Citation

Les sweedys à Flores 2

– de Ruteng à Labuan Bajo

 

2018-02 - Labuan bajo - Panoramique (6)

 

     Nous voilà repartis en direction de Ruteng, accompagnés de notre bande (Richard, Edith et Eric). Les trajets en bus sont toujours très éprouvants, non seulement à cause de la conduite un peu trop sportive des chauffeurs, mais surtout des odeurs d’essence et de pots d’échappement qui nous entourent continuellement. Aurore prépare son petit sac plastique au cas où (grosse pensée pour nos sniffeurs préférés, Valentine et Michael, qui étaient toujours préparés et équipés pour ce genre d’incident en Bolivie), et on se demande toujours quand est-ce qu’elle va vraiment l’utiliser !

 

2018-02 - Ruteng - Tour de moto (4)

Les rizières de Ruteng.

     La grosse particularité de Ruteng lorsque l’on est touriste, ce sont les jeunes étudiants qui viennent nous aborder pour discuter. En effet, la ville comprend une énorme école pour former les guides touristiques, et c’est un bon moyen pour eux de s’exercer en cherchant des touristes qui ont besoin d’un guide pour le lendemain. Ils viennent tous vous voir en vous demandant votre nom et s’ils peuvent marcher un peu avec vous, et finissent par vous proposer leur service de guide. Ce n’est pas toujours évident de décliner leur offre, mais souvent agréable de discuter avec eux. Nous finissons notre repas avec 6 jeunes autour de nous, qui nous demandent avec insistance de passer à leur école le lendemain pour parler aux étudiants. Euuh… ok !!

 

2018-02 - Ruteng - l'école (3)

Richard donnant la réplique à Armin

     Le lendemain après –midi, il nous faut donc retrouver la classe 13 dans laquelle se trouve Armin, l’initiateur du projet. Seul hic : le lycée est ENORME ! Des centaines d’étudiants viennent nous serrer la main et se présenter. Par miracle nous trouvons Armin (enfin c’est plutôt lui qui nous retrouve d’ailleurs), qui nous emmène dans deux différentes classes pour que l’on se présente en anglais et que l’on réponde à leurs questions. Il faut faire trois années d’étude pour devenir guide, et nous sommes allés chez les 1ères puis les 3èmes années. Ils étaient timides mais tellement touchants, nous remerciant à chaque fois pour le temps qu’on leur accordait. Mais nous n’avons malheureusement pas pu discuter sérieusement avec eux de leur futur métier de guide. Nous espérions pouvoir leur expliquer les différentes façons de voyager des touristes, les différentes budgets etc. mais ils nous ont seulement ressortis les questions qu’on leur apprend comme « Pourquoi êtes-vous venus à Flores », « Quand est-ce que vous rentrez dans votre pays ? » ou encore « Qu’est-ce que vous pensez des gens de Flores ? ». Quoiqu’il en soit, ce fut un très bel échange et un beau moment de complicité ❤

 

2018-02 - Ruteng - l'école (10)

La bande à Armin

     Dans la matinée, nous essayons de partir le plus tôt possible pour profiter avant qu’il ne pleuve. Ici finit la culture Ngada, et on laisse place aux communautés Manggarai. Un des traits de cette culture est la disposition des rizières de manière circulaire ou en toile d’araignée, structure que l’on peut observer depuis le village de Cancar.

 

2018-02 - Ruteng - Rice field (1)

Les rizières de Cancar.

  Les villages traditionnels ont également une disposition différente, en cercle (contrairement aux villages Ngadas en deux rangées parallèles) avec des maisons construites autour d’un pilier central. Nous essayons d’aller en observer un, mais nous ne choisissons pas le plus accessible et finissons par nous perdre au fin fond de la campagne, toujours accompagnés par les sourires des habitants sur notre route. A peine arrivés, il est déjà trop tard, la pluie arrive (il n’est pourtant que 11h). A peine le temps de descendre de nos motos pour enfiler nos ponchos que l’averse nous tombe dessus :s Nous ne nous éternisons donc pas beaucoup et rebroussons chemin.

 

2018-02 - Ruteng - Tour de moto (11)

Pas moyen de monter sur les scooters …

     Nous profitons d’une petite éclaircie en fin d’après-midi pour aller boire un café dans un petit coffee shop tout mignon, où ils torréfient eux-mêmes leur café vert et le servent dans des frenchpress. Nous en profitons pour discuter avec le propriétaire et goûter trois différents cafés, plutôt bons, venant de Ruteng ou de Bajawa principalement. C’est assez drôle car, même ici en Indonésie, nous retrouvons les critères du coffeeshop comme on l’entend en Australie ou NZ : c’est l’endroit où les gens se retrouvent pour papoter ou travailler, il y a le wifi, des p’tites choses à manger, une décoration pensée… Et nous pouvons parler torréfaction ou traitement des grains, devant les yeux ronds d’Edith qui ne pensait pas que l’on était geek à ce point ! ^^

 

2018-02 - Ruteng - Café (1)

Robusta, ou Yellow Caturra fraichement moulu.

 

     Deux jours plus tard, nous arrivons finalement à la dernière étape de notre itinéraire de Flores : Labuan Bajo. Ici, changement d’atmosphère, c’est une ville très touristique (enfin, tout est relatif !) où les clubs de plongées, restaurants branchés et agence de tours s’enchainent sans fin sur la rue principale. En effet, la ville est le principal point d’accès au parc national de Komodo, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, et comprenant des nombreuses îles volcaniques, notamment Komodo et Rinca, où vivent encore les fameux dragons de Komodo. Nous retrouvons également une Indonésie plus musulmane, le reste de Flores étant principalement chrétien. Quoi de mieux que d’être réveillés par l’appel à la prière à 4h30 du matin !

 

2018-02 - Labuan bajo - Panoramique (3)

Les collines du parc de Rinca.

     S’il y a changement d’ambiance, il y a aussi changement de climat ! Finit la montagne et la pluie (ouiiiiiiii) et bonjour la chaleur et l’humidité ! Nous suons 24/24H et devons prendre 3 douches froides par jours pour survivre haha.

 

2018-02 - Labuan bajo - Panoramique

Les petites plages cachées… Chut !

    Tentés par tous les clubs de plongée, nous en faisons le tour dès notre arrivée, et décidons finalement de passer notre Advanced Open Water (2ème niveau de certification) dès le lendemain. L’école propose en plus une excursion sur l’ile de Rinca pour aller voir les varans, ce qui nous arrange bien. Nous faisons donc 5 plongées, avec les « spécialités » plongée profonde, plongée avec courant, plongée avec ordinateur, reconnaissance de poisson et flottabilité parfaite. Les fonds marins sont MAGNIFIQUES : jardins de coraux multicolores, énormes tortues en plein repas ou encore requins point blanches/noires qui tournent en rond… Mais surtout, des raies Manta par dizaine !! Tellement impressionnant ! Nous ne gardons cependant pas un incroyable souvenir du cours d’Advanced (mise à part pour ce qu’on a vu) car tout allait beaucoup trop vite dans l’organisation de l’école. Les micro-cours avant les plongées, les briefings sur les spots, la préparation du matériel ou même la mise à l’eau… Après 2 ans et demi sans plongée ce n’était pas le rythme qu’il nous fallait :s A tel point que Maxime a failli plonger sans sa ceinture de poids ou sans que son gilet ne soit relié à la bombonne d’O²… et Aurore nous a fait des petits coups de panique sous l’eau. Une expérience donc mitigée, mais nous avons notre certificat !

