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L’Argentine en Bref

     Après presque 3 mois dans ce beau pays, nous en ressortons plein de beaux souvenirs. C’est la première fois que nous restons aussi longtemps dans un pays (Australie à part), et cela nous a vraiment permis de voir beaucoup de choses, et d’avoir plein d’expériences différentes, tout en prenant notre temps. Sa diversité de paysages fait qu’il est impossible de s’ennuyer : on passe du froid au chaud, du désert patagonien aux montagnes enneigées, de la ville à la campagne… et presque tout le monde peut y trouver son compte.

     Malgré les différents soucis économiques qu’a connu le pays, les argentins restent quand même très ouverts aux autres, solidaires et positifs. Comme nous avions du temps (et peu d’argent), nous avons dû changer notre style de voyage (stop, camping, couchsurfing, woofing), ce qui nous a permis de vraiment les rencontrer, de partager leur quotidien et même de se faire des amis. Toutes ces expériences nous permettront sûrement d’aborder différemment les pays suivants et même notre façon de voyager en général. On ne peut donc que remercier l’Argentine et tous les argentins que nous avons rencontrés !

Notre itinéraire argentin

Notre itinéraire argentin

Les petits chiffres

  • 43 millions d’argentins, dont 1/3 vivant à Buenos Aires, soit 15/km² (contre 117/km² en France)
  • Les argentins sont à 70% catholiques.
  • Salaire moyen : 10 900 pesos, soit 1127€/mois si l’on prend en compte le taux de change officiel de mars 2015
  • Taux d’alphabétisation : 97%
  • Espérance de vie : 76 ans
  • Indice de développement humain : 0,808 (50ème sur 188 pays) – 0,884 soit 20ème en France
  • Nombre de jours à barouder en Argentine : 80 jours
  • Notre budget estimé était de 84€ par jour  pour deux, et nous avons vécu pour 85€/jour. MAIS… pour ce budget, nous dormions toujours en dortoir, mangions au moins une  fois par jour en cuisinant dans les auberges, nous avons fait 3 weekends de couchsurfing et 10 jours de woofing, nous avons fait 6 trajets en stop, 11 nuits de camping et faisions très attention à nos dépenses. De plus, nos amis nous ont rapportés à chaque fois des euros pour les échanger au taux « bleu ». Nous vous conseillons de prévoir un budget de minimum 100€/jour pour deux.
  • Notre temps dans les transports : 97H de bus, 22H de stop, 8H de voiture de loc’, 1H de taxi, 1H de bateau

Ce qu’on a aimé :

  • Ville préférée : El Chalten, pour son magnifique parc (gratuit et bien entretenu) et ses superbes randonnées
  • Plat préféré : les asados, et surtout le « bife de lomo » pour Maxime, la dulce de leche pour Aurore
  • La région des Sierras de Cordoba et le village de Nono avec ses fleuves et sa tranquillité, notre 2ème petit coup de cœur.
  • Rester des heures à écouter et regarder le Perito Moreno
  • Les magnifiques paysages du paisible parc national Lanin
  • La générosité et le sens du partage des argentins
  • Avoir plein de visite de nos amis !
  • La « bise argentine » : un bisou et un câlin 🙂
  • Se faire des copains chiens pour nous accompagner dans nos ballades
  • L’auberge Hem Herhu, à El Chalten (150P/pers/nuit) située juste au début des balades, avec une très bonne ambiance.
  • L’auberge Punto Urbano à Mendoza (130P/pers/nuit). Un personnel très sympa, un super p’tit déjeuner inclus, une propreté au top et un grand jardin pour se poser.

Ce qu’on a moins aimé :

  • Les cartes des parcs nationaux, et parfois des villes, dont l’échelle et la clarté laissent souvent à désirer.
  • Galérer avec le taux de change (puisque totalement instable) et les distributeurs (nous ne pouvions utiliser que ceux « banelco »)
  • Les files d’attente… devant les distributeurs…dans les supermarchés… qui peuvent parfois vous faire perdre une bonne demi-heure…
  • Les trottoirs. Ce sont les plus bordéliques que nous n’ayons jamais vu : chaque immeuble à son propre macadam, et ils ne sont pas du tout entretenus, à tel point qu’il vaut mieux regarder où l’on marche.

Nos recommandations

  • Aller dans les offices de tourisme. Cela nous a notamment beaucoup servi en Patagonie. Lorsque la plupart des auberges étaient pleines, ils avaient la liste des places restantes et appelaient parfois pour nous. Cela évite une perte de temps et un peu de stress.
  • Utiliser le dollar « bleu », c’est à dire le taux de change non officiel, pour échanger vos euros et dollars. Demander à votre auberge où je trouve la rue ou l’endroit dans la ville pour le faire.
  • Retirer de l’argent avant de vous rendre à El Chalten où il n’y a qu’un distributeur (que nous ne pouvions pas utiliser)
  • L’Argentine est un pays qui se prête très bien au camping ou roadtrip, avec ses grands espaces naturels. Prévoyez juste le duvet adapté !

L’Argentine en Bref

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Les sweedys, de Nono à Iguazú.

      Après nos 10 jours de woofing chez Sacha, nous reprenons la route tous ensemble : Dante va voir sa famille, Sacha va à un festival à Buenos aires et sa sœur Sol rentre chez elle pour quelques jours. En cours de route, elle nous propose de nous accueillir chez elle plutôt que de prendre une auberge. On se laisse entraîner et nous nous retrouvons alors dans le petit village de Los Hornillos, dans les Sierras de Cordoba (chaîne de montagne ne culminant qu’à 2800m mais étendue). Nous sommes alors très heureux de voir, que contrairement à son frère, Sol à une vie un peu plus confortable : une vraie maison avec un jardin, une gazinière, de l’eau chaude, des lits… lool

La sierra de Cordoba.

La sierra de Cordoba.

      Et, comme cadeau de bienvenue… une MYGALE !! Qui pensait, après l’Asie et l’Australie, que ce serait en Argentine que l’on verrait notre plus grosse araignée ! Aurore était sagement assise quand elle a senti un truc sur son pied… une patte de mygale qui voulait lui monter dessus !! Pour ceux qui connaissent un petit peu Aurore et les araignées, vous imaginez bien la suite (même si elle a fait de nets progrès depuis 1 an ^^) : cris, éloignement immédiat, petit ressassement « elle montait sur mon pied, elle montait sur mon pied ! ». Bref, normal. Même Sol était impressionnée, et ne sachant pas trop comment faire avec cette énorme bêbête dans son salon, qui est quand même super rapide, elle lui a donné sans réfléchir un gros coup de chaussure :s Voilà, pour vous, une petite photo du monstre !

