Archives de Catégorie: Argentine

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Les sweedys dans la région des lacs

 

Marché artisanal d'el Bolson

Marché artisanal d’el Bolson

     Après vingt petites heures de bus, nous arrivons à Esquel, marquant notre arrivée dans la région dite des lacs. Petite ville se trouvant entre la cordillère des andes et la steppe désertique de Patagonie, et bordée par le parc national Los Alerces. On s’y fait encore une petite frayeur en ne parvenant pas à retirer d’argent :s Il y a deux sortes de réseaux banquiers en Argentine : les « links » et les « banelco », et pour on ne sait quelle raison, nos Visas ne sont acceptées que dans certains distributeurs « banelco ». Autant vous dire que c’est le gros jackpot lorsqu’on en trouve un!

     Nous décidons, après deux semaines de dures négociations de Maxime, d’acheter une tente pour faire de nouvelles économies et continuer de voyager un peu différemment (petite pensée pour Guillaume et Flore qui ont participé au débat ^^). Nous en trouvons une à 890 pesos soit environ 90€, un beau bébé de presque 3 kg, avec une inscription « Top camping » sur le côté 😉

Arg - Parque los A - La tente (2)

      Notre nouveau toit sur le dos, nous décidons d’aller traverser le parc national de Los Alerces pour nous rendre jusqu’à la prochaine ville : El Bolson. Le parc fait une cinquantaine de kms de long et est célèbre pour sa grande forêt d’alerces, un arbre en voie d’extinction, qui est l’un des plus haut et vieux de la planète. Nous n’en verrons malheureusement pas car il faut prendre un bateau (payant) pour atteindre la fôret. Notre première idée était de traverser le parc en marchant avec nos sacs à dos une quinzaine de kms par jour et de camper le soir (déjà bien ambitieux lol). Mais en jetant un coup d’oeil à des blogs, nous apprenons que le chemin que l’on voit sur la carte est en fait une route de sable sans véritable intérêt niveau paysage où les voitures passent en nous balançant de la poussière, qui monte et descend, monte et descend… Nous changeons donc de plan : nous ferons du stop, poserons les sacs dans un camping et randonnerons sur les petits sentiers plus intéressants. Nous allons faire la réserve d’empanadas (sorte de petit feuilleté farci à la viande, légumes, fromage… très répandu en Argentine et très bon marché), de pain, de boite de mais et de thons (que nous ne pourrons plus regarder en face pendant quelques semaines par la suite lol) et prenons le bus pour le parc (45 pesos seulement). Arrivés à la porte sud, il nous faudra payer le droit d’entrée (80 pesos). Direction le bureau d’information qui nous donne deux cartes complètement pourries (enfin c’est notre avis ^^), et c’est parti !

Arg - Parque los A - Le feu

      Nous dormons les deux premières nuits dans des campings dits « libres », c’est à dire sans installation ni service. Le premier « Las Rocas » avait quand même des toilettes, mais pour le deuxième « El Frances », il a fallu aller au petit ruisseau pour recharger en eau. Nous y avons retrouvé trois français rencontrés à Esquel avec qui nous avons fait un petit feu : oui parce que la journée la température avoisine les 30 degrés mais la nuit on se les caille !! Pour la troisième nuit, nous nous payons un camping « organisé » où nous savourons bien la douche chaude et l’herbe au sol (parce que la terre et les cailloux sans matelas… c’est pas le top ^^).

       Côté autostop, nous avons réussi plus ou moins rapidement selon les jours, avec comme principal inconvénient toute la poussière qu’on se prend à chaque passage de voiture ! Merci à ceux qui ce sont arrêtés 🙂 comme Mathias, qui arrose la route avec son camion tout l’été, ou Veronica et Gabriel, le couple de prof en vacances trop sympas ! Comme c’était parfois long et fatiguant d’avancer à l’étape suivante, nous n’avons quasiment pas marché dans le parc mais nous sommes plutôt relaxés dans les camping, toujours placés au bord de l’eau (nous n’avons réussi qu’à y mettre les pieds :s). Les paysages sont jolis, avec les montagnes vertes et les lacs, mais nous ne les trouvons pas exceptionnels, surtout après El Chalten.