 

2018-02 - Labuan bajo - Sur le bateau (5)   2018-02 - Labuan bajo - Sur le bateau (6)

    Au cours de ces deux jours, nous sommes allés faire une escale sur l’île de Rinca (à prononcer RinCHa), apparemment plus sauvage que Komodo (et aussi moins loin du port donc plus pratique et moins cher) pour tenter de voir des varans. Arrivés sur place, un ranger nous emmène jusqu’au bureau afin de payer les 70 000Rp/pers d’entrée. Il s’en suit une petite ballade (sensé duré 1h mais le tour était bouclé en 30 min…) toujours accompagné d’un ranger et de son bâton, au cas où les dragons deviendraient agressifs. Il s’agit quand même de la plus grande espèce vivante de lézards, pouvant mesurer jusqu’à 3 mètres.

 

2018-02 - Labuan bajo - Rinca (2)

Premier varan, un beau bébé de 2,5 m.

Il en reste apparemment 1000 sur Rinca et 1300 sur Komodo. Carnivores, ils peuvent notamment tuer leurs proies grâce à leurs bactéries salivaires, qui infectent les plaies des morsures. Comme lu sur de nombreux blogs, nous n’avons pas les dragons qu’à côté des cuisines du village donc assez décevant… Le ranger nous explique qu’ils ne les nourrissent pas et qu’ils sont là à cause de l’odeur de nourriture mais nous n’y croyons qu’à moitié (voire pas du tout). Nos amis voyageurs ont, eux, fait un tour de bateau jusqu’à Komodo, et n’ont pu voir que 2-3 varans, histoire de faire la photo. Rinca vaut donc peut être plus le coup finalement !

 

2018-02 - Labuan bajo - Rinca (9)

On ne fait pas les fiers quand ça bouge.

    Tous les soirs, nous nous retrouvons pour manger au marché aux poissons. Des dizaines et des dizaines de stands s’enchainent sur le bord de mer, avec la pêche du jour fièrement étalée. Vous choisissez alors votre poisson, vos langoustines ou autres calamars et on vous le cuit directement au barbecue sous vos yeux, pour un excellent résultat dans l’assiette !

 

2018-02 - Labuan bajo - Marché (3)

Des Bons Poutoux au barbecue !

Les sweedys à Flores 2 – de Ruteng à Labuan Bajo

Citation

Les Sweedys à Flores – De Moni à Bajawa

2018-02 - Bajawa - Bena (30)

     Nous voilà arrivés en Indonésie, notre pays chouchou d’Asie du sud-est ! Et c’est bien parce qu’on avait eu un gros coup de cœur il y a trois ans qu’on y revient ! Cette fois, nous comptons explorer les îles à l’Est de Bali, et c’est par Flores que nous débutons notre périple.

 

2018-02 - Bajawa - Sur la route (1)

Forcément c’est notre chouchou !

     L’aventure commence dès l’aéroport, où, après 8h d’escale de nuit à Bali (à « dormir » sur un banc), nous embarquons pour Flores dans un petit « coucou à hélice », avec seulement 15 autres passagers. Après une heure de vol, et un atterrissage des plus effrayants, nous arrivons au premier arrêt : Labuanbajo. Nous voyons alors tous les passagers descendre de bord, et nous, tous seuls, à nous demander s’ils vont vraiment refaire décoller l’avion juste pour nous ! Bonjour l’empreinte carbone qu’on devra rattraper pendant les 10 prochaines années ! Heureusement, quelques personnes finissent par nous rejoindre : nous ne sommes pas les seuls à aller à Ende ! On commençait à avoir de gros doute sur notre destination ^^.

 

2018-02 - Moni - Kelimutu (4)

Et le retour des baboons aussi 🙂

     Arrivés là bas, un groupe de 20 taxis nous attend, et pour cause, nous sommes quasiment les seuls blancs de la ville. On nous annonce 50 000 Rp pour la course jusqu’à l’hôtel, et nous sommes bien trop fatigués par le voyage pour essayer de contester ou marchander quoique ce soit. Tellement fatigués qu’au moment de payer, Maxime se trompe dans les billets (autant pour lui car on venait de tirer des sous et il n’avait pas encore repéré les billets) et donne 500 000 Rp au chauffeur au lieu de 50 000 Rp, ce qui équivaut à 30€ soit les 2/3 de notre budget journalier. Bien sur, le temps de réaliser, le chauffeur était déjà au bar à payer une tournée à tous ses potes taxis !

 

2018-02 - Ende - Aurore fait du boudin car maxime a donner 500000 ...

Il y a d’la joie partout il y a d’la joie !!

     Ce petit incident nous a mis un gros coup au moral pour le reste de la journée et nous ne gardons pas un super souvenir de Ende. Rajouter à cela le fait que les gens parlent très très peu anglais, qu’on galère à se faire comprendre et à obtenir des informations et qu’on n’a plus assez d’argent pour payer notre guesthouse, obligés de partir à la recherche d’un distributeur sous la pluie…. On se met donc très vite au lit, espérant que demain sera meilleur !

 

2018-02 - Ende - Premiere chambre

Linge qui sèche pas et moustiquaire trop petite ! Back to Asia !

 

     A notre réveil, nous partons vite à la recherche de la station de bus pour aller à Moni. Nous finissons par faire le trajet en voiture avec deux indonésiens qui nous disent qu’il n’y a plus de bus, pour 50 000 Rp/pers. Encore une arnaque mais on veut quitter Ende le plus vite possible ! Nous arrivons alors à Moni, un petit village entouré de rizières et de pics volcaniques. Et là… ça y est ! C’est merveilleux ! On retrouve l’Indonésie qu’on aime, on sent les vacances, du pur bonheur ! Nous dormons à Angi Lodge chez un adorable couple Angi et Ross, dans un cadre magnifique. En plus ils parlent anglais, on peut donc mieux communiquer et poser toutes les questions qu’on veut.

 

2018-02 - Moni - La ville (9)

La vue depuis Angi Lodge.

     La principale attraction de Moni (et même de Flores) est le volcan Kelimutu et ses lacs de cratère colorés. Pour y aller, nous louons un scooter à Angi pour la journée (100 000 Rp). Après avoir rouler à peine quelques mètres, les cris de joie sortent ! Quel pur bonheur de se balader en scooter ! C’est ça l’Asie ! ❤ Et autant nous disions de la Nouvelle-Zélande qu’il suffisait de rouler pour être ébloui par les paysages, autant il suffit d’être sur un scooter en Indonésie pour avoir les mêmes sensations.

 

2018-02 - Bajawa - Sur la route (5)

On fait les foufous quoi !!

