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Les sweedys à Flores 2

– de Ruteng à Labuan Bajo

 

2018-02 - Labuan bajo - Panoramique (6)

 

     Nous voilà repartis en direction de Ruteng, accompagnés de notre bande (Richard, Edith et Eric). Les trajets en bus sont toujours très éprouvants, non seulement à cause de la conduite un peu trop sportive des chauffeurs, mais surtout des odeurs d’essence et de pots d’échappement qui nous entourent continuellement. Aurore prépare son petit sac plastique au cas où (grosse pensée pour nos sniffeurs préférés, Valentine et Michael, qui étaient toujours préparés et équipés pour ce genre d’incident en Bolivie), et on se demande toujours quand est-ce qu’elle va vraiment l’utiliser !

 

2018-02 - Ruteng - Tour de moto (4)

Les rizières de Ruteng.

     La grosse particularité de Ruteng lorsque l’on est touriste, ce sont les jeunes étudiants qui viennent nous aborder pour discuter. En effet, la ville comprend une énorme école pour former les guides touristiques, et c’est un bon moyen pour eux de s’exercer en cherchant des touristes qui ont besoin d’un guide pour le lendemain. Ils viennent tous vous voir en vous demandant votre nom et s’ils peuvent marcher un peu avec vous, et finissent par vous proposer leur service de guide. Ce n’est pas toujours évident de décliner leur offre, mais souvent agréable de discuter avec eux. Nous finissons notre repas avec 6 jeunes autour de nous, qui nous demandent avec insistance de passer à leur école le lendemain pour parler aux étudiants. Euuh… ok !!

 

2018-02 - Ruteng - l'école (3)

Richard donnant la réplique à Armin

     Le lendemain après –midi, il nous faut donc retrouver la classe 13 dans laquelle se trouve Armin, l’initiateur du projet. Seul hic : le lycée est ENORME ! Des centaines d’étudiants viennent nous serrer la main et se présenter. Par miracle nous trouvons Armin (enfin c’est plutôt lui qui nous retrouve d’ailleurs), qui nous emmène dans deux différentes classes pour que l’on se présente en anglais et que l’on réponde à leurs questions. Il faut faire trois années d’étude pour devenir guide, et nous sommes allés chez les 1ères puis les 3èmes années. Ils étaient timides mais tellement touchants, nous remerciant à chaque fois pour le temps qu’on leur accordait. Mais nous n’avons malheureusement pas pu discuter sérieusement avec eux de leur futur métier de guide. Nous espérions pouvoir leur expliquer les différentes façons de voyager des touristes, les différentes budgets etc. mais ils nous ont seulement ressortis les questions qu’on leur apprend comme « Pourquoi êtes-vous venus à Flores », « Quand est-ce que vous rentrez dans votre pays ? » ou encore « Qu’est-ce que vous pensez des gens de Flores ? ». Quoiqu’il en soit, ce fut un très bel échange et un beau moment de complicité ❤

 

2018-02 - Ruteng - l'école (10)

La bande à Armin

     Dans la matinée, nous essayons de partir le plus tôt possible pour profiter avant qu’il ne pleuve. Ici finit la culture Ngada, et on laisse place aux communautés Manggarai. Un des traits de cette culture est la disposition des rizières de manière circulaire ou en toile d’araignée, structure que l’on peut observer depuis le village de Cancar.

 

2018-02 - Ruteng - Rice field (1)

Les rizières de Cancar.

  Les villages traditionnels ont également une disposition différente, en cercle (contrairement aux villages Ngadas en deux rangées parallèles) avec des maisons construites autour d’un pilier central. Nous essayons d’aller en observer un, mais nous ne choisissons pas le plus accessible et finissons par nous perdre au fin fond de la campagne, toujours accompagnés par les sourires des habitants sur notre route. A peine arrivés, il est déjà trop tard, la pluie arrive (il n’est pourtant que 11h). A peine le temps de descendre de nos motos pour enfiler nos ponchos que l’averse nous tombe dessus :s Nous ne nous éternisons donc pas beaucoup et rebroussons chemin.

 

2018-02 - Ruteng - Tour de moto (11)

Pas moyen de monter sur les scooters …

     Nous profitons d’une petite éclaircie en fin d’après-midi pour aller boire un café dans un petit coffee shop tout mignon, où ils torréfient eux-mêmes leur café vert et le servent dans des frenchpress. Nous en profitons pour discuter avec le propriétaire et goûter trois différents cafés, plutôt bons, venant de Ruteng ou de Bajawa principalement. C’est assez drôle car, même ici en Indonésie, nous retrouvons les critères du coffeeshop comme on l’entend en Australie ou NZ : c’est l’endroit où les gens se retrouvent pour papoter ou travailler, il y a le wifi, des p’tites choses à manger, une décoration pensée… Et nous pouvons parler torréfaction ou traitement des grains, devant les yeux ronds d’Edith qui ne pensait pas que l’on était geek à ce point ! ^^

 

2018-02 - Ruteng - Café (1)

Robusta, ou Yellow Caturra fraichement moulu.