Yann et Marianella

Yann et Marianella

    Le quatrième jour, nous planifions de dormir une dernière nuit dans un camping libre avant de quitter le parc. Nous sommes pris en stop par Yann et Marianella, un jeune couple d’argentin avec qui nous nous entendons vite très bien. Si bien qu’à papoter et papoter, nous dépassons notre camping et sortons carrément du parc national sans s’en rendre compte ! Oups ! « Nous on va à El Bolson, mais avant on passe voir un autre lac et on va faire un labyrinthe, on vous laisse là ou vous venez avec nous ? » « On vient avec vous!! ». Et voilà comment nous avons passé toute la journée avec ce petit couple trop sympa ! Le genre d’inattendu comme on les aime ! 🙂

     Nous avons donc suivi le planning de leur journée, jusqu’au Lago Epuyen pour le déjeuner, à base d’empanadas et de gâteaux trempés dans la dulce de leche (confiture de lait, mmmmmh un régal, à en devenir accro)  puis au labyrinthe d’el Hojo, pour finir autour d’une bonne bière à El Bolson !

Salud !

Salud !

     La région est effectivement une très grande  productrice de houblon et il est possible de goûter des bières artisanales un peu partout. Elle est aussi réputée pour ses fraises et ses framboises, ce qui permet un petit combo « bière à la framboise » tout à fait au goût d’Aurore 🙂

     Des petits marchés artisanaux sont organisés trois fois par semaine autour de la place centrale, l’occasion de se balader et de manger pour pas grand chose. Le soir, des petits spectacles de rue parsèment la ville, connue pour être une ville de hippies : clown, acrobates, musique.. Il y en a pour tout le monde ! Une ville pleine de vie, même si parfois un peu trop babtoue pour nous ^^

Bière artisanale et choripan !

Bière artisanale et choripan !

     Nous passons nos deux premières nuits dans un camping à 5 min du centre. Et après trois nuits à avoir eu plus que froid, nous sortons pour la première fois… la couverture de survie ! Elle est sur presque toutes les listes de tourdumondistes, mais quand est-ce qu’on s’en sert ? Et bien quand on a froid ! Et nous avons passé une bien meilleure nuit 🙂 Enfin bien meilleure seulement du point de vue de la température, parce que nous étions tous les deux malades :s Après réflexion, ce n’était pas une bonne idée de boire dans la bouteille de nos auto-stoppeurs qui avait l’air d’avoir été remplie dans un lac… C’est parti pour deux jours à squatter les toilettes du camping…

Paysage de la rando de la cabeza del Indio

Paysage de la rando de la cabeza del Indio

    Nous déménageons ensuite dans une auberge de jeunesse (Momo’s), tenue par le seul hippie stressé de la ville! Après explication de toutes les nombreuses règles à notre arrivée, il est même venu nous réveiller un matin pour savoir si on restait une nuit de plus ! What ? ^^ Problème d’eau, wifi marchant une fois sur deux, bref, vous avez compris, on ne vous la recommande pas vivement si vous voulez un endroit chaleureux.

Cabeza del Indio

Cabeza del Indio

    El Bolson est aussi le point de départ de nombreuses randonnées. Nous avons fait celle de la Cabeza del Indio, où vous payez 15 pesos chacun pour voir un visage dans la roche. « Cabeza » d’accord, mais « del Indio » on ne voit pas trop ! Mais la petite marche de moins de 2h nous fait découvrir une magnifique vallée, avec vue sur le lac Puelo. Nous continuons jusqu’à une cascade (chemin de sable moins sympa), où nous n’irons finalement pas car encore payant. Mais nous nous sommes arrêtés sur la route dans une ferme faisant de la bière artisanale qui valait bien le trajet. La petite famille, qui était en train de manger, nous a même offert des choripans (sorte de hotdog dont la saucisse est cuite dans un asado). Nous finissons la journée par une bonne glace de chez « Jauja » : glacier devant lequel il y a toujours vingt minutes de queue. Les argentins sont réputés pour leur crèmes glacées, dont la recette a été apportée par les italiens. Effectivement, c’est délicieux !

Poutoux Poutoux !!

Poutoux Poutoux !!

Les sweedys dans la région des lacs

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Les sweedys dans les Andes argentines

Sur la route d'El Calafate

Sur la route d’El Calafate

      El Calafate est une ville très touristique, avec des agences de voyage et des boutiques de souvenirs tous les 2 mètres mais pas complètement dénuée de charme avec ses petites échoppes en bois et le paysage de montagne environnent. Elle doit son nom à un petit arbuste de la région donnant de petites baies noires. Son principal attrait est le glacier Perito Moreno, avec ses 50m de haut et 14 km de long, coincé entre deux montagnes. La particularité de ce glacier est qu’il n’est pas en régression, il avance de deux mètres par jour, parfois jusqu’à aller toucher la berge d’en face et perd régulièrement des blocs de glace. C’est bien sûr pour lui que nous avons fait le déplacement !