     L’entrée au parc Kelimutu payée (150 000 Rp/pers + 5000 Rp pour le scooter), il suffit de marcher une petite demi-heure pour accéder au cratère. Les trois lacs ont la particularité d’avoir des couleurs intenses et différentes, qui changent en fonction de la dissolution de minéraux dans l’eau. Sur place il est expliqué que l’oxygène en est le principal déterminant : si l’eau du lac manque d’oxygène, elle sera plus verte et si elle en est riche, elle sera rouge foncé voire noire. On ne sait donc pas trop sur quelle couleur on va tomber ! Nous avons eu le droit à trois différentes intensités de bleu/vert, c’était vraiment magnifique.

 

2018-02 - Moni - Kelimutu Poutoux (7)

WAAAAAAOUUUUU !!

     Et ces lacs volcaniques ne sont pas seulement beaux, ils sont aussi sacrés pour les locaux. La légende veut que les esprits des défunts rejoignent les lacs : ceux des jeunes iront à Tiwu Nuwa Muri Koo Fai (lac vert), ceux des vieux à Tiwu Ata Mbupu (lac bleu) et les méchants à Tiwu Ata Polo (lac rouge).

2018-02 - Moni - Kelimutu

Les lacs de Ata Polo – Ata Mbupu

 

     Nous profitons également du calme de Moni, et des moments de pluie pour perfectionner notre indonésien. Comme nous l’avions dit lors de notre premier voyage, l’indonésien est une langue très facile à apprendre car il n’y a pas de grammaire ou de conjugaison. Les chiffres, quelques pronoms, verbes et vocabulaire de base et nous pouvons nous faire aider et négocier !

 

20180223_000827[1]

L’antisèche 😉

     Angi nous avait réservés une place dans le bus pour le lendemain, direction Bajawa. Cinq minutes à peine après être parti, Maxime se rend compte qu’il a oublié son portable dans la chambre… Après avoir crié STOP au conducteur, il faut lui faire comprendre qu’on a oublié quelque chose ,et en indonésien :s Donc pas évident ! Heureusement Angi lui passe un coup de téléphone au même moment car il a trouvé le portable et nous faisons demi-tour ! Il faut 5h de bus pour atteindre Bajawa, avec le chauffeur qui se prend pour le « king de la route » et une vieille odeur d’essence qui nous donne la nausée la moitié du trajet…

 

2018-02 - Bajawa - Arrivée (1)

Poncho forever

     Arrivés à Bajawa, des moto taxis nous sautent dessus. En fait le bus nous a déposés en dehors de la ville. De peur de se faire encore avoir, on décide de faire les 2.3 kms nous séparant du centre à pied. Bien sûr il se met à pleuvoir à torrent ! Nous sommes en pleine saison des pluies donc il faut s’y habituer ! On s’abrite sous un p’tit toit devant une station essence avec d’autres locaux et commence alors une très belle rencontre avec deux maîtresses et certains de leurs élèves, attendant aussi que la pluie cesse pour rentrer à pied. On partage nos p’tits gâteaux avec eux, on essaye de poser quelques questions tant bien que mal avec nos bases d’indonésien, et on ne s’en sort pas trop mal !!

 

2018-02 - Bajawa - Arrivée (4)

YAAA Bagus Bagus.

     Comme nous avons la flemme de faire le tour de la ville sous la pluie, nous prenons la première auberge, sachant qu’elle nous propose un prix intéressant (150 000 Rp sans eau chaude mais wifi et ptit dej’). Les dames sont adorables mais un défilé de rats sur le plafond pendant la nuit nous empêche de dormir et nous fait changer de guesthouse dès le lendemain matin… Oups. Nous allons alors à Edelweis Homestay (et non Edelweis Hotel) pour exactement les mêmes prix, mais que nous recommandons fortement. La famille qui la gère est vraiment adorable, le grand père a une chorale qui vient répéter tous les jours (soyez donc prêt ^^) et ils louent les scooters à seulement 70 000 Rp la journée si vous dormez sur place.

 

2018-02 - Bajawa - Bena (23)

Le touristique village de Bena.

     Bajawa est une petite ville, nichée entre les volcans Gunung Inerie au Sud et Wawo Muda au Nord et qui permet de visiter facilement les villages traditionnels de la culture Ngada, dont 60 000 personnes vivent encore dans la région. Les Ngadas ont une religion mêlant christianisme et animiste et font encore parfois des sacrifices de buffles pour des rites de fertilités ou des occasions spéciales comme un mariage ou une naissance. On reconnait leur village facilement aux paires ngadhu (espèce de parasol au toit de chaume)/bhaga (maison miniature au toit de chaume) se tenant au milieu du village.

 

2018-02 - Bajawa - Bena (13) 2018-02 - Bajawa - Bena (5)

     Nous avons visité le village de Bena, qui est un des plus traditionnels mais aussi des plus touristiques. Au moins les villageois sont habitués aux visites et nous payons un droit d’entrée (50 000 Rp/pers) qui permet aussi de prendre des photos. Nous avons quand même demandé la permission à chaque personne que nous avons voulu prendre et lui avons montré le résultat, ce qui débouche à chaque fois sur un sourire et un remerciement. Nous n’avons pas trop eu l’impression d’être dans un zoo humain, mais on voit bien tout de même que tout est fait pour être bien présenté et permettre de belles photos.

 

2018-02 - Bajawa - Bena (26)

Ici la fabrication du « Ikat », tissu ancestral.

     Dans le village, ils font principalement du tissage mais font également sécher des noix de macadamia, dont on entend les crépitements sous le soleil, qu’ils vendent ensuite sur les marchés de Bajawa. Il y a plein d’autres villages Ngadas sur la route mais nous ne ferons que les observer depuis notre scooter, de peur de trop s’immiscer dans leur intimité.

 

2018-02 - Bajawa - Bena (3)

Les noix de macadamia.

     Les vues sur le volcan Inerie depuis la route sont magiques (si le ciel est dégagé) ! On voit les gens travailler dans les champs et les plantations, on leur demande notre chemin et tout le monde nous salue systématiquement. Certaines femmes plus âgées ont le visage un peu fermé en nous voyant mais il s’illumine totalement dès qu’on leur sourit.

 

2018-02 - Bajawa - Sur la route (2)

 

     Dès 14h, la pluie s’abat sur la ville et nous empêche de faire quoique ce soit d’autre de l’après midi. On décide donc de rester une journée de plus. On commence à se faire au rythme de la saison des pluies : se lever tôt pour faire des visites le matin avant les averses de l’après-midi, et on chill !

2018-02 - Moni - La ville (11).JPG

Tisane et Yams bien-sûr !

     Le jour suivant, nous partons pour le volcan Wawo Muda et y arrivons finalement vers 10h, après s’être perdus 20 fois. Il s’agit du dernier volcan à s’être formé à Flores, dont la dernière éruption date de 2001. Il faut une heure de marche pour atteindre son cratère et le petit lac qui s’y est formé. Rien d’extraordinaire après Kelimutu, mais la petite randonnée est sympa, d’autant plus que l’on marche au milieu de plantation de caféiers !!! Ouiiiii ! Nous sommes comme des petits fous 🙂 Malheureusement, les cerises sont encore toutes vertes et ce n’est pas encore le moment de la récolte , ce qui nous aurait énormément intéressés !

