soleil et bien-sûr beaucoup de repos pour nos petits mollets qui ont bien soufferts 😦

 

Des Poutoux des Poutoux !!

Des Poutoux des Poutoux !!

Les sweedys : de Villa Tunari à Coroico

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Les sweedys au lac Titicaca

 

Vue depuis le Cerro Calvario

Vue depuis le Cerro Calvario

       Après deux jours brefs à La Paz (que nous raconterons dans un prochain article dédié à toutes nos escales dans la capitale), nous partons pour le fameux lac Titicaca, le plus grand lac d’altitude du mooonde !

      Le moins cher pour y aller consiste à prendre un micro au cimetière de La Paz (20B/pers) qui part lorsqu’il est plein (ce qui arrive relativement vite). Notre point de chute est tout d’abord Copacabana, à 3800m, qui a donné son nom à la plage brésilienne de Rio. La petite ville, située juste au bord du lac est assez agréable et offre plusieurs petites ballades. Seul hic, UNE rue complètement touristique, avec toutes les boutiques de souvenirs, les auberges et les restaurants, où des rabatteurs chiliens ou argentins vous interpellent toutes les 30 secondes pour vous faire entrer. Bien sûr, notre auberge était dans cette rue, et nous y avions donc le droit plusieurs fois par jour… ce qui à la longue était complètement lourd. Mais heureusement, dès qu’on sort de cette rue en question, il n’y a plus grand monde 🙂

   Bol - Copa - Catedrale (2)        Bol - Copa - Balade au Cerro Calvario (1)

      Nous ne perdons pas nos habitudes et allons manger au comedor du marché, le matin pour des petits beignets frits au miel avec un thé et le midi pour une bonne souplette dont on arrive rarement à se passer maintenant (quel principe génial en même temps) et un Saisé (plat à base de viande hachée épicée).

 

Les Pops Corns boliviens et autres graines soufflées !

Les Pops Corns boliviens et autres graines soufflées !

      Durant nos trois jours sur place, nous avons fait deux miradors : L’Horca del Inca, un observatoire préinca au milieu des rochers, qui offre une belle vue de la ville, avec sa magnifique cathédrale puis le Cerro Calvario, à l’Est de la ville, avec une vue incroyable sur le lac et l’Isla del Sol, et le Pérou au loin. Mais les efforts pour arriver jusqu’à ces deux sommets (pourtant pas si hauts) paraissent incommensurables à cette altitude !! On aurait pu penser qu’après plus d’un mois dans le pays, on serait acclimatés, mais NON ! Une petite montée de 2 min un peu trop rapide nous fait faire une pause de la même durée en crachant nos poumons… Ridicules les sweedys !

 

Depuis l'Horca del inca

Depuis l’Horca del inca

      Nous partons ensuite pour l’Isla del Sol, en plein milieu du lac. Les bateaux partent du port à 8h30 et 13h30 tous les jours (20B/pers), pour 1h30 de traversée.

      L’isla del Sol est la plus grande île du lac (10km de long) et est, pour la plupart des communautés Aymará et Queshua boliviennes et péruviennes, le lieu où apparurent les premiers Incas, à la demande du Soleil.

 

Bienvenue à l'isla del Sol !

Bienvenue à l’isla del Sol !

      Nous amarrons au Sud de l’île, dans le village de Yumani, non pas par préférence mais parce que le trajet était moins cher vers le sud que le nord LoL Finalement, nous en sommes très contents, l’endroit est paisible au possible ! Pour y parvenir, il faut quand même monter « l’escalier de l’Inca » avec 200m de dénivelé…encore une épreuve pour nos petits poumons !

 

Ptit dej, à la bien cousin !

Ptit dej, à la bien cousin !

      Nous nous dégotons une Bonne auberge (Illampu, 30B/pers), chez une petite dame toute kiki. Elle nous laisse utiliser sa cuisine pour faire de l’eau chaude le matin, ce qui nous permet de faire nous-même notre petit déj’ (car ici les prix sont plus élevés qu’ailleurs, et il n’y a pas de comedor :s). Nous sommes presque tous seuls dans l’auberge et profitons à fond des matinées ensoleillés dans le petit jardin, face au lac et à la chaine de montagne Cordillera Real… Du pur bonheur ! On a eu du mal à s’en séparer et sommes restés au total 5 jours à l’Isla del Sol. Nos visages s’en souviendront, on a eu beau mettre de la crème sur nos bouts de nez, celle-ci n’a pas eu grand effet et nous avons de belles marques de bronzage type « skieur » et des nez qui pèlent…

 

Protection oblige !!

Protection oblige !!

      En plus du paysage remarquable, ce qu’on aime le plus :  c’est le silence. Ici il n’y a aucun véhicule motorisé qui circule, seulement des ânes qui aident les habitants dans leur travail quotidien, qu’on entend braire de temps en temps. Les habitants sont en général très accueillants et nous avons un petit faible pour la mamie qui vend ses jus d’orange pressés juste en bas de chez nous 🙂

 

La belle vie !!

La belle vie !!

      Une belle ballade de 6h au total permet de rejoindre le nord de l’île par les hauteurs puis de revenir sur le Sud par les villages (moyennant 15B/pers). Vous l’aurez deviné, les paysages sont superbes tout le long de la journée et nous découvrons même une petite plage à l’eau transparente (mais froide ^^) vers Cha’llapampa (village le plus au nord) pour faire notre sieste post-prandiale.

 

Plage de Challa-Pampa

Plage de Cha’llapampa

      Comme il faut payer pour emprunter la plupart des chemins de l’ile (et ce tous les jours, même si vous avez payé la veille), nous avons fait des tentatives de ballades « alternatives », comme par exemple monter en haut d’un des Cerro entourant Yumani par les champs, pour avoir une vue sur tout le village. Nous y avons rencontré Pain d’épice, un petit âne en demande de câlin qui nous a suivi de près, l’occasion d’une petite séance photo !

 

Le petit âne Pain d'épice.

Le petit âne Pain d’épice.

      A 30 minutes de bateau de l’Isla del Sol, se trouve l’Isla de la Luna, plus petite, mais représentant également un lieu sacré pour les Incas. Nous y sommes allés le temps d’une demi-journée. C’était un dimanche et l’équipe de foot de l’Isla del Sol avait un tournoi contre d’autres villages des environs sur l’Isla de la Luna. Nous avons donc pris le bateau avec toute l’équipe ! Arrivés sur place nous avons voulu faire une ballade pour aller voir des ruines Inca. Seulement, nous ne savons pas ce qu’il s’est passé ce jour là, mais arrivés en haut nous avons tous les deux été pris d’un p’tit malaise genre hypoglycémie et sommes finalement redescendus pour acheter de quoi nous remettre sur pied. Seul Maxime a eu le courage de descendre de l’autre côté pour prendre quelques photos du Templo de las Virgenes, où vivaient des jeunes filles pour servir le dieu Soleil.

 

Isla de la luna

Isla de la luna

      Nous avons finalement passés le reste de notre temps sur place à regarder le tournoi de foot, avec un bon bout de poulet et une salade de fruit, comme presque tout le reste du village (il n’y a que 25 familles qui vivent sur l’île). Le niveau n’était pas vraiment élevé, mais ça n’a pas empêché Maxime de refuser les invitations à jouer. Courir derrière un ballon à 3800m, c’est quand même une performance ^^.

 

Muchos Poutoux !!

Muchos Poutoux !!

Les sweedys au lac Titicaca