La Bêêêêêête !!!!

La Bêêêêêête !!!!

      Un petit mot sur notre hôte, qui s’est si bien occupée de nous pendant notre séjour. Sol a 19 ans, et un adorable petit garçon de 2 ans, Bénicio, qui vit avec elle la plupart du temps (puisque séparée du papa). Malgré son jeune âge, c’est un petit bout de femme plein de ressource, qui gère incroyablement bien son fils et sa vie de fille. On a partagé son quotidien durant trois jours, entre le petit Béni et ses copines. Elle nous a fait goûter de nouvelles spécialités argentines au marché du village d’à coté, nous a baladés un peu et nous a emmenés à son weekend entre fille dans la montagne, chez le père de l’une d’entre elle, qui tient une auberge au milieu de la nature.

      Pour y aller, il faut une grosse camionnette, puis marcher un peu, avec deux cours d’eau à passer. L’endroit est magnifique ! Le papa de Banshy est suisse et vit dans cet endroit depuis 19 ans. Il a donc eu le temps d’y faire pousser tout et n’importe quoi et d’y construire lui-même sa maison ainsi qu’une auberge pour recevoir. Pour 150 pesos/pers la nuit, nous avions une mignonne petite chambre avec un poêle pour nous réchauffer (au grand plaisir de Maxime qui adooooore faire du feu). Un très bon weekend où nous avons partagé notre temps entre des ballades tous les deux, des moments avec les filles et la famille de Banshy, et des repas avec les autres habitants de l’auberge, un couple d’argentins avec qui on s’est tout de suite bien entendu et qui nous ont fait la cuisine.

Sébastian, Andréa et nous.

Sébastian, Andréa et nous.

      Sol nous a déposé le jour d’après dans une auberge du village d’à côté. Elle retournait chez Sacha pour travailler et le coin était tellement joli qui nous ne voulions pas revenir tout de suite à Cordoba (capital de la province). Merci encore à elle : une très belle personne à qui nous ne souhaitons que du bonheur !

           Arg - Nono - Les jeunes            Arg - Nono - Chez le suisse  (11)

      Nous nous sommes alors retrouvés tous les deux, ce qui n’avait pas été le cas depuis un bout de temps. Nous étions dans le village de Nono, entouré par les sierras et bordé de plusieurs fleuves. Un paysage magnifique que nous n’avions pas encore eu la chance de voir : incroyable la diversité de cette Argentine !

La ville de Nono.

La ville de Nono.

      Nous y avons visité un musée un peu particulier : le musée Rocsen, crée par un français vivant en Argentine.  Le principe ? Il a collectionné des choses toute sa vie, et a décidé d’en faire un musée où personne ne s’ennuierait. On y trouve donc aussi bien des machines à écrire, qu’une collection de moteur de voiture ou d’insectes en tout genre. Sur la route, nous nous étions faits (comme très souvent ici) un copain chien qui nous avait accompagné jusqu’au musée et nous a attendu toute la visite pour continuer avec nous après. Nous sommes allés jusqu’à un fleuve, à 6 km du centre, pour pique-niquer et profiter du soleil dans l’eau (toujours avec le chien ^^).

Ici, collection de gramophones.

Ici, collection de gramophones.

Quel Idiot ce saucisson !!

Quel Idiot ce saucisson !!

      La région aura vraiment été un coup de cœur, mais nous reprenons la route pour retrouver notre ami Thibault un peu plus loin. Nous repassons par la ville de Córdoba, qui ne nous a pas transcendés mais qui a quand même un petit centre piéton vivant et de très belles églises. Nous y avons pris une « merienda » : le goûter argentin (à 19h bien entendu, il ne faut pas perdre le rythme ^^). Pour 3,5€ on vous sert un grand café, un verre de jus d’orange et deux petites pâtisseries.

                    Arg - Cordoba - Cordoba (14)        Retouchée avec "Selfie je m'aime"

      Nous n’y restons qu’une journée et enchaînons sur un looooooong bus de nuit : 21h de route pour aller à notre dernière étape argentine, les chutes d’Iguazú. Nous y retrouvons Titi pour faire l’attraction ensemble 🙂 Nous passons alors en zone subtropical, avec changement radical de paysage : terre rouge, ciel bleu et végétation dense. Un superbe mélange de couleur.

      Pour aller aux fameuses chutes, un bus part de la ville de Puerto Iguazú toutes les 30 min (100 pesos A/R – 260 pesos l’entrée au parc). Les chutes se situant entre l’Argentine et le Brésil, il est donc possible d’aller les observer des deux côtés. Mais il faut repayer un droit d’entrée au parc brésilien et faire la paperasse de passage de frontière. Nous décidons donc de ne faire que le coté argentin, avec ses trois circuits différents d’observation. A peine arrivés, nous tombons sur les fameux petits habitants du parc, les coatis (un cousin du raton laveur). Tout kikis mais un peu collants quand il s’agit de manger !

Mr le Coati !

Mr le Coati !

      Nous commençons vers 10h par le circuit dit inférieur, où il n’y a pas grand monde à cette heure, histoire d’avoir une première vue d’ensemble. 275 cascades, presque 3 km de long, 6 millions de litre déversés par seconde et une végétation luxuriante. Voila ce que ça donne 🙂

On est sur le cul !!!

On est sur le cul !!!

     Nous faisons ensuite le circuit supérieur, qui était malheureusement bondé de monde. Nous y sommes donc retournés rapidement à la fin de la journée, avec en prime un magnifique arc-en-ciel, et une lumière parfaite.

Ca fait beaucoup d'eau tout ça !!

Ca fait beaucoup d’eau tout ça !!

     Le dernier circuit est celui permettant de voir la Garganta del Diablo (Gorge du Diable), la plus haute des cascades, qui atteint les 90 m de hauteur. On ne peut même pas y voir le point de chute, tellement la puissance de l’eau crée une brume de vapeur d’eau et une petite douche par la même occasion. It’s Amazing !! Pour y aller, il y a le choix entre le petit train (gratuit, toutes les 30 min) ou 4 km à pied. Nous avons choisi l’option marche, pensant que ça allait être joli de se balader dans la jungle, mais la route suit en fait complètement les rails et est en plein soleil, donc pas grand intérêt… Nous rentrerons donc en petit train.