 

2018-02 - Bajawa - Balade volcan (3)

OUIIII du café !!

     Nous continuons vers le grand marché de Bobou (Bobou pasar) à une dizaine de kilomètres en scooter de Bajawa. Nous y retrouvons Richard et Edith, un couple de québécois et Éric, un français, que nous croisons régulièrement depuis le début du voyage (il y a très peu de touristes à Flores et une seule route alors on fait tous le même itinéraire, dans un sens ou dans l’autre). Généralement en Asie, le marché est un des meilleurs endroits pour manger des plats locaux, nous partons donc avec l’idée d’y déjeuner. Mais ici pas de street food, seulement des étalages de fruits, légumes et autres poissons.

 

2018-02 - Bajawa - Le marché (15)

Super moment de partage avec les indonésiens.

     Nous trouvons finalement une petite dame qui fait les déjeuners des locaux et qui accepte de nous vendre 5 assiettes. Nous voila donc assis au milieu de tout le monde avec notre plat de riz, légume et poisson épicé (un peu douteux le poisson lol) pour 10 000 Rp à partager et délirer avec eux. Nous avons passé finalement deux heures dans ce marché !! Nous y avons fait de belles rencontres avec les locaux, et avons bien rigolé. Maxime a fait des imitations de Jésus avec sa longue chevelure pour faire rire les dames et les jeunes hommes étaient plutôt intéressés de savoir si Aurore était mariée 😉

 

2018-02 - Bajawa - Marché (3)

La fine équipe du marché.

     Puis rencontre improbable : un candidat au poste de gouverneur pour la région de Nusa Tenggara (regroupant Flores, Sumbawa, Komodo, Lombok..) au prochaine élection vient rendre visite et saluer les habitants au marché. Il discute alors un bon moment avec Richard, pendant que nous parlons à son secrétaire ; il nous offre des bananes ( ?!) avant de prendre une photo avec notre ami québécois ! On espère le voir  dans le journal local 🙂

     Nous faisons des petites emplettes pour cuisiner un bon repas tous ensemble le soir-même à la guesthouse, et partirons tous demain en direction de Ruteng.

 

2018-02 - Bajawa - Bena (21)

Des Poutoux ribu !

Les Sweedys à Flores – De Moni à Bajawa

Citation

Les sweedys à Melbourne

2018-02 - Mel - La ville (2)

     Nous avions eu une si belle expérience en Australie il a maintenant plus de 3 ans, qu’y retourner était quelque chose qui nous tenait beaucoup à cœur. Mais cela reste malheureusement un pays assez cher pour voyager, nous faisons donc le choix de ne s’y arrêter que brièvement pour un seul stop. Alors pourquoi Melbourne ? Certains le savent peut-être déjà mais Melbourne tient une place d’honneur dans la culture du café, et est, sans aucun doute, LA capitale du café en Australie. C’est donc presque plus une visite « d’affaire » que touristique que nous faisons pendant 4 jours ! Nos amis et collègues de Wellington nous avait d’ailleurs concocté une superbe liste des meilleurs coffeeshops à aller voir !

2018-02 - Mel J4 - Brothers baba budan (4)

Mmmouaip, je suis pas fan du finish prune. 

     Cela faisait très longtemps que nous n’avions pas mis les pieds dans une aussi grande ville, et en général, on a beaucoup de mal à en prendre le rythme. Melbourne est la deuxième plus grande ville d’Australie, avec 4 millions d’habitants, et est aussi souvent reconnue comme sa capitale culturelle. Mais combien il y a-t-il d’habitants en Nouvelle-Zélande déjà ? Euh….. 4 millions !! Vous imaginez donc le p’tit choc !

 

2018-02 - Mel - Aurore Perdu (5)    2018-02 - Mel - La ville (29)

 

     Pendant notre séjour, nous avons été gentiment hébergé par l’amie (Ellie) d’une ancienne collègue d’Aurore (Sarah), son copain (Ryan) et leur coloc’ (Locki). La générosité de certaines personnes, qui vous ouvrent leur porte sans même vous connaitre, nous surprendra toujours ! Ils vivent à Thornbury, un quartier à 20 minutes de train du centre et nous accueillent à bras ouverts, même s’il faut qu’on dorme dans leur salon, avec une pile de couverture en guise de matelas 🙂 Cela nous permet d’explorer les quartiers un peu plus excentrés du centre comme Fitzroy, le quartier dit « bohème », avec ses successions de cafés, friperies, restaurants et autres boutiques décalées et branchées le long de sa rue principale : Brunswick street.

DSC00112

Loki, Ryan, Ellie et nous.

     Pour être honnêtes, nous étions un peu perdus dans cette énorme ville et ne savions pas trop dans quel sens la visiter. Il n’y a, de plus, pas de monuments très célèbres auxquels se référer comme souvent dans les grandes villes . Du coup, nous avons laissé les emplacements des cafés nous guidés et avons visité les quartiers dans lesquels nous étions en même temps ! Un petit tour du centre dans le vieux tramway, construit en 1885, permet (gratuitement), de se situer dans tout ça, pour peu d’avoir le temps car il n’est pas des plus rapides mais joue plutôt dans le genre kiki.

 

2018-02 - Mel J4 - Patricia brewers (5)

     Avec presque vingt coffee shops faits en quatre jours, nous avons été « surcaféiné » plus d’une fois, mais n’avons rien lâché ! A chaque visite, nous avons analysé scrupuleusement chaque détail, de la petite affiche sympa sur le mur, à l’organisation du personnel, en passant par la marque de la machine ou la présentation des assiettes. Ça en était parfois un peu gênant parce qu’ils voyaient tous qu’on les observait, surtout quand Maxime se mettait en mode paparazzi avec l’appareil photo haha.

2018-02 - Mel J4 - Patricia brewers (2)

Miamm !!

 

     Et nos petits chouhoux parmi tout ça ? Il y a d’abord Patricia (entre Little Bourke et Little William Street dans le CBD), un espresso bar où l’on reste debout avec de la bonne musique disco et une super ambiance bien « busy ». Mais aussi Wild Open Road (sur Barkly street, Brunswich) avec sa déco ambiance année 50, et Proud Mary (sur Oxford Street, Collingwood) avec un côté plus détendu new yorkais, qui ont tous les deux des cuisines et nous ont servi des déjeuners excellents, tout en ayant une très bonne qualité de café.

 

2018-02 - Mel J2 - Proud Mary (3)

Le Proud Mary 

     C’est à Brother Baba Budan (Little Bourke St), avec des chaises accrochées partout au plafond, que vous avons bu notre meilleurs tasse. Ils y servent le café du torréfacteur SevenSeeds, notre préféré de ces quatre jours. Pour finir, nous avons tenté de croiser Matt Perger, barista renommé, qui a fait deux podiums en championnat mondiaux et qui nous a énormément appris via ses articles dans BaristaHustle (nous sommes complètement fans !!!) dans tous les Sensory Lab, cafés dont il est partenaire. Pas de chance pour nous, nous avons vu sur son instagram qu’il y était le jour suivant pour présenter de nouveaux thés…  On était à deux doigts d’avoir un autographe lool

     2018-02 - Mel J2 - Queen Victoria Market (13) 2018-02 - Mel J1 - Sensory Lab (12)

 

     Côté belles petites trouvailles, il y a l’énorme marché couvert Queen Victoria Market, sur lequel nous sommes tombés par hasard, et qui s’étend sur 6 hectares. On peut y  trouver tout et n’importe quoi (même acheter du vin en rapportant sa bouteille et en la remplissant directement au tonneau !), il y règne une ambiance survoltée et il fait vraiment bon s’y balader !