Arg - El Calafate - Perito Moreno (22)    Arg - El Calafate - Perito Moreno (27)

        Il existe plusieurs manières de l’approcher : tour de bateau, trek ou simple promenade sur le circuit pré-dessiné pour le voir sous plusieurs angles et hauteurs. Nous avons bien entendu choisi le moins cher (c’est-à-dire le gratuit ^^), surtout après avoir un peu raqué en bus (25€/pers) et droit d’entrée au parc (21€/pers). Nous l’avions vu en photo, nous savions plus ou moins à quoi nous attendre avant d’y aller. Mais arriver sur place, ça n’a rien à voir !! Le Perito Moreno sait nous surprendre ! Ses couleurs, allant du bleuté au blanc pur sont tout simplement magnifiques et nous sommes presque émus par ce monstre qui se tient devant nous. Nous l’entendons craquer, grogner, et nous avons même eu la chance de voir un ENORME bloc de glace se rompre : trop génial ^^ Nous resterons 3h à l’observer de différents endroits sans en être lassés : une très bonne surprise.

Le Perito Moreno

Le Perito Moreno

      Nous retentons le stop pour notre prochaine destination : El Chalten, un petit village niché dans les Andes, aussi surnommé capitale nationale du trekking. Nous trouvons (tous seuls cette fois) assez vite une voiture pour nous y emmener.

La la la la la !

La la la la la !

     Nous nous installons dans l’auberge que Maxi nous a réservés quelques jours plus tôt (la « Hem Herhu Hostal »), qui ne paye pas de mine au départ mais dans laquelle règne une ambiance très très sympa ! Elle est tenue par Hugo, un papa des plus détendus, qui vous aidera avec plaisir. Une bonne auberge bien cool qui a permis de papoter avec tout le monde et de faire des belles rencontres.

Asado et petite soirée avec les gens de l'auberge

Asado et petite soirée avec les gens de l’auberge

      Mais si nous sommes là, c’est bien quand même pour que maxime randonne, gambade dans la montagne, et qu’Aurore le suive péniblement ^^ ; et El Chalten offre pour cela de nombreuses possibilités en terme de tailles et de difficultés (et gratuit! Pas de droit d’entrée à payer, nous sommes liiiibres ^^), notamment autour du Fitz Roy (3400m) et du Cerro Torre (3100m), deux sommets mythiques des Andes.

Arg - El Chalten - Les Sweedys au Fitz Roy (13)   Arg - El Chalten - Fitz Roy (13)

       Nous partons la premier jour pour une rando de 3h30, histoire de se mettre dans le bain doucement et de préparer psychologiquement Aurore à celle de 8h qui suivra :s Mais nous rencontrons rapidement un sympathique couple de français sur la route, avec qui on va tout de suite bien s’entendre et que nous allons suivre dans la grosse rando de 8h nous amenant au pied du Fitz Roy. Aurore et Flore peuvent papoter (et donc avancer sans ne s’en rendre compte), ce qui facilite la tâche de Maxime et Guillaume qui peuvent admirer les belles montagnes et faire les débiles : c’est le plan parfait ! Le beau temps est au rendez-vous et les paysages sont de toute beauté 🙂

Au pied du Fitz Roy

Au pied du Fitz Roy

      Après 20kms dans les pattes, nous sommes si fiers de nous que nous décidons, autour d’une petite bière de récompense, de remettre ça tous ensemble le surlendemain !

Autour d'une bière au soleil avec Guillaume et Flore

Autour d’une bière au soleil avec Guillaume et Flore

     Enfin, pour finir cette merveilleuse journée, Hugo prépare un asado pour tous les gens de l’auberge qui le souhaitait : encore une fois, on croulait sous la viande, entre chorizo, boeuf, poulet, agneau… ils ne plaisantent pas avec les quantités. Nos compagnons de dortoir argentins en ont profités pour nous faire goûter un cocktail local servi dans une demi-bouteille en plastique : le fernet/coca, avec toujours le même état d’esprit de partage ! Le fernet est à la base une liqueur italienne très amer, qui est ici coupée avec du coca et de la glace, et fortement consommée par les jeunes !