     Arg - Iguazu - Titi (1)     Arg - Iguazu - Vue gorges du diable (5)

      Nous profitons de notre deuxième journée pour louer des vélos et faire les 2/3 visites à faire en ville. Ce que nous ne savions pas, c’est que toute la route n’est que « montée – descente – montée -descente », de quoi perdre Aurore, surtout avec la chaleur! Un petit tour à la réserve des animaux blessés (85 pesos), où pendant l’heure de visite, on nous explique les petites histoires de chaque animal, pourquoi il est là et où en est son rétablissement. Un endroit très sympa. Puis la visite de la « casa de botellas » (50 pesos), une maison fabriquée uniquement en bouteille plastique et emballage tétra pack, tout comme les meubles. Un peu cher pour les 10 minutes de visite, rien d’incontournable mais rigolo et intéressant.

    Arg - Iguazu - La réserve (8) Arg - Iguazu - La maison en bouteilles (5)

       Nous finissons notre tour à vélo par la triple frontière Argentine -Brésil -Paraguay séparés par le croisement de la rivière Iguazu et du fleuve Panama ,et où chaque pays a placé un obélisque de la couleur de son drapeau. Ces derniers sont tellement petits qu’on a dû mal à les trouver dans le paysage, et encore plus à les prendre en photo. Mais bon, c’est pour le délire !

Instant selfie entre copines !!

Instant selfie entre copines !!

      Nous disons au revoir (pour la troisième fois du voyage) à notre Thibault, et à l’Argentine. Un petit pincement au cœur après trois mois de vadrouille et de rencontre, mais aussi une soif de voir autre chose.

Des Poutoux !!

Des Grow Poutoux !!

Atençao Brasil, aqui estamos !!

Les sweedys, de Nono à Iguazu

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Les sweedys font du woofing

 

Arg - Woofing - La vue (1)

La réserve du Cerro del Condor

   Avant de quitter l’Argentine, comme nous avons du temps, nous décidons de tenter quelque chose de nouveau : le woofing. Le principe est assez simple, on travaille quelques heures dans une ferme en échange du lit et du couvert. Il existe une liste de fermes enregistrées par pays, à laquelle on ne peut accéder qu’en payant. Dans notre cas, il fallait débourser 38 USD/pers. Nous n’avons payé que pour Maxime et n’avons pas eu de soucis.. 🙂 Nous avons envoyé des demandes dans plusieurs fermes de la région de Cordoba (notre prochain stop) et avons reçu une réponse positive : celle de Sacha qui cultive des herbes aromatiques et médicinales (oui nous aussi on s’est posé des questions lol), dans un village paumé sans internet et peu d’électricité. Nous ne savions pas encore dans quoi on s’embarquait…

   Nous allons donc jusqu’à Córdoba où nous achetons notre ticket de bus pour Pocho. Le monsieur du guichet nous a quand même demandé si on était sûrs de notre destination puisque  c’est « au milieu de rien »… « Euh… oui oui c’est ça :s » Après quelques petits incidents techniques, nous partons finalement avec 45 min de retard, avec l’espoir que Sacha nous attendra toujours à l’arrêt, qui se trouve à 6 kms de chez lui. Le voyage nous parait interminable, mais nous finissons par arriver, au milieu de rien, après 5h de route. Pas de Sacha, nous ne savons d’ailleurs pas à quoi il ressemble, ni quel âge il pourrait avoir. A en croire le moyenne d’âge des gens qu’il y avait dans le bus avec nous, nous parions sur un homme d’une soixantaine d’année. Mais c’est un Sacha tout jeune qui vient nous chercher ! Il a 28 ans et vit depuis 5 ans dans la réserve du Cerro del Condor de 225 ha.

La maison "confort" de la maman

La maison « confort » de la maman

   Il nous emmène dans une première maison où sa mère, sa soeur et son frère viennent aider le weekend. C’est aussi là que nous travaillerons. Le confort y est basique, ça sent l’herbe, mais ça nous va. Mais ce n’est en fait pas là que nous vivrons ! Nous continuons à pied sur 1 km à travers la pampa pour arriver chez lui : une petite « maison » de torchis au milieu de la nature, où vivent deux autres amis à lui Dante et Ivan. Au fur et à mesure de la visite, nos visages se décomposent de plus en plus.. ce n’était pas ce à quoi on s’attendait ! On vit à moitié dehors, ça pullule de bêtes en tout genre dans tous le sens, la douche froide se prend entre 4 bambous et on lave la vaisselle à la cendre…  Nous ne sommes pas à la campagne, mais complètement au milieu de la nature ! Nous n’y étions pas vraiment préparés, mais nous sommes là pour 10 jours, il faut prendre sur nous ! C’est dans ces moments là que nous sommes bien contents d’être deux 🙂

La "maison" de Sacha

La « maison » de Sacha

   Nous passons une première nuit un peu chaotique dans notre tente puisqu’il se met à pleuvoir à torrent, à tel point que l’eau rentre à l’intérieur… Il n’y a de toute façon pas d’autres endroits où s’abriter. A 4h du mat’, on réaménage toute les affaires pour ne dormir que du côté sec.

Juste un tout petit peu mouillé ^^

Juste un tout petit peu mouillé ^^

   Le matin suivant commence notre première journée de travail. Il est prévu que l’on travaille 4h par jour et qu’on ait le reste de la journée dispo. Le travail est assez simple : Sacha et sa famille font des mélanges d’herbes, qu’ils vont chercher dans la réserve, font sécher et coupent, destinées à compléter un maté ou à faire des infusions. Et c’est effectivement délicieux ! Notre tâche est d’en faire le packaging : peser l’herbe, la mettre en sachet, fermer et étiqueter. Donc rien de bien compliqué 🙂 Pendant les 10 jours, nous avons également fait quelques plantations, dont notre premier arbre !

Arg - Woofing - Le travail (1)

On travail dur !!

Arg - Woofing - Le travail (3)

Les petits sachets finis

Plantation de graine

Plantation de graine

Il faut savoir que Sacha ne jure que par les « semillas » (graines) : il pense aux semillas, il mange des semillas, chantes sur les semillas… Bref, il vit semillas, qui sont pour lui la vraie richesse. Il nous fait partager l’idée que l’Argentine avant la colonisation était une terre fertile et respectée (sans plantation de produits importés ou nocifs à la terre). Son but étant de retrouver les traditions des natifs et de faire valoir les plantes d’origine.