2018-02 - Mel J2 - Queen Victoria Market (17)

Ca c’est de l’idée !!

     Dans le genre très original nous sommes également allés manger à Lentil as Anything, sur les conseils d’Ellie. Il s’agit d’un restaurant végétarien, qui ne fonctionne qu’avec des donations et des bénévoles. Le concept est « pay as you feel », et vous mettez dans la boite de donation, à la fin de votre repas, ce que vous considérez que votre plat vaut ou faites en fonction de vos possibilités financières du moment, sachant que cela doit quand même permettre au système de fonctionner. La nourriture était très bonne, le service excellent et l’ambiance très chaleureuse, avec même un petit papy qui joue de la guitare pour couronner le tout 😉

2018-02 - Mel J3 - Lentills as anything (4)

Super concept !

     Au fur et à mesure de nos marches, nous nous sommes rendus compte de la place assez importante qu’occupe le street art dans la ville. C’est au cours des années 1970 que l’influence du graffiti de New York a commencé à voir le jour dans des quartiers plus défavorisé puis a gagné plus de notoriété au fil des années. C’est toujours un plaisir de tomber sur un beau graff inattendu à un coin de rue. Mais il y a aussi des rues plus célèbres pour les voir comme Hosier Lane ou ACDC Lane ou les graffeurs ce sont mis dans la peau d’un enfant qui dessine, une belle touche de fraicheur dans la ville !

2018-02 - Mel J4 - Street art (20)

Les graffs d’AC/DC Lane

 

 

 

    C’est au cours de notre dernier jour, quand nous sommes passés plusieurs fois dans les mêmes rues et que nous repérerons enfin dans les quartiers, que nous arrivons à capter l’essence de la ville tel qu’on l’imaginait en arrivant. Quelques jours supplémentaires n’aurait pas été de trop ! Mais le billet suivant est déjà réservé : direction l’Indonésie !! ❤

2018-02 - Mel J4 - Dans l'avion (4)

Des poutoux !!

Les sweedys à Melbourne

Citation

La Nouvelle-Zélande en Bref

 

      Difficile de résumer deux ans en quelques lignes… Mais pour ceux qui sont un peu perdus : nous sommes arrivés en NZ en janvier 2016, un Working Holiday Visa en poche, et l’envie d’en apprendre plus sur la caféologie. Et comme d’habitude, nos plans ont beaucoup changé ! Sensés rester 6 mois, nous sommes déjà vite passés à un an… Puis nos boites respectives nous ont proposés de nous sponsoriser pour obtenir un Work Visa, ce que nous avons fait. Nous avons donc vécu deux ans au total à Wellington, ville dont nous sommes complètement tombés amoureux ! La bonne taille, la bonne ambiance, les bonnes personnes, le tout dans un pays magnifique !! Le seul hic sera malheureusement sa situation géographique et son trop grand éloignement de l’Europe. Et c’est ce qui nous fait rentrer 🙂 Avant de partir, nous avons pris un mois pour visiter ce que nous n’avions pas pu faire depuis Welly, et, mis à part les aléas météorologiques, nous avons été complètement émerveillés par ce beau pays. Nous ne pouvons que vous le conseiller pour votre prochain voyage !

 

Les petits chiffres :

  •  4 800 000  de néo-zélandais, soit 17,9/km² (contre 99/Km² en France)
  • dont les origines sont à 74% européennes, 14,9% maories, 11,8% asiatiques et 7,4% des îles pacifiques
  • Salaire moyen : 2275€/mois
  • Taux d’alphabétisation : 99 %
  • Espérance de vie : 81,7 ans
  • Indice de Développement Humain : 0,915 (soit 13ème sur 188 pays) – 0,897 soit 21ème pour la France
  • Nombre de jours à barouder en van en Nouvelle-Zélande : 26 jours

Le budget : 

  • Notre budget estimé était de 200 NZD/jour pour deux (soit 118€), et nous avons bien vécu avec 200 NZD/jour, comprenant la location du van (115 NZD/jour assurance comprise chez « Tui campers Sleepervan » mais van assez (très) vieux), l’essence, les campings (gratuits et « low cost » autant que possible) et la nourriture (nous avons presque toujours cuisiné dans le van). Mais ce budget ne comprend pas certains extras comme Hobbiton (80 NZD/pers) ou encore le ferry pour l’île du sud (265 NZD pour une traversée). Même si nous avons réussi à tenir notre budget, il nous a limité, notamment en termes de kilomètre (l’essence est très chère, surtout dans l’ile du Sud)) et nous a obligés à revoir notre itinéraire (pas de Cape Reinga, pas de Milford Sound). Nous conseillerions donc de le revoir un peu à la hausse 😉
  • En ce qui concerne le coût de la vie en NZ, nous dépensions 500 NZD/par semaine pour deux la première année en moyenne. Ceci comprenait le loyer (150 NZD/semaine pour deux car nous vivions chez une famille en banlieue), le transport (180NZD/mois pour deux pour une carte de train au mois), nos téléphones, nos activités (carte d’escalade), notre assurance santé (Chapka), la nourriture et les sorties, tout en faisant globalement assez attention à nos dépenses. La deuxième année, nous avons pris un appartement seul en plein centre-ville (410 NDZ/semaine + 25NZD de charges) ce qui a fait monter le budget hebdomadaire à 800NZD/semaine.

A WELLINGTON

Depuis Wellington2

 

Ce qu’on a aimé :

  • Vivre dans la  « petite capitale la plus appréciable au monde » (d’après le Lonely Planet).
  • Marcher sur le front de mer jusqu’au marché le dimanche matin et manger un « poffertjes » au caramel beurre salé chez Monfoort (food-truck hollandais).
  • La dynamique culturelle de la ville : il y a toujours un évènement/festival/concert quelque part.
  • L’engouement des Wellingtoniens pour la bonne bouffe, et surtout le bon café !
  • Le multiculturalisme : tout le monde vient de partout, que ce soit les personnes en Working Holiday Visa ou les kiwis eux-mêmes.
  • Que le temps puisse changer 4 fois dans la même journée ! Au moins on sait qu’il faut toujours avoir une veste avec soi, mais aussi qu’un temps pourri peut vite tourner en beau ciel bleu 😉
  • Les torréfacteurs Flight Coffee et People Coffee.
  • Travailler à La Cloche et Mojo et en apprendre des tonnes sur le café.
  • Pouvoir se déplacer en longboards.