 

     Deux jours plus tard, nous arrivons finalement à la dernière étape de notre itinéraire de Flores : Labuan Bajo. Ici, changement d’atmosphère, c’est une ville très touristique (enfin, tout est relatif !) où les clubs de plongées, restaurants branchés et agence de tours s’enchainent sans fin sur la rue principale. En effet, la ville est le principal point d’accès au parc national de Komodo, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, et comprenant des nombreuses îles volcaniques, notamment Komodo et Rinca, où vivent encore les fameux dragons de Komodo. Nous retrouvons également une Indonésie plus musulmane, le reste de Flores étant principalement chrétien. Quoi de mieux que d’être réveillés par l’appel à la prière à 4h30 du matin !

 

2018-02 - Labuan bajo - Panoramique (3)

Les collines du parc de Rinca.

     S’il y a changement d’ambiance, il y a aussi changement de climat ! Finit la montagne et la pluie (ouiiiiiiii) et bonjour la chaleur et l’humidité ! Nous suons 24/24H et devons prendre 3 douches froides par jours pour survivre haha.

 

2018-02 - Labuan bajo - Panoramique

Les petites plages cachées… Chut !

    Tentés par tous les clubs de plongée, nous en faisons le tour dès notre arrivée, et décidons finalement de passer notre Advanced Open Water (2ème niveau de certification) dès le lendemain. L’école propose en plus une excursion sur l’ile de Rinca pour aller voir les varans, ce qui nous arrange bien. Nous faisons donc 5 plongées, avec les « spécialités » plongée profonde, plongée avec courant, plongée avec ordinateur, reconnaissance de poisson et flottabilité parfaite. Les fonds marins sont MAGNIFIQUES : jardins de coraux multicolores, énormes tortues en plein repas ou encore requins point blanches/noires qui tournent en rond… Mais surtout, des raies Manta par dizaine !! Tellement impressionnant ! Nous ne gardons cependant pas un incroyable souvenir du cours d’Advanced (mise à part pour ce qu’on a vu) car tout allait beaucoup trop vite dans l’organisation de l’école. Les micro-cours avant les plongées, les briefings sur les spots, la préparation du matériel ou même la mise à l’eau… Après 2 ans et demi sans plongée ce n’était pas le rythme qu’il nous fallait :s A tel point que Maxime a failli plonger sans sa ceinture de poids ou sans que son gilet ne soit relié à la bombonne d’O²… et Aurore nous a fait des petits coups de panique sous l’eau. Une expérience donc mitigée, mais nous avons notre certificat !

 

2018-02 - Labuan bajo - Sur le bateau (5)   2018-02 - Labuan bajo - Sur le bateau (6)

    Au cours de ces deux jours, nous sommes allés faire une escale sur l’île de Rinca (à prononcer RinCHa), apparemment plus sauvage que Komodo (et aussi moins loin du port donc plus pratique et moins cher) pour tenter de voir des varans. Arrivés sur place, un ranger nous emmène jusqu’au bureau afin de payer les 70 000Rp/pers d’entrée. Il s’en suit une petite ballade (sensé duré 1h mais le tour était bouclé en 30 min…) toujours accompagné d’un ranger et de son bâton, au cas où les dragons deviendraient agressifs. Il s’agit quand même de la plus grande espèce vivante de lézards, pouvant mesurer jusqu’à 3 mètres.

 

2018-02 - Labuan bajo - Rinca (2)

Premier varan, un beau bébé de 2,5 m.

Il en reste apparemment 1000 sur Rinca et 1300 sur Komodo. Carnivores, ils peuvent notamment tuer leurs proies grâce à leurs bactéries salivaires, qui infectent les plaies des morsures. Comme lu sur de nombreux blogs, nous n’avons pas les dragons qu’à côté des cuisines du village donc assez décevant… Le ranger nous explique qu’ils ne les nourrissent pas et qu’ils sont là à cause de l’odeur de nourriture mais nous n’y croyons qu’à moitié (voire pas du tout). Nos amis voyageurs ont, eux, fait un tour de bateau jusqu’à Komodo, et n’ont pu voir que 2-3 varans, histoire de faire la photo. Rinca vaut donc peut être plus le coup finalement !

 

2018-02 - Labuan bajo - Rinca (9)

On ne fait pas les fiers quand ça bouge.

    Tous les soirs, nous nous retrouvons pour manger au marché aux poissons. Des dizaines et des dizaines de stands s’enchainent sur le bord de mer, avec la pêche du jour fièrement étalée. Vous choisissez alors votre poisson, vos langoustines ou autres calamars et on vous le cuit directement au barbecue sous vos yeux, pour un excellent résultat dans l’assiette !

 

2018-02 - Labuan bajo - Marché (3)

Des Bons Poutoux au barbecue !

Les sweedys à Flores 2 – de Ruteng à Labuan Bajo

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