        Arg - Woofing - Notre petit arbre (3)   Arg - Woofing - Notre petit arbre (2)

   Pendant 10 jours, nous avons aussi été préposés au feu et aux chapatis que nous faisions tous les jours : tellement simple et tellement bons, surtout accompagné d’une petite confiture maison ou d’un miel délicieux (tellement que Max a commencé a nous faire une dépendance au miel) ! Par contre odeur de fumée sur les fringues et les cheveux pendant tout le woofing oblige !

     Arg - Woofing - Les chapatis (4)    Arg - Woofing - Les chapatis (3)

   Pour le reste de la nourriture, nous nous sommes vite lassés car il s’agissait principalement de riz, de quinoa, d’haricots ou d’herbes cuits à l’eau avec parfois des petits légumes. Et nous mangions très souvent les restes, mélangés à d’autres restes. Mais bien sûrs pas de frigo pour garder tout ça. Résultat : nous n’en connaissons toujours pas la vraie raison mais nous tous les deux tombés malades lors de notre 3ème nuit… Et dur dur de vomir toutes les 30 minutes quand on est dans une tente !

Notre chez nous.

Notre chez nous.

   Avec le temps, et après 3/4 jours vraiment durs, nous nous sommes finalement habitués à cette vie très rustique et avons passé de très bons moments avec nos trois hôtes, surtout avec Dante, qui a notre âge et qui es un peu moins perché que les autres ^^. Ivan nous a emmené nous balader jusqu’à un Mirador d’où la vue sur le Cerro del Condor et toute la réserve est magnifique. Nous avons pu y apercevoir deux petits condors. Nous n’avions pas voulu y aller tout seul parce que nous avions quand même vu deux serpents à sonnette en trois jours… pas très rassurant !

A la dur mais on rigole bien quand même !

A la dur mais on rigole bien quand même !

   De son côté, Sacha nous a déposé, pour notre journée »off » dans un petit village à 25 kms : Salsacate, avec une petite place toute mignonne et un beau fleuve pour se baigner et se poser. L’occasion d’aller prendre un bon petit café, de manger au restau et d’oublier un peu notre vie de hippie avec des ploufs dans le courant 🙂

Salsacate

Salsacate

   Pour notre dernière nuit, encore un petit cadeau de la nature : une nouvelle inondation ! Youpi !! Même avec notre super tranchée, de l’eau s’est accumulée pendant une semaine sous notre tente jusqu’à y rentrer. Il fallait bien finir tout ça en beauté 🙂

   Nous passons notre dernière matinée avec toute la famille de Sacha, l’occasion d’une petite photo de groupe. Ils ont tous réussi à nous convaincre de ne pas retourner directement à Cordoba, mais plutôt d’aller avec eux dans les Sierras où vit le reste de la famille quand ils n’aident pas à la réserve, nous reprenons donc la route ensemble.

   Ce fut une expérience haute en émotion mais très enrichissante que nous n’oublierons pas de sitôt! Merci à Sacha, sa maman, Dante, Ivan (et Pancho leur toutou, notre protecteur contre les serpents!) pour leur accueil !

Sol, la maman, Sacha, Dante, Bangy et le petit Benicio. Des GROOOOOS Poutoux !

Sol (la soeur), la maman, Sacha, Dante, le petit Benicio et Bangy (amie de Sol)
Des GROOOOOS Poutoux !

Les sweedys font du woofing

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Les sweedys à Buenos Aires – Partie 2

 

Arg - Buenos A - S2 - La Roseraie (12)

   Nos amis partis, nous avons changé d’auberge, pour aller, quatre rues plus loin, au « Art Factory » : toujours dans le quartier de Palermo, mais rien à voir avec la première ! Ici pas de puces de lit, mais un bon petit déjeuner, une propreté au top avec même les lits refaits tous les jours, des beaux grafs sur la plupart des murs et un personnel très sympa ! Nous étions dans un dortoir de 8, avec une place réservée pour notre ami Thibault 😉

Arg - Buenos A - S2 - La guest

   En l’attendant, nous avons eu l’occasion de flâner un peu dans le quartier, et de faire le plein de quelques vêtements parce qu’il commençait à y avoir urgence ; notamment pour Maxime qui a maintenant tendance à vouloir voyager trop léger 🙂 Nous sommes allés voir un concert de percussion, « la Bomba del Tiempo », qui a lieu tous les lundis soir pendant l’été ; à ne pas manquer si vous passez à Buenos Aires à cette époque !! Les 17 percussionnistes, qui changent d’instruments à tour de rôle, envoient vraiment du pâté avec une énergie folle ! Impossible de ne pas danser 🙂

La Bomba del Tiempo !!

La Bomba del Tiempo !!

   Le lendemain, nous retrouvions notre Titi ! 🙂 A sa demande de voir « du vert », nous sommes allés nous promener dans la réserve naturelle Costanera Sur.  Le soir venu, en bons français qui se retrouvent : apéro ! Mais attention, Thibault nous a rapporté un cadeau de marque. Comme il le dit si bien (lui-même voyage beaucoup) : « je sais ce qui manque quand on reste loin de la France un peu trop longtemps » ^^ Et le voilà qui sort de son sac de la Tomme de Savoie et trois beaux saucissons !! Ça mérite une petite photo 🙂

Et vive la france !!

Et vive la france !!

   Nous faisons avec lui les choses que nous n’avions pas encore vu dans la capitale, comme le musée d’art latino-américain (Malba), que nous avons beaucoup aimé ! 🙂 S’y tient une exposition de Antonio Berni, un artiste argentin du XXème siècle. Ses tableaux à base de gravure/tamponnage /collage et mettant en scène des personnages fictifs (Juanito un enfant des bidonvilles et Ramona une prostituée) lui permettent de faire une critique de la société. Mais aussi de l’art très très contemporain que nous avons eu plus de mal à comprendre lol Une petite astuce : si vous avez un Smartphone Samsung, vous avez une entrée achetée, une entrée offerte. Allez savoir pourquoi, nous on se pose toujours la question, mais il suffit de montrer le téléphone, et ça marche.