Ce qu’on a moins aimé :

  • Le manque de terrasse pour se poser quand il fait beau (même s’il y a des rooftops).
  • Le haut de Cuba Street, un peu douteux parfois.
  • Le prix des transports en commun qui est assez cher et le fait qu’il n’y ait pas de carte regroupant l’ensemble des transports, il faut tout payer séparément.
  • Le soleil trop fort qui vous brûle la peau en 5 minutes.
  • Les loyers élevés (parfois plus cher que Paris…)

DANS L’ENSEMBLE DE LA NOUVELLE-ZÉLANDE

New Zealand

 

Ce qu’on a aimé :

  • La bonne humeur et l’optimisme général des kiwis.
  • Vivre en terre du milieu et dans le Seigneur des anneaux en permanence.
  • Voir des moutons par milliers, et s’étonner quand on n’en a pas vu depuis quelques kilomètres !
  • Marcher sur le mont Taranaki.
  • La culture maorie.
  • Etre payé et organisé tout son budget à la semaine.
  • Les plages paradisiaques de la péninsule de Coromandel, qui méritent leurs afflux de touristes.
  • Rouler, tout simplement, ce qui en met déjà plein la vue.
  • La petite ville de Raglan et son côté « poseyy ».
  • Vivre sur une ile et pouvoir voir la mer ou la montagne très rapidement (parfois même les deux depuis un même endroit)
  • Le DOC (Department of Conservation) et le travail fabuleux qu’ils font pour les treks et les parcs nationaux, toujours parfaitement indiqués, documentés et sécurisés.
  • Les « eggs benedict » au p’tit déjeuner, avec beaucoup de bacon !

Ce qu’on a moins aimé :

  • Le prix des forfaits de téléphone.
  • Devoir toujours (et sans exception) avoir son passeport sur soi pour commander/acheter la moindre bière… Quand on a 28 ans…
  • Que personne ne reste ici bien longtemps (à part les kiwis, et encore !) : les amis viennent et partent.
  • Que ce soit si loin de l’Europe.

Nos recommandations :

  • Les sites pratiques : Trade Me (pour acheter/vendre n’importe quoi, trouver un appart’ ou un boulot) ; http://www.geonet.org.nz (pour des informations sur les tremblements de terre) ; http://www.nzta.govt.nz (pour des informations sur les routes fermées)
  • Les applications Wikicamps et Campermate pour trouver campings, stations essences, stations de vidange et autres nécessités.
  • Pour l’essence, les stations services « Gull » sont de loin les moins chères de l’ile du Nord. Pour le reste, on peut obtenir des réductions de 6cts/litres en faisant les courses à New World et en faisant le plein dans les stations services associées.
  • Prendre les cartes de fidélité des supermarchés permet de bonnes réductions ! New World en fait notamment une exprès pour les touristes à demander à l’accueil.

 

La Nouvelle-Zélande en Bref

Citation

Les sweedys sur la côte Est

2018-02 - Timaru - Manchots bleu (23)

 

      Notre voyage au pays des kiwis touche bientôt à sa fin, et nous rejoignons doucement Christchurch en remontant la côte Est où nous rendrons notre van et prendrons notre avion.

 

20180211_163751

Petite session block à Chrischurch.

      Après de nombreux jours de montagnes, lacs, plages et autres beaux panoramas… Place à la vie sauvage et aux animaux ! Devant l’insistance d’Aurore, nous allons essayé de voir des pingouins en milieu naturel ❤ Il en existe en effet quelques colonies sur la cote Est. Alors, pour les puristes, ce sont des manchots et non des pingouins au sens propre mais nous utiliserons les deux termes, ayant l’habitude du « penguin » anglais.

 

2018-02 - Moeraki - Manchots Yeux jaunes (1)

Trop kiki 🙂

 

      La premier spot est à Oamaru, l’endroit le plus réputé pour voir les manchots aux yeux jaunes, une des espèces les plus rares au monde. Ils vivent normalement en couple, quittent leur nid le matin pour aller se nourrir en mer et reviennent le soir. C’est donc à l’aube et au crépuscule qu’il est le plus facile de les apercevoir. Rendez-vous à la plateforme de Bushy Beach au coucher du soleil pour aller les observer. Nous sommes arrivés vers 18h30 et restés une heure et demie (qu’il est fatiguant de rester là les yeux plissés à attendre….) pour ne finalement voir qu’un seul pingouin sortir de l’eau de très très loin. Pour les voyageurs qui comptent le faire, des jumelles vous sauveront les yeux ! Nous étions déjà très contents de ne pas repartir complètement bredouille mais ne comptions pas en rester là !

 

2018-02 - Oamaru - Manchots Yeux jaunes Bushy beach

Toi aussi trouve le manchot.

      Nous nous levons tôt le lendemain matin pour aller à Katiki Point Reserve, qui ouvre ses portes de 7h30 à 19h30. Arrivés sur place, nous pensons avoir déjà loupé toutes les sorties de manchots car il y a leurs adorables petites traces de pas vers la mer partout sur les différentes plages de la réserve… Nous ne perdons pas espoir et restons sur place deux bonnes heures, chacun à un spot d’observation différent (oui on était complètement à fond) ! Et ça a bien payé puisque nous avons vu un premier couple partir en mer, le bidon en avant ! Puis deux autres, plus dans la forêt, certainement près de leur nid, qui prenaient le soleil. Alors on n’est toujours pas super près, mais suffisamment pour les voir dans leur environnement naturel et ne pas les effrayer et c’est nettement mieux qu’à Oamaru. On recommande plutôt deux fois qu’une cet endroit !

 

2018-02 - Moeraki - Manchots Yeux jaunes

Bronzage matinal.

      Sur le chemin, nous nous arrêtons pour une visite de la ville, qui, avec de nombreux bâtiments à l’architecture victorienne, diffère bien de ce que à quoi nous ont habitués les villes néo-zélandaises. Ça fait effectivement du bien de ressentir un peu d’histoire dans tous ces murs !

 

2018-02 - Oamaru - La ville (1)

La ville de Oamaru.

      La ville est également bercée dans le Steampunk, un mouvement artistique à mi chemin entre l’histoire et la mécanique. Le Steampunk Museum en est la principale illustration mais même en se promenant autour de Thames Street et du vieux quartier, on observe toute sorte de statues métalliques en découlant, souvent associées au milieu ferroviaire. Une petite déception tout de même car on a l’impression que la ville n’a pas vraiment été construite autour de ce vieux quartier et qu’il est maintenant surtout là pour balader les touristes…

 

2018-02 - Oamaru - La ville (4)

Pourquoi pas finalement …

      Le dernier spot pour voir des manchots est à Timaru un peu plus au Nord. Il s’agit cette fois d’une colonie de Manchots Bleus, les plus petits du monde ! Il est aussi possible d’en observer à Oamaru mais il faut passer par un organisme payant où vous êtes assis dans une espèce d’arène dans une zone fermée, ce qui nous tentait moyen. A l’inverse, à Timaru, il suffit d’aller se promener sur Marine Parade, à coté de Caroline Bay pour voir les p’tits manchots de très près (et gratuitement) !

 

2018-02 - Timaru - Manchots bleu (25)

Ouuuuuuuuuuu !!!!