Arg - El Chalten - Torre - Les Ricochets (1)

Petit concours de ricochets en évitant la glace

     Après une journée glandouille comme on les aime, nous repartons avec nos amis français pour une deuxième grande ballade de 20kms, que nous allons même rallonger en cours de route (complètement ouch !) pour aller voir cette fois le Cerro Torre. Nous y avons traversés différents paysages, toujours avec un temps superbe, entre petite forêt fraiche, lacs remplis d’iceberg, sommets enneigés du Cerro Torre… avec bien sûr des pauses : sièstoune (même si pas facile avec le trafic aérien d’énormes mouches au-dessus de nos têtes), ricochets, baignade dans le lac pour les plus courageux, et casse-croûte (très important !). Encore une très belle journée, que nous célébrons avec une bonne bière !

Au pied du Cerro Torre

Au pied du Cerro Torre

     Nos nouveaux copains doivent malheureusement rentrés en Guyane, où ils vivent et travaillent. Dommage, on aurait bien aimés faire un petit bout de route avec eux ! On leur fait un bisou et un calin (à l’argentine ^^) et on leur dit à très vite !

On vous fait des... POUTOUX !!!

On vous fait des… POUTOUX !!!

Les sweedys dans les Andes argentines

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Les sweedys à Rio Gallegos

Paysage typique de Patagonie

      Après l’épisode Ushuaïa, nous avons décidé de changer un petit peu notre manière de voyager, en faisant dès que possible du stop et du couchsurfing. En plus de nous permettre d’économiser, cela favorisera les rencontres avec les argentins et la pratique de notre espagnol.

      Notre bus, au départ d’Ushuaïa, nous amène à Rio Gallegos, où Maxi et Nicol (des couchsurfers) nous attendent. Nous passerons tout un weekend chez eux. La ville de Rio Gallegos n’a pas grand-chose d’intéressant, il s’agit plus d’une ville de passage pour tous les touristes qu’autre chose, accompagnée de forts vents très froids pas très accueillants ! Nos couchsurfers nous ont quand même fait la visite de la ville, avec une petite ballade à la Laguna Azùl : un petit lac dans un cratère datant de 10 000 ans, à 30min de la ville.

La laguna azùl

La laguna azùl

      Le couple a vraiment été très accueillant, et nous avons tant bien que mal réussi à avoir de vraies conversations en espagnol ! Ce n’est déjà pas si évident parce qu’on n’a jamais vraiment pratiqué l’espagnol en dehors de l’école (3 ans pour Maxime et 5 ans pour Aurore) mais en plus, les argentins ont un accent très particulier : ils prononcent les « y » et les « ll » comme des « j » et des « ch ». Un basique « Yo me llamo » (je m’appelle), devient « Jo me chamo », ce qui peut être assez perturbant au début !

      Comme ils étaient les premiers argentins avec qui on a vraiment passé du temps, ils ont eu l’occasion de nous faire découvrir plein de spécialités argentines 🙂

Nicol, Maxi nos premiers couchsurfers argentins

Nicol, Maxi nos premiers couchsurfers argentins

      La première est le maté : LA boisson nationale. Il s’agit d’une infusion (la plante s’appelle la yerba maté) assez forte et amer, qui se boit dans une sorte de tasse en bois, verre, ou autre (qu’on appelle la maté) avec une paille en métal dotée de trous à son extrémité (la bombilla). Ce qui est très intéressant, c’est que ce maté se partage : une personne le prépare (avec la bonne température de l’eau, la bonne quantité d’herbe, tout ça tout ça) et le passe à son voisin. Quand celui-ci a terminé il redonne la tasse au préparateur, qui remet de l’eau et le passe à la personne suivante et ainsi de suite… Et presque tous les argentins en boivent, partout ! Ils se baladent avec leur petit sac à maté qui contient une tasse, une bombilla, un paquet d’herbe et un thermos d’eau chaude, et ils peuvent en boire à n’importe quel moment de la journée. Nicol nous a expliqué qu’elle en buvait depuis qu’elle avait 8 mois ! Nous y avons donc bien sûr goûté : Maxime aime beaucoup, Aurore un peu moins car le goût peut être vraiment fort. Mais pas de panique, Nicol lui a fait essayer avec un peu de sucre (pratique plus répandue dans le Nord du pays), et c’est beaucoup mieux 😉