Juanito en famille

Juanito en famille

   Nous passons par le cimetière de Recoleta, où se trouve la tombe d’Eva Perón (appelée Evita), première dame Argentine de 1946 à 1952, et véritable icône. Une madone du peuple, qui œuvra notamment pour le droit de vote des femmes ou la création de la fondation Eva Perón destinée à aider les plus démunis. Nous nous attendions un peu à un équivalent du Père Lachaise mais ici, aucune verdure, et des mausolées à perte de vue, dans une ambiance un peu austère. Certaines tombes sont laissées à l’abandon, si bien que l’on en voit apparaitre directement des cercueils. D’un autre côté, on y trouve aussi des mausolées gigantesques à l’architecture très travaillée.

                  Arg - Buenos A - S2 - Le cimetiere Recoleta (3)       Arg - Buenos A - S2 - Le cimetiere Recoleta (16)

   Petit repos au jardin japonais de Palermo, loin de l’agitation du quartier avant de sortir. Nous nous sommes trouvés un petit bar où on nous offrait presque autant de boissons qu’on en consommait ! Que demander de plus ! Après une bière et un cocktail, le patron vient nous voir pour nous offrir  des téquilas Pafs et les faire avec nous. Nous avons ensuite eu le droit à un autre cocktail offert ! Nous sommes bien sûrs revenus le lendemain, et rebelote ^^ Malgré tous nos efforts, nous n’avons quand même pas réussi à faire la fête comme on le voulait, à cause du rythme argentin… Il n’y a personne dans les bars avant 00h et personne avant 3h dans les boites. Même en ne prennent l’apéro qu’à 22h, nous n’arrivions pas à avoir l’esprit clair et de l’énergie pour attendre 3h et danser jusqu’à 8h du mat’ :s On a enfaite vu après que les autres faisaient des siestes l’après-midi. Tricheurs ! ^^

Après une bonne soirée, pamplemousse oblige !!!

Après une bonne soirée, pamplemousse oblige !!!

   Nous repassons par la Boca, où se tient un petit évènement organisé par le musée de Don Benito Quinquela Martin (peintre très populaire du pays venant de la Boca). Il s’agissait de peindre une partie des pavés devant la rue Caminito, et tout le monde était le bienvenu. Tous à nos pinceaux, avec chacun une couleur différente, pour laisser la trace de notre passage dans la capitale. Aurore et Thibault ont même eu le droit à une petite interview  pour la vidéo du musée ! Pas pratique en espagnol… Un moment vraiment chouette !

Arg - Buenos A - S2 - La Boca (10)

   Avant de quitter la ville, place… au Tango ! Nous profitons de l’auberge qui donne des cours gratuits pour s’essayer un peu à cet art. Nous avons le droit à une prof adorable, qui préfère nous apprendre à ressentir la danse, plutôt qu’à nous apprendre des pas par coeur (ce qui n’est d’ailleurs pas le principe du tango). Nous nous entrainons à bouger sur la musique et à suivre ou guider un partenaire en se regardant dans les yeux lol Un peu gênant au début, sachant qu’on change tout le temps de partenaire, mais nous avons finalement tous bien joué le jeu et c’était très sympas !

   Nous aurons finalement passé deux semaines bien remplies dans cette grande ville et commencions à avoir nos petites habitudes, comme le p’tit restau au coin de la rue où les choripans ne coûtaient que 39 pesos et où la toute kiki serveuse vénézuélienne pouvait pratiquer son français. Nous en avons plus ou moins fait le tour, même si c’est comme partout, il faut rester vraiment longtemps pour capter la vraie ambiance d’un endroit. Nous avons quand même une bonne idée de celle qui règne dans Buenos Aires.

Elle est trop kiki !!!

Elle est trop kiki !!!

   Nous quittons notre Titi, que nous recroiserons dans deux semaines à Iguazu, et nous prenons la route pour appréhender quelque chose de nouveau : du woofing chez Sacha dans la région de Córdoba.

Des Poutoux !!

Des Poutoux !!

Les sweedys à Buenos Aires – Partie 2

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Les sweedys à Buenos Aires – Partie 1

Arg - Buenos A - S1 - La Boca (28)

     Nous arrivons dans la capitale après quinze bonnes heures de bus de nuit, toujours accompagnés de nos deux amis Toto et Justine. Il s’agit d’une longue escale puisque nous comptons y rester deux semaines :  la première avec les copains, et la deuxième… avec les copains ! Notre ami Thibault (qui nous avait déjà rejoint à Bali) nous retrouvera à son tour 🙂

     On s’attendait donc plutôt à une bonne ambiance ! Pourtant la ville ne nous a pas très bien accueilli :s A peine sortis de la gare routière, nous nous faisons asperger nos sacs d’un liquide à mi-chemin entre de la morve et du vomi (et l’odeur qui va avec !). Il s’agit en fait d’un tour plus ou moins connu pour voler les sacs des touristes  : après avoir été aspergés, une petite dame toute kiki vient vous voir et vous propose de vous aider à nettoyer vos sacs… et quand vous les poser, les aspergeurs en profite pour vous les voler ! Ou bien la petite dame vous fait les poches ! Le quartier de la gare n’est effectivement pas un des plus sûrs, avec des bidonvilles juste derrière les rails. Heureusement, rien de tout ça ne nous est arrivé car Toto et Justine connaissaient le tour et nous ne nous sommes pas arrêtés. Du coup rien de bien grave, mais un p’tit coup de stress quand même, et puis des sacs qui puent sur tout le chemin, jusqu’à ce qu’on puisse les laver !

Arg - Buenos A - S1 - La Boca (27)

     Nous avions décider d’aller établir notre campement dans le quartier de Palermo : un quartier vivant où se trouve la majorité des restaus et bars. Après deux bonne heures de marche à chercher la Bonne Auberge, nous avons trouvé la « Buenas Artes », qui n’était finalement pas une bonne auberge :s Dès notre deuxième nuit, on nous avait changés de chambre pour des soucis d’organisation (nos amis étaient partis 3 jours faire les chutes d’Iguazú) et nous avons eu la visite surprise de petites punaises de lit !!! Aaahh! A 23h, rechangement de chambre… dans une chambre double privée au même prix qu’un dortoir (donc plutôt cool) cette fois. Pour en rajouter une petite couche, les salles de bains étaient vraiment dégoutantes, il n’y avait jamais d’eau chaude, et un petit déjeuner plus que limite. Bref vous comprenez que l’on n’a pas vraiment été fan… Et nous avons d’ailleurs changé par la suite.