      Nous sommes encore une fois restés deux bonnes heures et nous en avons vu 8 ! Ils reviennent de leur pêche vers 21h30 et ont leur nid directement dans les rochers de la digue. Des personnes sont là pour vérifier que tout va bien, mais aussi pour donner des ptites infos et vous aider à les voir quand ils sont camouflés dans les rochers. Ils étaient tellement kikiiiiis ! Et tellement petiiiiits ! Nous avions bien du mal à partir ^^. Même Maxime qui n’était pas complètement motivé s’est laissé attendrir par leurs petites bouilles.

 

 

2018-02 - Timaru - Manchots bleu (11)

Il faut quand même s’armer de patience.

      Nous continuons ensuite vers notre dernier stop : Christchurch. La ville a subi de nombreux tremblements de terre entre 2010 et 2011 et en a, en partie, été détruite… Celui du 22 février 2011, de magnitude 6.3 a fait 185 victimes… De tristes événements qui ont marqué profondément les néo-zélandais et dont Christchurch peine à sortir. En effet, la ville est toujours en déconstruction/reconstruction, remplie de chantiers, de cônes oranges, de grues et de bâtiments vides ou en ruine. Notre première impression de la ville n’a été très positive et on a eu du mal à comprendre son fonctionnement. Mais après quelques heures de balade, on se rend compte de l’énergie mise en place pour en faire un endroit dynamique et créatif. Un centre commercial en container avoisine une cathédrale partiellement détruite, un magnifique vieux tramway traverse la ville bondée de street art et de bons coffeeshops et on peut jouer à un jeu vidéo géant projeté sur un building !

 

2018-02 - Christchurch - La ville (21)        2018-02 - Christchurch - La ville (12)

 

     Une balade au jardin botanique de la ville nous a permis de rétablir la vérité sur « la fougère argentée » (Cyathea dealbata ou silver fern). Vous savez, cette fougère, symbole national de Nouvelle-Zélande, qui est utilisée par beaucoup d’équipes sportives, notamment les All Blacks. Cela fait trois semaines que Maxime soulève toutes les feuilles de fougères pendant nos treks : « je te dis que c’est ça la fougère argentée ! » et Aurore, complètement lassée « oui oui, j’en sais rien moi… c’est blanc pas argentée ». Et il se trouve qu’il avait bien raison !!

 

2018-02 - Tasman - Fougère Cyathea dealbata ou Silver fern

Le dos de la silver fern.

     Pour finir en beauté notre roadtrip, nous retrouvons un couple d’amis de Wellington, Véronique et Goeffrey, venus passer le weekend. Cela fait beaucoup de bien de revoir des têtes connues avant le grand départ ! Leurs amis, vivant sur place, nous font découvrir des endroits très sympas au cours d’une soirée, et nous avons fait de belles rencontres éphémères qui font toujours plaisir.

 

received_10156085767364496

La belle brochette de frenchies ^^ 

 

     Il est maintenant temps de dire au revoir à notre Nouvelle-Zélande adorée et de retrouver l’Australie pour quelques jours !

 

2018 - 01 - Cathedral cove - Nous (18)

E Noho Ra Aotearoa !

 

 

Les Sweedys sur la côte Est

Citation

Les sweedys à Queenstown

 

2018-02 - Wanaka - Diamond Lake View point (4)

     Ne dit-on pas « après la pluie vient le beau temps » ? Haha. Et bien le dicton a bien fonctionné et nous avons pu ressortir les poum poum shorts et autres accessoires de soleil après nos 3 jours de temps tout pourri ☺ Et c’est tant mieux car la route que nous prenons est bien plus belle sous un grand ciel bleu.

 

2018-02 - Wanaka - Lake Wanaka (6)

Le Lake Wanaka et ses montagnes enneigées.

     Nous nous dirigeons vers Wanaka et passons entre le lac du même nom et son petit frère le lac Hawea, qui sont séparés par une chaine de montagne. Nous arrivons dans la région des Alpes du Sud, le meilleur spot de ski du pays ! Et même si l’on est en plein été, on ressent l’atmosphère « station de ski » dans la ville de Wanaka et même plus tard à Queenstown.

2018-02 - Wanaka - Lake Hawea (2)

J’aime les panoramas

     La randonnée la plus connue dans le coin est celle de 6h (aller/retour) jusqu’au Roys Peak, et nous l’avons bien vu au parking qui était surpeuplé ! Maxime n’était pas très chaud avec la cheville fragile d’Aurore (ouai ouai..) et nous nous sommes donc rabattus sur le trek du Diamond Lake, qui lui ne prend « que » 3H aller-retour. C’était tout de même bien raide il faut le dire (les mollets d’Aurore s’en souviennent), mais cela vaut l’effort ! Arrivés à la crête de la Rocky Moutain, la vue sur le lac Wanaka et les montagnes est incroyable !

 

2018-02 - Wanaka - Diamond Lake View point (2)

ON L’A FAIT !!!!

     Nous dormons dans un club de cricket transformé en camping pour les voyageurs le soir et avons le droit à une douche chauuuuuude ! Ouiiiiii ! Oui parce que, qu’on ne se mente pas, la douche n’est pas quotidienne en roadtrip.. Déjà, le camping sauvage est complètement interdit en NZ, et on peut avoir à payer jusqu’à 200$ d’amende si un Ranger passe par là. Autant nous l’avons toujours fait dans l’ile du Nord quand nous partions en weekend et dormions de une voiture de ville (le camouflage était assez simple), autant avec Roberston, son énorme « NZ Exciting » sur le coté et ses stickers de rugby, on est assez grillé ^^ Il faut donc aller dans des campings. Il y a les gratuits dans lesquels nous allons la plupart du temps, les « pas cher » (entre 5 et 13$ la nuit/pers) que l’on s’offre de temps en temps (surtout quand il n’y a pas le choix) mais ils n’ont même pas tous la douche chaude et les campings dits « Holiday Parks » avec de beaux emplacements, les petites familles en camping car et toutes les commodités (à partir de 15$/pers), où nous sommes allés 3 fois depuis le début. Il faut donc un peu jongler entre tout ça et lorsque l’on est à J3 sans douche et que ça commence à sentir la chaussette, on sait bien qu’il y a urgence de se payer un camping sympa avec douche pour le soir ! Haha Bref, assez parler hygiène !

 

2018-02 - Queenstown - Nous (3)

Oui oui bah, pas trop haut les bras merci.

     Nous continuons ensuite notre route vers Queenstown, deuxième plus grand ville de l’ile du Sud et surnommée capitale mondiale de l’aventure ! Wouaaw ! En effet, si vous voulez faire du saut à l’élastique, en parachute, du parapente, du rafting et tout autre sport extrême, vous êtes au bon endroit. Mais ce n’était pas du tout notre intention, faute de budget et nous avions comme une petite appréhension pour cette ville ultra touristique.

 

2018-02 - Queenstown - La ville (12)

Les rues piétonnes de Queenstown.

     Mais construite entre le lac Wakatipu et les montagnes, il faut avouer qu’elle n’est pas dénuée de charme, surtout lorsque l’on se ballade sur son « front de lac » ou dans son magnifique jardin botanique. On y joue d’ailleurs un jeu surprenant, le « Disc Golf », qui se joue avec un frisbee, qu’il faut envoyer dans un panier en métal. Comme au golf, il s’agit d’un parcours de 18 trous.