                              Arg - Ushu - El Mate (2)     Arg - Ushu - El Mate

       Maxi nous a également préparé un bon « asado », qui est en fait une sorte de barbecue argentin. Mais attention, il ne faut surtout pas dire que c’est un barbecue !! En Patagonie, l’asado est souvent fait dans un gros baril dans lequel on découpe une fenêtre et ajoute une grille, et la viande est cuite très doucement, sans être directement posée sur le feu. C’est encore un moment de partage, où l’on met la viande cuite dans un grand plat et tout le monde se sert : porc, chorizo, poulet, bœuf, il y en a pour tous les goûts ! Et le résultat est vraiment délicieux. On peut y ajouter un peu de « chimichurry », une sauce piquante à base d’oignon et de poivron : un régal ! En particulier accompagné de bons vins argentins 🙂

Maxi surveille l'asado

Maxi surveille l’asado

      Pour les remercier, nous avons aussi essayé de leur préparer un petit quelque chose avec les moyens du bord : gratin de pomme de terre, crêpes (à la bière, comme le fait la grand-mère d’Aurore ;)), crumble aux pommes… On a vraiment très bien mangé pendant ces deux jours !

      Après leur avoir un peu raconté nos galères d’Ushuaïa, Maxi et Nicol nous ont gentiment proposés de nous réserver des nuits dans des auberges pas trop chères qu’ils connaissant pour nos deux prochaines destinations : trop kikis ! Ils nous ont aussi conseillé de faire du stop jusqu’à El Calafate, notre étape suivante, car c’est un trajet assez fréquemment utilisé.

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      Maxi nous a donc déposé sur le bord de la route, le lundi matin, avant d’aller au boulot : juste après une zone de contrôle de police, parce que selon lui, comme les voitures ralentissent toutes pour le contrôle, nous avons plus de chance d’être pris. Nos chemins s’arrêtent donc ici, nous ne savons pas si nous les reverrons un jour, mais nous avons en tout cas passé de très bons moments tous ensembles !

      Nous commençons à lever notre pouce, jusqu’à ce qu’un policier nous fasse signe de venir… Oula :s m****, qu’est-ce qui va nous arriver… Il nous explique qu’il faut que l’on s’enregistre auprès de ses collègues avec nos numéros de passeport. Ok ! Si ce n’est que ça ! Effectivement, son collègue remplit un registre, et nous demande de le suivre… Et là, grosse surprise ! Il nous dit de nous mettre sur le côté et d’attendre. Son collègue, qui effectue les contrôles des véhicules, va nous trouver une voiture avec de la place pour notre destination ! What ?? Nous attendons environ une demi-heure, à ne pas savoir vraiment quoi faire de nos corps et un peu gênés, jusqu’à ce que le policier nous trouve un petit couple en vacance qui veuille bien nous prendre ! Merci la police argentine ! 😀

Des POUTOUX !!!!

Des POUTOUX !!!!

Les sweedys à Rio Gallegos

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      Les sweedys en Terre de feu

Vue d'Ushuaia depuis le canal de Beagle

Vue d’Ushuaia depuis le canal de Beagle

      Après 17h de vol, 4 films, un gros décalage horaire dans la tête, et une mauvaise lecture de notre billet d’avion, nous arrivons sur le continent américain ! Ouiiiii ! Non pas à Punta Arenas comme prévu mais à Santiago de Chili : nous n’avions pas vu que notre escale là-bas était de 26h… Nous passons donc une journée dans la capitale chilienne (qui s’est en fait réduit à une soirée après une grosse siestoune ^^), le temps de se balader un peu dans le centre, de boire notre première « cerveza » et de balbutier nos premiers mots d’espagnol.

Chili - Santiago - L'arrivée (3)

      Nous reprenons ensuite un vol en direction de Punta Arenas, toujours au Chili, qui nous permettra ensuite de nous rendre à Ushuaia. La ville nous réserve une petite surprise à l’aéroport… Nous avons deux cartes, il n’y a qu’un seul distributeur et aucune ne passe… Nous sommes donc sans sous dans un minuscule aéroport, il est 21h un dimanche, donc impossible d’appeler les banques en France. Pas de Western Union ou autre pour envoi d’argent rapide, il pleut et notre gps nous indique 5h de marche pour rejoindre le centre… Bref! Nous sommes donc obligés, bien timidement, de se la jouer Pékin Express ! LOL Nous trouvons finalement une madame, qui nous dépose à la guesthouse d’une amie. La chambre est chère, mais la proprio est d’accord pour nous laisser payer plus tard, on prend ! Nous n’y restons qu’une journée et réservons un bus pour Ushuaia, notre point de départ en Argentine.