Sur la terrasse, on est bien bien !!

Sur la terrasse, on est bien bien bien !!

    Nous avons profité de notre première après-midi pour aller visiter la Plaza de Mayo, avec la Casa Rosa (lieu de travail de la présidente), et la cathédrale métropolitaine. La place est entourée de zone de police avec des barrières (en cas d’émeute ?!), ce qui en casse un peu la beauté. Nous avons continuer par le quartier de San Telmo, avec son petit marché du dimanche et sa musique de rue. On y sent comme un petit air de Montmartre! Nous tombons finalement sur une place remplie de danseurs de tango, une très bonne surprise ! Des jeunes, des vieux, des bons, des moins bons, il y avait de tout ! C’était une première approche du tango très sympa.

Arg - Buenos A - S1 - Le Tango (3)

Une milonga à San Telmo

     Nos amis nous quittent du lundi au jeudi pour faire leur dernière escale aux chutes d’Iguazú avant leur vol de retour : le temps pour nous d’avoir de nouveau ennui. Et quel ennui ! Perte de la carte bleue d’Aurore, avec laquelle on payait tout car elle n’avait aucun frais, et aussi parce que tout notre argent de voyage se trouve sur son compte… Pas de panique, après un an de voyage on arrive mieux à garder son calme face aux incidents (contrairement à la perte de l’appareil photo en Inde qui c’était passé avec stress et énorme crise de larme). La carte ne pouvait être qu’à deux endroits : l’auberge ou la banque. Rien à l’auberge, et pour ce qui était de la banque, elle était déjà fermée et on a appris que le lendemain est férié… Il fallait donc attendre 48h avant de savoir si on faisait opposition ou pas. On ne va pas faire durer le suspens plus longtemps, la carte était effectivement à la banque, nous l’avions laissée dans le distributeur ! Le Soulagement !

Les saturnales du jardin botanique

Les saturnales du jardin botanique

     Entre temps nous avons essayé de limiter les dépenses avec des ballades dans le micro-centro, dans le quartier de Palermo, le jardin botanique et le zoo. Nous sommes aussi aller échanger de l’argent, ce qui peut être une aventure ! Nous n’en n’avons pas encore parlé mais il existe en Argentine un marché Bleu d’échange de monnaie, plus ou moins toléré, avec des taux beaucoup plus intéressants que ceux des banques. Depuis les crises économiques, les règlementations font qu’il est très difficile pour un argentin de se procurer des devises étrangères, même quand il en a besoin pour partir en vacances par exemple. Il est également devenu courant pour eux d’échanger leurs pesos (très instable) en monnaie plus stable comme le dollar et l’euro. Pour les touristes, c’est donc beaucoup plus avantageux d’échanger des euros en utilisant ce réseau (1€ = 13,5 pesos environ en ce moment) que de tirer dans les banques (1€ = 9,80 pesos). Nous n’en avions pas connaissance avant mais nous avons par la suite demandé à nos  amis de nous rapporter quelques euros 😉 Pour les échanger à Buenos Aires, rendez-vous rue Florida, où on entend « cambio cambio cambio », toutes les 30 secs, avec la police parfois à côté ! Nous avions déjà échanger à Mendoza sans aucun problème (échange dans une bijouterie), mais cette fois ci c’était un peu plus bizarre puisque la personne ne emmène dans un immeuble…dans un ascenseur…dans un appart’ fermé à clé… puis dans un bureau avec un gros argentin derrière. Pas très rassurant mais pas de problème pour autant !

SUUUURICATE !!

SUUUURICATE !!

     Nos amis revenus, nous avons fait une petite journée à Tigre, se situant sur le delta du fleuve Paraná, à une heure en train de Buenos Aires. La ville est par conséquent traversée par plein de petits canaux, où il possible de se balader en bateau. Nous avons opté pour celle d’une heure, qui permet d’observer de belles maisons le long des berges. Nous avons ensuite essayé le petit musée du maté, tenu par un  monsieur fort aimable et passionné, mais qui ressemble plus à un musée de la pantoufle (film Nos jours Heureux) qu’autre chose lol.

Arg - Buenos A - S1 - Tigre (21)

Venise en argentine 😀

     Pour la soirée, nous avions réservé un spectacle de tango avec notre auberge pour tout le monde : l’attrape touriste par excellence ! Mais faute de gros budget (pour nous) et de temps (pour Toto et Jusine), nous n’avions pas beaucoup d’option. Résumé : 10 minutes à être abasourdies, 30 minutes de fou rire nerveux et 30 minutes de lamentations ! Nous avons eu beaucoup plus de chant que de danse (et autant nous aimons beaucoup le tango, mais le tango chanté façon Charles Aznavour déguisé en Tony Montana…. pas vraiment), les danseurs en faisait des tonnes (acrobatie sur acrobatie, sans aucune émotion), et, plutôt surprenant  au milieu d’un spectacle de tango : un animateur de Club-Med qui vient nous jouer ses chansons avec sa petite flûte indienne et taper dans les mains puis des percussionnistes qui s’essayent au one-man-show ! Et ensuite rebelote, les chanteurs … Bref rien de ce qu’on attendait, mais nous en retiendrons quand même un énorme fou rire !! Le bouquet final étant de payer les boissons dans le noir avec la serveuse qui vous braque sa lampe torche dans les yeux en plein spectacle !

Beau lieu en tout cas !!

Bel endroit en tout cas !!

Buenos Aires (53)

Pitit Cocktails 😀

     Nous finissons notre semaine à 4 par le quartier de la Boca, avec ses jolies maisons colorées. Une grande partie de ses habitants est issue des immigrants italiens, qui se sont installés autour du port, et ont peint leur maisons avec le reste de peinture de leurs bateaux. En général, tout le monde reste sur la rue principale (calle Caminito), et on nous a d’ailleurs complètement déconseillé d’aller voir en dehors des 2/3 rues touristiques. Le problème est que c’est maintenant un défilé de restaurants, de boutiques de souvenirs et de danseurs de tango qui vous proposent de faire une photo avec eux déguisé en danseur… et qu’on ne sait plus bien si tout ce qu’on voit est faux ou authentique. Malgré tout, on ne peut pas nier que c’est vraiment très joli !

La boca

La Boca

     Nous devons maintenant dire au revoir au copain ! On vous remercie encore de nous avoir rejoint, c’était super de vous voir, de se brosser la barbe, de galérer et de découvrir la mouillette ! Des gros bisous à vous deux !