 

2018-02 - Queenstown - La ville (7)

Pause lecture dans le jardin botanique.

     En se baladant dans les rues, on ressent bien l’atmosphère montagnarde mais aussi que c’est une ville qui bouge beaucoup. Ici, les cafés tout kiki en mode Wellington sont remplacés (à notre grand désespoir) par des bars par dizaines, cachés au détour des rues, mais kiki quand même ! On y trouve même ce qu’il manque à Wellington : de nombreuses terrasses pour profiter du soleil.
Nous avons déjeuné avec Warren, un ancien collègue kiwi de Maxime, revenu dans sa ville natale il y a plus de 6 mois et que nous avons été bien contents de recroiser avant de partir ☺

2018-02 - Queenstown - Warren (2)

Les retrouvailles avec Warren

    Il nous a conseillé de faire la marche jusqu’en haut de la Queenstown Hill pour admirer la vue, ce que nous avons fait. Seulement, nous pensions partir pour une randonette rapide, donc sans eau et sans chaussures appropriées, et il s’agissait en fait d’une vraie rando bien bien pentue d’1h30 ! Complètement assoiffés et suants, nous avons néanmoins eu a notre belle vue sur la ville et le lac. Queenstown sera finalement une très agréable surprise, et nous y serions bien restés un peu plus longtemps !

2018-02 - Wanaka - Diamond Lake Nous (8)

Des poutouuuuuuuuuuuux

Les sweedys à Queenstown

Citation

Les sweedys sur la côte ouest

2018-02 - West Coast - Sur la route

 

     Après avoir été retenu une nuit de plus sur Westport, la route que nous voulions prendre a heureusement été réouverte très vite et nous avons pu repartir. Nous avons compris en conduisant pourquoi ils l’avaient fermé : des arbres tombés partout, des troncs amenés par la marée haute, des morceaux de route complètement effondrés par la mer, c’était assez impressionnant. (Petite aparté pour les voyageurs, le site www.journeys.nzta.govt.nz permet de voir le trafic et les routes fermées, donc très pratique ;))

 

2018-02 - West Coast - To Greymouth

Entre mer et montagne.

    Nous sommes néanmoins très contents d’avoir pu prendre cet itinéraire qui longe toute la côte ouest car les paysages sont fabuleux ! Maxime en a pris plein la vue à chaque virage ! (pendant qu’Aurore dormait… car tout le monde sait qu’elle dort beaucoup en voiture… ^^). Elle s’est d’ailleurs tordue un peu la cheville à Abel Tasman, réveillant une vieille entorse qui avait mal guéri, du coup nous calmons un peu la marche pour les prochains jours pour lui laisser un peu de repos !

 

2018-02 - West Coast - Reflection Lake Lanthe (5)

 

 

 

   Comme il n’y a globalement pas beaucoup de route en NZ, tous les backpackers font quasiment le même itinéraire, dans un sens où  dans l’autre, surtout dans l’ile du Sud. Nous avons donc fait les mêmes arrêts que la plupart des gens sur la route. Le premier est à Punakaiki, où l’on peut voir des formations rocheuses particulières : les Pancakes Rocks. En effet, ces roches calcaires très érodées sont formées de différentes couches bien visibles ce qui leur donnent un aspect de crêpes superposées. La ballade permet de faire une petite pause sur la route et de belles photos !

 

2018-02 - West Coast - Punakaiki Rocks (7)

Les pancakes rocks de Punakaiki.

      Le lendemain, nous descendons toujours la route 6, mais quittons le temps des belles plages et baies pour celui des lacs et des glaciers ! Changement d’ambiance mais aussi de météo, qui ne sera pas vraiment clémente avec nous…

     Le lac Lanthe et son petit ponton est un arrêt bien sympathique et paisible avec une belle réflexion du paysage environnant dans son eau. Mais celui qui est normalement connu pour la réflexion, c’est le lac Matheson. Depuis une de ses extrémités, on peut voir le Mont Cook et le Mont Tasman ainsi que leur reflet, ce qui est une des photos les plus connues de Nouvelle-Zélande. Pas de chance, le vent et la pluie nous ont empêché de profiter de la belle vue ! Mais la promenade d’1H autour du lac est quand même agréable.

 

2018-02 - West Coast - Matheson Lake (5)

Le meilleur reflet qu’on ait pu faire …

     Les glaciers Franz Joseph (12km de long) et Fox (13km de long) sont une autre attraction de la région. Le premier s’observe après une marche de 30 min dans la forêt et on peut voir le deuxième depuis un viewpoint sur la route. Il est également possible de faire une randonnée d’1h30 pour s’approcher plus de Fox Glacier mais la pluie incessante nous a refroidi… C’est pas que l’on n’aime pas mettre nos beaux ponchos de Hobbit mais bon…

 

2018-02 - West Coast - Franz josef glacier (1)

Franz Josef Glacier.

     Du coup nous n’avons une qu’une vue nuageuse de leurs extrémités et ce n’était vraiment pas extraordinaire. De plus, en toute modestie bien sûr, après avoir vu le Perito Moreno en Patagonie, les autres glaciers deviennent un peu moins impressionnant. Vous l’aurez compris, nous n’avons pas été trop conquis, mais le temps n’a pas non plus aidé ! On pense donc que cela vaut le détour plutôt si on n’a jamais vu de glacier, ou si on peut se permettre d’aller randonner dessus, ce qui, pour le coup, a l’air assez incroyable !

 

2018-02 - West Coast - Fox glacier (2)

Fox Glacier.

 

     Avec toute cette pluie, nous passons beaucoup de temps dans notre petit van. Heureusement qu’on a pris le pli quant à l’organisation à l’intérieur ! Faire à manger, la vaisselle, ouvrir/fermer le lit, mais aussi chercher des points de vidange ou d’eau potable pour recharger nos bidons, plus rien n’a de secret pour nous ! Encore une fois merci à l’application CamperMate qui rend la vie dans le van beaucoup plus simple 🙂

 

2018-02 - West Coast - Sur la route (2)

A base de Yams et de tisane ^^

     Toujours sous la pluie, nous continuons notre descente. Nous préférons rouler le plus possible et avancer plutôt que de rester là on le temps nous empêche de profiter comme il se doit. La route est néanmoins toujours ponctuée de petits stops pour se dégourdir les jambes et il a de quoi faire : cascade, viewpoint, ballades en forêt…

 

2018-02 - West Coast - Blue Pools (9)

Ricochets sur les Blue pools.

     Les blue pools, avant Makarora, valent la pause. On y traverse un beau pont, au dessus de piscines turquoises découlant de la rivière : un très bel endroit. Le challenge est de prendre son maillot et de sauter du pont dans l’eau froide, mais nous n’avons pas eu ce courage Haha. Maxime s’est contenté d’un petit moment ricochet dans la rivière, complètement émerveillé par tous ces beaux galets !

2018-02 - West Coast - Nous (2)

Des Poutoux !!

 

 

 

Les sweedys sur la côte ouest