Punta Arenas

Punta Arenas

      Les 14h de bus paraissent interminables, mais à la vue de beaux guanacos sur la bord de la route (cousin du lama), le moral remonte. Il n’y a rien, personne, seulement des grandes plaines sèches et une route en cailloux ! Ushuaia est considérée comme la ville la plus australe du monde. Puerto Williams (au Chili) est pourtant situé plus au sud mais n’a pas assez d’habitants pour avoir le statut de « ville ».

      Nous y arrivons à 21h, et la galère commence ! Les mois de janvier et février sont synonymes de vacances d’été pour les argentins, et le lonely planet précise qu’à cette période il est plus prudent de réserver ses hôtels et ses bus. Comme nous avons toujours trouvé des chambres (parfois avec un peu de difficulté certes) quelque soit l’endroit et la période, nous n’avons pas changé nos habitudes. Mais là Ushuaia ne plaisante pas ! Tous est complet ! Même en dortoir, et ce pendant les 4 prochains jours ! A force de errer dans les rues, nous rencontrons Eloi, un français qui ne trouve rien non plus et qui doit rejoindre d’autres personnes sans toit 30 minutes plus tard. Nous formons finalement un petit groupe de 7 pour chercher une solution. Nous avons bien pensé à aller dans un bar jusqu’à 3h puis s’occuper jusqu’au lever du soleil, seulement, nous ne l’avons pas encore précisé mais il fait froid !!! Nous avons ressorti nos manteaux, polaires, bonnets et chaussures de rando. Le bon côté est que la nuit est très courte ici, avec 16h40 de soleil par jour, mais quand même, on se les caille! ^^ Nous finissons, après de longues négociations de Federico, un italien parlant couramment espagnol, à être accueilli par le père de l’hôtesse d’accueil d’un hôtel. Il accepte de nous louer un appartement, normalement prévu pour 3 personnes (nous sommes 7), pour 2000 pesos la nuit (soit 28€ par personne = très cher !). L’appart est un peu éloigné du centre, nous devons donc prendre un taxi et arrivons là-bas vers minuit…

Notre petite installation de groupe

Notre petite installation de groupe

      Après une bonne nuit sur le sol de la salle à manger, nous sortons tous pour aller réserver un tour de bateau dans le canal de Beagle, une des principales attraction de la ville. Là encore, des prix qui s’envolent! Comme une sensation qu’Ushuaia ne veut pas de nous lol Après looongues hésitations et négociations des prix, nous optons pour un tour de 4h en voilier pour 57€/pers. Nous décidons alors de quitter la ville aussi vite que possible : il y a beaucoup trop de monde, des prix beaucoup trop élevés, toujours pas de dispo dans les hôtels pour les jours suivants (dans les bus non plus d’ailleurs), nous sommes en train d’exploser notre budget,en faisant pas grand chose…

Le Glacier Martial

Le Glacier Martial

      Heureusement, nous sommes un bon petit groupe pour profiter ensemble de la ville qui se trouve quand même dans un paysage magnifique 🙂 Federico l’italien, Eloi le français, Veronica et Dobri, un couple de bulgares et Chang, qui vient de Corée du Sud. Tous sont de grands voyageurs et nous avons beaucoup d’expériences et conseils à s’échanger.

      Nous faisons ensemble la grimpette jusqu’au glacier Martial, pour avoir une belle vue de la ville. Nous sommes même surpris par un peu de neige, l’endroit est superbe !

Arg - Ushu - Le bateau (15)

      Nous embarquons le jour suivant pour notre tour de voilier dans le canal de Beagle avec Federico et Chang. Une ballade de 4h qui nous a emmené jusqu’au phare « Les éclaireurs » fonctionnant depuis 1920, puis voir des colonies de cormorans et de lions de mer. Ces derniers étaient pour la plupart endormis avec leurs harems de dix femelles autour d’eux. Les coquinous ^^ Nous étions vraiment près de l’île où ils vivent, entre leurs cris rauques dans les oreilles et la forte odeur de poisson environnante. Certains venaient s’approcher discrètement du bateau, trop kiki !

Arg - Ushu - Les lions de mer (14) Arg - Ushu - Le Phare (6)

      Du canal de Beagle, la vue sur Ushuaia et ses environs est magnifique. Nous avons le Chili d’un côté, l’Argentine de l’autre et Antarctique qui n’est pas si loin ! C’est le bout du mooooonde 😀

 

Muchos Poutoux !!!

Muchos Poutoux !! On pense bien à vous, surtout en ces moments difficiles.

 

Les sweedys en Terre de feu