Et pour tous les autres….

Des Poutoux !!!!

Des Poutoux !!!!

Les sweedys à Buenos Aires – Partie 1

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Les sweedys à Mendoza

Arg - Mend - TDV - Sur la route

      Enfin nous y voilà ! Après 1 mois de stop, de thon-maïs, de moment où l’on pue parce qu’il n’y a pas de douche et de camping pas cher, nous voilà à Mendoza pour retrouver les copains Toto et Jusine. Pour leur vacances, ils avaient prévu 3 semaines en Argentine et nous rejoignent pour la deuxième moitié : Mendoza et Buenos Aires. Pou Pou Pou Pou Pou !!!!!! 😀

      On arrive donc vite à Mendoza de Neuquen pour préparer leur arrivée : prendre les clefs de l’auberge et aller les chercher à l’aéroport. Après un an, les retrouvailles font du bien ! Potins, projets, boulots, délires…, on se remet tous à la page de nos petites vies respectives 😀

OUIIIIIIII !!!

OUIIIIIIII !!!

       Nous nous étions réservés un dortoir de 4 dans une auberge du centre ville : un endroit très sympa et accueillant, avec un grand jardin où se poser et un monsieur qui fait des crêpes à la dulce de leche ou des omelettes sur commande le matin !  (Auberge Punto Urbano, 130 pesos la nuit en dortoir avec p’tit déj).

      Dans tout ce bonheur d’amitié, nous décidons, pour notre première journée, de louer une voiture pour aller à la montagne. Direction l’Aconcagua, à 4h de Mendoza, le plus haut sommet d’Amérique , culminant à 6960m. Alors non, nous n’allons pas le grimper, mais la route 7 (reliant Mendoza à Santiago de Chile) est très jolie et permet de nombreux stops (ce qui n’est pas possible en bus).

Tchou tchou !!

Tchou tchou !!

        Après une demi-heure à jouer sur d’anciennes rails entourées de magnifiques montagnes, (Alias les Aristochats), nous faisons un stop au Puente del Inca, une formation géologique jaunâtre/rougeâtre faisant un pont au dessus du Rio Mendoza. Elle fut crée par l’accumulation de dépôts des eaux thermo-minérales riches en soufre. « Les Incas, qui avaient constaté l’accumulation des dépôts sur les rives, ont détourné les eaux thermales vers une arche plus fragile qui existait déjà, pour la renforcer ». Nous allons ensuite randonner pendant deux petites heures, avec l’Aconcagua en toile de fond, beaucoup de vent et bien sûr le sirotage du délicieux maté-pamplemousse. Ne t’en fait pas Thibault, tu y auras aussi le droit !!! (Thibault aime le pamplemousse !!).

Arg - Mend - TDV - La voiture (9)  Arg - Mend - TDV - Terere (2)

Arg - Mend - TDV - Les Chevaux (8)  Arg - Mend - TDV - Puente del inca (5)

      Le lendemain, nous nous offrons une journée « sport et détente » réservée dans une agence pour 420 pesos/pers. Nous avons passé presque toute la journée dans les thermes de Cacheuta à alterner bassins d’eau chaude et bassins d’eau moins chaude ^^ Petite déception quand même de ne pas avoir pu essayer les « bubble bed », des Jacuzzis-lits très prisés où il n’y avait jamais de place.

Les thermes de Cacheuta

Les thermes de Cacheuta

      Puis, tyrolienne (avouons quand même que la tyrolienne partait des thermes ; on a donc dû passer en baudrier et autre casque devant les mamas en maillots en train de buller et commencer la descente autour de 50 personnes qui nous mitraillaient de photos). Et enfin, pour le sport, le rafting en fin d’après-midi dans le Rio Mendoza. Il était très (Très) tranquille mais ils ont compensé en nous faisant passer une descente sympa, à base de chute et rechute dans l’eau gelée !

                Arg - Mend - JDS - Rafting (3)           Arg - Mend - JDS - Rafting (2)

          La région de Mendoza (et la ville du même nom) est réputée pour la qualité de son vin. Notre avant dernier jour était donc celui consacré à la visite des bodegas (vignobles) de Maipu. Il y a alors le choix entre les faire en voiture (mais le conducteur ne peut pas faire les dégustations), en tour organisé (mais avec tous les autres touristes) ou à vélo (notre choix). Malheureusement, faute d’organisation, de bonnes informations et de chance, nous avons  galérer (le mot est faible) et visiter une seule bodega ! L’office du tourisme nous avait dit d’y aller en train, ce que nous avons fait. Seulement le seul endroit pour louer des vélos dans les environs était fermé pour une semaine…et nous étions carrément loin de la plupart des bodegas (nous avons appris par la suite que les bus 171, 172 ou 173 depuis Mendoza nous emmènent pile à une location de vélo au centre de 5/6 bodegas…). Après 2 heure à zoner sous le soleil dans Maipu, nous avons donc pris un bus, loué nos vélos et sommes allés vers un des plus importants vignobles. Arrivés là-bas, on nous explique que les visites ne sont plus possible car il y a un évènement dans l’après-midi… génial ! Nous avons donc fait une dégustation d’huile d’olive à côté (à essayer une fois dans sa vie lol) puis avons rouler rouler jusqu’à une autre bodega, où la visite avait déjà commencé… Pas grave! On a tellement galéré, on y va quand même ! Et c’était chouette, même si ça l’aurait encore plus été de reproduire l’expérience 2 ou 3 fois dans la journée.

Arg - Men - JDM - Le Vignoble (6)

      Nous rentrons à l’auberge, avec un bon asado qui nous attend au menu 😀  Nous en profitons pour faire goûter à Toto et Justine le succulent fernet/coca tant prisé des argentins, mais comme nous avions acheté le bas de gamme (à 3€ la bouteille d’1 litre à 40° forcément !!!) ce ne fut pas un franc succès ^^.

Arg - Mend - JDM - La soirée (5)

      Nous n’avons finalement pas eu assez de temps pour vraiment visiter le centre ville, entre nos autres activités, les petits moments de retrouvailles et de galère : trouver une voiture, réserver le rafting, faire les courses (1h passée dans Carrefour à chaque fois à cause de la queue…), échanger nos sous etc.

Notre séjour à Mendoza se termine au bout de cinq bons jours par un petit bus de nuit direction Buenos Aires !

Des Poutitoux !!!!

Des Poutitoux !!!!

Les sweedys à Mendoza

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    Les sweedys en direction du nord

 

Petit asado de rue à Bariloche

Petit asado de rue à Bariloche

      Après nos quelques jours à El Bolson, nous faisons du stop jusqu’à Bariloche : la grande ville de la région des lacs. Nous n’y passons que deux jours, le temps de goûter un bon asado de rue, du chocolat (c’est sa spécialité) et de nous équiper en matériel à maté : thermos, bombilla et maté (récipient). Après gros débat et hésitations sur la matière, la forme, couleur et blablabla, nous achetons un maté en bois à l’intérieur et métal à l’extérieur. Il faut donc le curer avant de l’utiliser. Il existe de nombreuses manières de le faire et nous avons demandé conseils à à peu près tous nos amis argentins ! La recette finale est : 3 jours avec l’intérieur recouvert de beurre, on nettoie bien et une nuit rempli de yerba (herbe) et d’eau. C’est prêt 🙂 Nous faisons également le petit musée de la Patagonie, moyennement intéressant… mais divertissant pour Maxime devant les grimaces d’Aurore (il y a des animaux empaillés partout).

Le musée de la Patagonie de Bariloche

Le musée de la Patagonie de Bariloche

      Nous partons ensuite pour la petite ville toute kiki mais un peu chère de San Martin de los Andes, bordée par le lac Lacar et de magnifique paysages. Elle nous permet d’accéder à un nouveau parc national où nous allons camper deux nuits : le parc national Lanin. S’y trouve le volcan du même nom, avec son sommet enneigé culminant à 3747m. Nous campons dans un camping au bord du lac Huechulafquen (Piedra Mala, 45 pesos/pers + 15 pesos la douche), au milieu des oies, chiens et chèvres des propriétaires et dans un cadre incroyable !

Dans le parc national Lanin

Dans le parc national Lanin

      Il est possible de grimper le volcan mais il faut compter deux jours, un guide et du coup, un peu d’argent. Pour les autres, une rando de 7/8h permet d’accéder au pied du volcan. Mais il faut pour cela s’enregistrer auprès des gardes du parc avant 11h (ils vérifient que vous avez de bonnes chaussures, de l’eau, de la nourriture et de la crème solaire) et c’est là que tout se complique ^^. En effet, nous n’avions pas de carte et avons demandé à la madame du camping où il fallait aller s’enregistrer : elle nous a dit à 30 minutes. Sauf qu’en fait c’était en voiture et non à pied… du coup nous avons galérer à trouver et sommes arrivés à midi… donc pas de volcan ! 😦 Nous nous consolons sur la chemin par la découverte de menthe fraiche pour se faire un bon p’tit thé le soir quand il fait froid dans la tente ! (Comme tout le monde boit du maté partout, il est très facile d’obtenir de l’eau chaude, la plupart du temps gratuitement). Marcher dans ce parc est un pur bonheur ❤ nous aurions bien aimé y rester un petit peu mais nous avons déjà pris notre billet de retour.

Petit déj' au bord du lac

Petit déj’ au bord du lac

      Nous atterrissons à Junin de los Andes, plus petite que San Martin, et capitale nationale de la truite ! Un vrai régal ! Comme le parc Lanin, la ville est très calme et relaxante, nous y chargerons les batteries avant de refaire du stop et de continuer à monter vers Mendoza (où des copains français nous attendent 5 jours plus tard !!). Nous y faisons nos dernières nuit de camping, toujours dans le froid, à tel point qu’Aurore retombe malade (eh oui… Encore !). Nous arrivons enfin à remettre notre budget à zéro, après un mois d’économies pour rattraper les grosses dépenses des premiers jours.

      Escale suivante : Neuquen, où le couple argentin qui nous avait conduit jusqu’à El Bolson va nous héberger deux nuits. Nous attendons deux bonnes heures avant d’être pris en stop par deux amis argentins  complètement déjantés et très sympas : Maxi et Manu. Arrivés à Neuquen, Manu nous invite chez lui car ses parents sont en vacances et il a une piscine ! Bon, elle était un peu verte donc on ne s’est pas baigné mais ils nous ont offert l’apéro et nous ont ensuite amené jusqu’à l’adresse de nos amis. Une incroyable générosité qu’on n’est pas prêt d’oublier !

Au fleuve Limay

Au fleuve Limay

      Nous étions vraiment contents de retrouver Ian et Marianela ! Ils nous ont en plus concoctés un super programme pour nos 2 jours ensemble. La région de Neuquen est une grande productrice de pommes et il s’y produit tous les ans une « fiesta de la manzana » avec un festival de musique de 4 jours. Ian et Marianela nous ont emmené là-bas le premier soir car un des groupes préférés de Ian jouait. Pas de chance, nous avons mis presque 3h à faire les 43 kms qui nous séparait du concert et n’avons pu voir que deux chansons du groupe en question :s

      Nous passons l’après midi du lendemain au bord du fleuve Limay où nous faisons un petit plouf, malgré sa couleur marron lol Nos amis nous avaient préparés un petit pique-nique tout mignon pour l’occasion! Ils nous ont également fait goûter un maté froid qui se prend dans un pamplemousse : une révélation 🙂 dont le principe vient du Paraguay (le terere).

Le maté - pamplemousse ! Mmmmmmmh

Le maté – pamplemousse ! Mmmmmmmh

      Nous poursuivons la journée par un repas et une soirée avec leurs voisins. Au menu, tacos mexicain ! Une soirée très sympa où tout le monde a aidé à la préparation, et où on s’est senti très bien intégrés. Juste une petite baisse de compréhension d’espagnol à partir de 3h du mat’, mais bon, on ne peut pas trop nous en vouloir 🙂

Soirée entre voisins

Soirée entre voisins

       Le lendemain, à notre tour de leur concocter un petit repas : nous ressortons la carte crêpe ! Très appréciées, surtout le dessert pomme chaude – dulce de leche… Miam !

      Nous sommes bien tristes de les quitter le dimanche soir pour prendre notre bus de nuit. Une jolie amitié s’est créée et nous attendons avec impatience qu’ils passent à leur tour par chez nous.

Des Gros Poutoux !! Des gros Poutoux !!

Des Gros Poutoux !! Des gros Poutoux !!

Les sweedys en direction du Nord